Guimet 2025 119
Variation des dépenses
par enveloppe
En dépenses et au global , le compte f inancier 2025 ( CF 2025 ) af f iche des niveaux
d ’ engagement et de paiement très élevés pour l ’ établissement , conformément au
budget voté en début d ’ exercice . En comparaison avec le compte f inancier 2024 ,
on observe + 1 , 85 M € d ’ engagements ( + 11 , 4 % en valeur relative ) , très inégalement
répartis entre les trois enveloppes : seulement 183 k € pour l ’ enveloppe de personnel ,
contre + 885 k € pour l ’ enveloppe de fonctionnement et + 781 k € pour l ’ enveloppe
d ’ investissement . En paiement , la hausse est de + 794 k € ( + 4 , 8 % ) , avec des
évolutions contrastées entre fonctionnement ( hausse ) et investissement ( baisse ) .
D ’ une manière générale , ces niveaux d ’ exécution traduisent le changement
d ’ échelle majeure qu ’ a connu l ’ établissement depuis l ’ exercice 2024 . À noter
toutefois que les évolutions entre 2024 et 2025 sont bien moindres qu ’ entre les
deux exercices précédents ( 2024 vs . 2023 ) , ce qui traduit aussi une forme de
stabilisation du modèle de fonctionnement du musée .
Enveloppe de personnel
Malgré ces évolutions globales significatives l enveloppe de personnel reste
globalement stable d un exercice sur l autre avec une progression limitée de 183 k
La consommation du plafond d emploi reste globalement stable entre 2024 et 2025
respectivement 49 02 ETPT et 48 72 ETPT soit même une légère baisse de
0 30 ETPT et n explique donc pas cette évolution qui tient plutôt aux facteurs
habituels de la masse salariale ef fet de glissement vieillesse technicité positif lié
au recrutement de certains profils d agents ou à des mesures d action sociale
comme le déploiement de la prestation sociale complémentaire MGEN
Il est à noter surtout que l exécution 2 84 M s avère moins importante que la
prévision qui était au BI 2025 de 2 99 M signe que les grands paramètres du
pilotage de la masse salariale ont été respectés en 2025 comme au cours des
années antérieures
CF 2024 CF 2025 Ecart CF 2025 - CF 2024
Dépenses Autorisations
d ’ engagement
Crédits
de paiement
Autorisations
d ’ engagement
Crédits
de paiement
Autorisations
d ’ engagement
Crédits
de paiement
Personnel 2 656 858 € 2 656 858 € 2 840 376 € 2 840 376 € 183 518 € 183 518 €
Fonctionnement 9 430 454 € 8 338 068 € 10 315 383 € 9 777 076 € 884 929 € 1 439 008 €
Investissement 4 195 640 € 5 456 652 € 4 976 814 € 4 628 268 € 781 174 € 828 384 €
Total général 16 282 952 € 16 451 578 € 18 132 573 € 17 245 720 € 1 849 621 € 794 141 €
Enveloppe de fonctionnement
L ’ enveloppe de fonctionnement s ’ établit , f in 2025 , à 10 , 31 M € en AE et 9 , 78 M € en
CP , soit - 686 k € en AE qu ’ au BI 2025 , et - 32 k € en CP .
En pratique , l ’ essentiel de l ’ écart en AE entre la budgétisation initiale et le réalisé
2025 s ’ explique , sur l ’ enveloppe de fonctionnement , par plusieurs
effets notamment sur une ligne de la destination « Fonctions supports » ( cf .
infra , « Dépenses par destinations » ) . Ainsi , plusieurs opérations projetées n ’ ont pas
été engagées ( projets non encore arrivés à maturité ) ou ont été engagées pour un
montant moindre ( tel le marché d ’ infogérance budgété en pluriannuel
et engagé pour une annuité ) . La consommation de CP f inale démontre la capacité
de l ’ établissement à gérer le traitement des factures et à assurer un délai global de
paiement à hauteur des attentes .
Enveloppe d ’ investissement
L ’ enveloppe d ’ investissement s ’ établit , pour l ’ année 2025 , à 4 , 98 M € en AE et
4 , 63 M € en CP . Si des mesures – à la baisse – avaient été passées en BR , pour mieux
anticiper l ’ atterrissage de f in d ’ année , il est à noter que les niveaux d ’ engagement
comme de paiement de cette enveloppe restent , en 2025 , globalement satisfaisants ,
tant en volume qu ’ en taux de réalisation ( plus des tiers des AE et CP initialement
votés ont été consommés : respectivement 67 , 2 % et 66 , 2 % ) . Ces données
conf irment par la même occasion la nécessité , partagée par le ministère de tutelle
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,
de renforcer les moyens de l ’ établissement dans ce domaine .
Cela est particulièrement vrai dans le domaine bâtimentaire , où les besoins sont très
nombreux . Notons que , sur ce point , l ’ établissement poursuit la mise en œuvre de
son plan pluriannuel d ’ investissements ( PPI ) , avec une priorité donnée en 2025 aux
chantiers rendus nécessaires par l ’ obsolescence des équipements , tel que le
remplacement des chaudières du bâtiment d ’ Iéna ou la modernisation des locaux
techniques des trois sites . Tous les investissements réalisés tiennent par ailleurs
compte des grandes lignes de « Guimet 3 . 0 » , en veillant naturellement à
ne pas réaliser d ’ investissement qui serait susceptible d ’ être remis en cause par la
réalisation du projet stratégique à moyen / long terme . Cela est vrai notamment à
l ’ hôtel d ’ Heidelbach , où les travaux ef fectués visent pour l ’ essentiel à moderniser des
espaces qui demeureront dans leurs fonctions avec le projet de « Villa Guimet »
( salons Monsieur et Pelliot , etc . ) ; les autres investissements réalisés sur le site visant ,
par ailleurs , une logique de rentabilisation ( notamment en termes de privatisation ) .
Variation des recettes par nature
Les recettes de l ’ exercice 2025 affichent un résultat contrasté : avec 14 , 58 M €
constatés au compte f inancier , elles atteignent un niveau historiquement élevé pour
le musée qui n affichait encore que 11 04 M de recettes en 2023 Même en
rappelant que l année 2023 ne traduisait pas encore la hausse de la subvention
d investissement inscrite au BI 2024 seulement et en se limitant donc aux seules
recettes propres l écart reste important 2 32 M et 60 0 entre 2023 et 2025
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soit en deux années à peine Et même en comparaison de l année 2024 où les
recettes propres avaient connu un bond spectaculaire pour porter l ensemble des
recettes à 15 68 M l année 2025 n apparaît pas en reste avec seulement 1 10 M
en moins elle fait presque aussi bien que l exercice antérieur d autant que sur cette
somme quelque 700 k au moins relèvent de simples décalages de versements
Pour autant le résultat obtenu reste inférieur aux prévisions qui étaient très
ambitieuses 17 08 M Cet écart s explique par deux raisons au moins des
décalages de versement ou des échéanciers de paiement de mécénat beaucoup
plus longs que ceux qu avait connus le musée en 2024 des résultats moins
importants que prévus dans certaines catégories de recettes privatisations
notamment
Le musée son personnel ses bâtiments ses moyens