les institutions muséales occidentales dès le XIX
e
siècle, tandis qu’ils ont été
appréciés en Chine dès l’Antiquité. Ce succès a entraîné une prolifération massive
de contrefaçons, souvent d’une qualité technique remarquable.
L'objectif de l’étude vise à retracer l’histoire, les techniques et l’impact de la
contrefaçon des bronzes asiatiques chinois. Les analyses porteront sur la
composition des matériaux et des techniques employées : emploi de matériaux
anciens pour simuler la patine, traitements chimiques pour imiter le vieillissement,
imitation des marques d’atelier et des inscriptions, reproduction f idèle des styles
et décors. Ces investigations devraient permettre d’identifier les œuvres
authentiques, mais aussi de documenter les faux, qui s’inscrivent eux-mêmes
dans une histoire de l’art, au même titre que les copies dans l’art pictural européen.
Dans cette logique, certains musées exposent désormais ces contrefaçons,
assumées comme telles, afin d’en évoquer l’histoire. Une coopération avec le
Centre de recherche sur les civilisations de l’Asie orientale (CRCAO) et le Centre
de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) est, dans ce cadre,
envisagée.
Tripode Chine Dynastie des Zhou Occidentaux X
ème
s av JC bronze MA 13006
© musée GuimetRMNGP Paris Mathieu Rabeau