Manuscrit musical touvain

Trésors de la bibliothèque
19ème siècle
9 x 55,5 cm
manuscrit à l’encre et couleurs sur papier
Image d'un manuscrit musical touvain
Légende

 

Photo (C) MNAAG, Paris, Dist. RMN-Grand Palais / image musée Guimet

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Sous la dynastie des Qing (1644-1912) le bouddhisme de tradition tibétaine a essaimé depuis la Mongolie en Sibérie orientale, principalement Bouriatie, Kalmoukie et Touva, d’où provient ce manuscrit, plus précisément de Ter Hool, à l’ouest de la capitale Kyzyl.

Il contient la partition musicale pour un rituel d’offrande consacré à Chos-rgyal, divinité protectrice de la Loi bouddhique (en sanscrit Dharmapala).

La notation se lit de gauche à droite et représente une partie vocale, sous forme d’une ligne sinueuse noire parfois doublée d’une ligne rouge, qui accompagne le texte et les changements mélodiques, mais n’indique ni la valeur ni la longueur des notes. La partie instrumentale est marquée par l’introduction de graphes ou notations textuelles pour chaque instrument. Traditionnellement, les instruments utilisés sont des vents : conques, trompettes, cors, flutes et des percussions : cymbales, cloches et tambours.

Ce type d’ouvrage sert d’aide-mémoire dans l’exécution et la récitation du rituel que les moines les connaissent par cœur, sous la direction d’un maître du rituel. Constitué de 13 folios de 9 cm de large pour 55,5 cm de long, le manuscrit débute par un feston à guirlandes perlées polychromes. Sauf pour les premières pages, les graphes dans le texte sont simplement tracés à l'encre noire sans adjonction de couleur.

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