Hundred layers of ink

Chine
1989
0,7 x 0,7 m
Encre de Chine, peinture sur papier
Hundred layers of ink
_en_alert_title Œuvre non exposée actuellement

Persuadé que nous pouvons "voir le monde dans une seule goutte d’encre", Yang Jiechang est fidèle à l’esprit traditionnel des lettrés chinois selon lequel la qualité la plus haute chez un artiste est de ne pas montrer son habileté ni sa personnalité, une qualité d’effacement qui lui a demandé des années d’apprentissage.

Yang Jiechang est né en 1956 à Foshan (Canton) au sud de la Chine où il réside jusqu’en 1978. Dès son jeune âge, il suit un enseignement traditionnel de la calligraphie et de la peinture traditionnelle chinoise. Après avoir participé à la Révolution culturelle en tant que garde rouge dans les années 1970, l’artiste choisit de s’en éloigner en étudiant la calligraphie et l’histoire de l’art chinois à l’académie des beaux-arts de Canton – entre 1978 et 1982. Il y fait l’apprentissage de la peinture à l’encre et acquiert une maitrise considérable de la calligraphie ainsi qu’une connaissance de la pensée chinoise traditionnelle. Son initiation au Taoïsme et au Bouddhisme Zen se révèle fondatrice pour le développement de son langage formel réduit à l’essentiel.

En lettré, Yang Jiechang inscrit la calligraphie et la peinture chinoise traditionnelle dans la contemporanéité par une œuvre méditative et engagé. Son œuvre s’illustre dans une multitude de médias que ce soit par la calligraphie, la peinture, la céramique, les arts graphiques ou des médiums plus contemporains telles les installations et la vidéo.

Véritables racines de la terre, la série des 100 couches d’encre des années 1990 explore leur relation au matériel et à l’immatériel. Un carré d’encre noir brillant se détache sur un fond de jais mat. Le tout est obtenu par la superposition des couches d’encre plus ou moins diluée. Le papier gondolé, rétracté, gorgé d’encre, devient matière tactile, sensible, vibrant de lumière. Empruntant aux craquèlements de la terre, la fluidité des cours d’eau ou encore son miroitement, les lacis argentés ou boisés ondulent à la surface de l’œuvre leur conférant une qualité de tanka bouddhiste.

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