Musée d'Ennery

Musée
d'Ennery

Un cabinet de curiosités hors du temps, extraordinaire témoignage du Japonisme de la Belle Époque.

Ouvert le samedi sur réservation

Situé au 59 de l'avenue Foch, l'Hôtel d'Ennery est le témoignage unique d’une époque révolue. Demeuré inchangé par la volonté de ses propriétaires, il est légué à l’État et inauguré en 1908, devenant dès lors le dernier haut lieu du Japonisme en France.

La postérité a longtemps considéré, à tort, que la collection d’arts asiatiques du musée d’Ennery était l’œuvre du journaliste et dramaturge Adolphe Philippe d’Ennery. C’est en réalité à sa compagne, Clémence Desgranges, que revient le mérite d’avoir réuni ces 7000 objets d’art asiatique, dont la provenance est d’abord chinoise puis largement japonaise. D’abord actrice, Clémence manifeste très tôt un vif intérêt pour les arts de la Chine et du Japon et devient l’une des rares femmes dans le milieu très masculin de la collection.

Netsuké exposés au musée d'Ennery

© Vincent Leroux

Dans une mise en scène foisonnante, et conformément aux souhaits de Clémence d’Ennery, on y trouve un entrelac exceptionnel d’objets petits et grands : okimono (petites sculptures japonaises, en bois, ivoire ou os), laques, céramiques de Kyôto ou masques de . On y croise également des effigies de divinités diverses, des bouddhas, et un très riche ensemble de netsuke, figurines sculptées servant à maintenir des petits objets suspendus aux ceintures des kimonos. Des objets de lettrés, de nombreuses céramiques de chimères, des porcelaines et des statuettes complètent ce lieu en dehors du temps, digne d’un décor de cinéma.

Un musée, trois lieux