Musée national des arts asiatiques Guimet
Angkor,Naissance d'un mythe. Louis Delaporte et le Cambodge. Du 16 octobre 2013 au 13 janvier 2014 au musée Guimet
Présentation de l'exposition

Le Propos

C’est autour de la figure emblématique de Louis Delaporte (1842-1925), que le musée national des arts asiatiques-Guimet se propose d’aborder les premiers temps de la « redécouverte » des monuments d’Angkor et, plus généralement, du patrimoine du Cambodge.

Réunissant environ 250 œuvres – dessins aquarellés, plans, photographies anciennes, moulages, sculptures originales, dont certains prêts exceptionnels et inédits en provenance des musées nationaux d’Angkor et de Phnom Penh –, Angkor. Naissance d’un mythe – Louis Delaporte et le Cambodge plongera le visiteur dans une évocation du Cambodge de la fin du XIXe siècle et du regard que lui porte alors l’Europe et particulièrement la France, notamment dans le cadre spectaculaire des Expositions universelles et coloniales.

Les circonstances de la Mission d’exploration du Mékong de 1866-1868, conduite par Ernest Doudart de Lagrée et Francis Garnier, puis les missions dirigées par Louis Delaporte, suivies de son travail de conservateur – en France – au musée khmer de Compiègne (1874-1878), à l’Exposition universelle de 1878 et au musée indochinois du Trocadéro (1884-1924), apparaissent comme autant d’étapes durant lesquelles le savant conservera le même esprit curieux, ouvert et admiratif, en un temps où la condescendance envers les peuples colonisés restait le plus souvent de règle.

Organisée dans les salles d’exposition temporaire du musée et dans les galeries khmères du rez-de-chaussée, cette manifestation présentera, pour la première fois depuis 1927, d’impressionnants exemples de sculptures et de bas-reliefs moulés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, jadis exposés dans les galeries du musée indochinois du Trocadéro, tous ayant récemment bénéficié d’une complète restauration. De même, une sélection de vues idéales des monuments du Cambodge, ainsi qu’un vaste ensemble de documents réalisés par Louis Delaporte et son entourage, complèteront la présentation.

A ces œuvres conservées au musée national des arts asiatiques-Guimet s’ajouteront des prêts du musée Rodin, du musée des années Trente, du musée national d’Art moderne ainsi que de diverses collections privées. Pour la première fois, une analyse critique, rigoureuse et documentée, permettra de distinguer, dans cet ensemble, les éléments fidèles à l’original de ceux relevant du fantasme.

Enfin, et afin d’inscrire l’Œuvre de Louis Delaporte dans le contexte plus large des études khmères actuelles (recherches archéologiques contemporaines, fonds documentaires récemment redécouverts,...), des prêts importants d’institutions patrimoniales du royaume du Cambodge (musée national de Cambodge, Phnom Penh, musée national d’Angkor, Siem Reap) évoqueront des sites majeurs de l’art khmer.

Buddha protégé par le naga(détail)
Découvert en 1873-1874 par Louis Delaporte
Temple de Preah Khan de Kompong Svay
Fin XIIe-début XIIIe siècle
H. 111 - L. 66 - P. 39 cm - Grès
© Musée Guimet

Buddha protégé par le naga (détail)

Parcours de l'exposition

Déployée dans les salles d’exposition temporaire du musée et se clôturant dans la grande salle khmère du rez-de-chaussée où seront présentés les grands formats, Angkor. Naissance d’un mythe –Louis Delaporte et le Cambodge réunit quelque 250 pièces : sculptures khmères en pierre des Xe-XIIIe siècles, moulages en plâtre, photographies, peintures et documents graphiques (aquarelle et encre sur papier, imprimés,...) du XIXe siècle et du début du XXe mettant en avant les premiers contacts de la France avec l’art du Cambodge ancien autour de la figure emblématique de Louis Delaporte (1842-1925).

D’une manière générale, la scénographie de l’exposition est en harmonie avec le propos centré sur la fin du XIXe siècle, le contexte des explorations et leur portée dans le cadre des Expositions universelles et coloniales. Des agrandissements de dessins, de gravures anciennes et de photographies permettent de plonger le visiteur dans cette ambiance évocatrice.

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Portrait de Louis Delaporte

Portrait de Louis Delaporte © Tous droits réservés

0. La galerie d'entrée

Rez-de-jardin

La galerie d’entrée est consacrée à l’explorateur et réunit des documents d’archives (dessins, photographies, ouvrages) autour du costume officiel du découvreur.

Rama tuant Marica

Moulage d’un bas-relief du pavillon nord-ouest d’Angkor Vat (première moitié XIIe siècle) : Rama tuant Marica
(détail)
Fin XIXe siècle
H. 97 cm - L. 142 - P. 12 cm
Plâtre patiné, montage filasse sur armature de bois
MO 3C.180
© Tous droits réservés

1. La première partie

Rez-de-jardin

La première salle est dédiée à la Mission d’exploration du Mékong de 1866-1868. Autour de la publication prestigieuse réalisée à l’issue de la mission, et présentée en vitrine pupitre, des dessins originaux, des photographies anciennes et des estampages permettent d’évoquer ces premiers contacts des chercheurs français avec les monuments d’Angkor.

Puis sont plus particulièrement évoquées les missions d’étude dirigées par Louis Delaporte en 1873 et en 1881-1882. Certaines œuvres khmères originales, rapportées à la faveur de ces missions, seront présentées avec des exemples de moulages réalisés à cette occasion, en regard des dessins et relevés émanant du même contexte.

Brahma

Brahma
Provenant des environs de Vat Baset
Don Fustier au musée indochinois du Trocadéro, 1888
Second quart du 10e siècle
H. 147 – L. 97 – P. 83 cm
Grès
© Musée Guimet

2. La deuxième partie

Rez-de-jardin

La deuxième partie de l’exposition sera consacrée au musée indochinois du Trocadéro, créé dans la suite de l’Exposition universelle de 1878. Grâce à un diaporama de photographies anciennes des salles de ce musée projetées en grand format sur le mur, le visiteur plonge dans le contexte de cette institution disparue en 1936 et découvre l’influence de ce musée dans la création des pavillons du Cambodge lors des Expositions universelles et coloniales de 1889 à 1931, ainsi que son impact sur les artistes du début du XXe siècle. Des agrandissements de photographies des expositions de 1889, 1900, 1906, 1922 et 1931 font face à des documents d’archive (cartes postales, photographies anciennes, œuvres originales). A la fin de cette partie, le visiteur pourra découvrir les œuvres de Paul Jouve (1878-1973) qui participent de ce contexte.

Buddha protégé par le naga / Découvert en 1873-1874 par Louis Delaporte / Temple de Preah Khan de Kompong Svay / Fin XIIe-début XIIIe siècle / H. 111 - L. 66 - P. 39 cm - Grès

Buddha protégé par le naga (détail)
Découvert en 1873-1874 par Louis Delaporte
Temple de Preah Khan de Kompong Svay
Fin XIIe-début XIIIe siècle
H. 111 - L. 66 - P. 39 cm - Grès
© Musée Guimet

3. La troisième partie

Rez-de-jardin

La fin de la deuxième partie est conçue comme un choc : dans l’axe de la porte, et près de celle-ci, le visiteur est confronté à un moulage très fragmentaire évoquant le « destin brisé » de ces collections longtemps négligées. Cette œuvre mutilée sert de transition à la troisième partie de l’exposition consacrée à la fortune critique de l’Œuvre de Louis Delaporte évoqué par cinq sites majeurs du Cambodge ancien : Koh Ker, Beng Mealea, Preah Khan de Kompong Svay, le Bayon et Angkor Thom. Dans chaque espace, un ensemble de chefs-d’œuvre originaux (sculptures khmères anciennes) est associé à des dessins, des photographies et des documents d’archive présentés en vitrine pupitre ou sur cimaises.

Restitution d’une tour à visages du temple du Bayon au musée indochinois du Trocadéro

Restitution d’une tour à visages du temple du Bayon au musée indochinois du Trocadéro.
Tirage à l’albumine sur papier,
c.1910.
Archives photographiques du musée national des arts asiatiques-Guimet.
© Tous droits réservés

4. La grande salle khmère

Rez-de-chaussée

L’exposition se complète par la visite, au rez-de-chaussée, de la grande salle khmère où sont exceptionnellement présentés trois grands ensembles de moulages – deux majestueuses restitutions (angle d’un bâtiment du temple d’Angkor Vat et porte des « Entrées occidentales » du même monument), et un fronton polylobé (temple de Ta Prohm). Après restauration, ces ensembles de grande taille et de grand poids seront remontés sur les cimaises construites dans le cadre de la scénographie. Au centre de la salle prend place la partie supérieure d’une restitution de l’une des tours à visages du temple du Bayon qui constituera le point d’orgue spectaculaire de la présentation.

Les danseuses Nou Nâm et Ith dans des rôles masculins
Tirage numérique moderne d’après un négatif sur plaque de verre
George Groslier, 1927
Musée national du Cambodge, Phnom Penh
Ref plaque de verre : 17.12
© Musée national du Cambodge, Phnom Penh

5. La rotonde

1er étage

Enfin, dans la rotonde de la bibliothèque, des photographies anciennes des danseuses du ballet royal du Cambodge, prises par George Groslier (1887-1945) dans les années 1920 au musée national de Phnom Penh complètent l’exposition.

Louis Delaporte - portrait

Portrait de Louis Delaporte
© Tous droits réservés

Biographie de Louis Delaporte

De l’explorateur au conservateur de musée : Louis Delaporte (1842-1925)

biographie

1842, 12 janvierLouis-Marie Joseph Delaporte est né à Loches, en Touraine. Issu d’un milieu conservateur, il reçut une éducation classique. Son intérêt précoce pour les voyages s’exprime lorsqu’il choisit de faire ses études à l’École navale de Brest, le Borda. Peu à l’aise dans la vie de poste, comme il l’écrit à son père, il semble éprouver quelques difficultés dans ses rapports avec les autres. Des voyages qu’il accomplira, Louis Delaporte attend surtout surprises et émotions qui rempliront ma vie et me donneront des souvenirs pour plus tard.

1865Le destin des hommes tient souvent à peu de choses ; ce sont les hasards de sa vie de marin qui conduisirent Louis Delaporte en Extrême-Orient. Ce premier séjour, au cours duquel il visite le Siam et une partie du Cambodge, ne semble guère l’avoir marqué.

1866En revanche, la découverte du site d’Angkor va constituer un véritable tournant dans sa vie. Le choc émotionnel ressenti par le jeune enseigne de vaisseau devant les ruines imposantes envahies par la végétation sera déterminant :

La vue des ces ruines étranges me frappa, moi aussi, d’un vif étonnement : je n’admirais pas moins la conception hardie et grandiose de ces monuments que l’harmonie parfaite de toutes leurs parties ... L’art khmer ... s’écarte, il est vrai, de ces grandes œuvres classiques du bassin de la Méditerranée qui pendant longtemps ont seules captivé notre admiration : ce ne sont plus ces colonnades majestueuses ; ce sont au contraire des formes laborieuses, complexes, tourmentées : superpositions, retraits multiples, labyrinthes, galeries basses à jour, tours dentelées, pyramides à étages et à flèches innombrables ; une profusion extrême d’ornements et de sculptures qui enrichissent les ensemble sans en altérer la majesté ; c’est en un mot, une autre forme du beau.

1863- autant pour inscrire la France dans une politique étrangère de prestige comparable à celle de la Grande-Bretagne qu’avec le désir d’obtenir un accès facile, ou supposé tel, aux richesses naturelles de la Chine du Sud -, l’idée d’une exploration du cours du Mékong dont le but premier serait de vérifier la navigabilité du grand fleuve avait pris corps à l’instigation d’un jeune officier de marine, Francis Garnier (1839-1873).

1864, 3 juinle couronnement du roi Norodom (1859-1904) à Udong apportait une heureuse conclusion aux difficultés qui avaient entouré la signature du traité établissant le protectorat de la France sur le Cambodge (août 1863). Plus d’une fois le projet avait failli tourner court mais, pour la France du moins, tout se terminait au mieux : le Cambodge, après une partie de la Cochinchine, entrait dans le domaine colonial naissant du second Empire en Asie.

1866Toutefois, c’est le capitaine de frégate Ernest Doudart de Lagrée (1823-1868) qui est nommé commandant de l’expédition ; Francis Garnier l’accompagnera en tant que second. M. Thorel, chirurgien de marine et botaniste, M. Joubert, médecin et géologue, M. de Carné, attaché au ministère des Affaires étrangères, et Louis Delaporte, choisi pour ses talents de dessinateur, complètent la liste des membres de la mission.

1868, 12 marsLes péripéties de cette expédition aventureuse, auxquelles la mort prématurée de Doudart de Lagrée, au Yunnan, mettra fin sans que l’objectif fixé ait été atteint, sont bien connues.

Entre 1869 et 1873Le retentissement de cette mission auprès du grand public fut assuré par la publication du récit de voyage de Francis Garnier dans la revue Le Tour du Monde. Outre la rédaction de quelques chapitres, la part prise par Louis Delaporte à cette publication est essentielle. Si le photographe Émile Gsell accompagne la mission jusqu’à Angkor et en rapporte une intéressante série de clichés, toute la documentation graphique du reste du voyage revient au talent de Delaporte. Ses dessins et croquis émaillent et ponctuent le récit comme autant d’instantanés.

A son retour d’Extrême-Orient, en reconnaissance des services rendus, Louis Delaporte est élevé au grade de lieutenant de vaisseau et fait chevalier de la Légion d’honneur. Puis, avec la guerre de 1870, il est appelé à la surveillance des côtes françaises dans le Nord.

1872, 21 septembreSes états de service et sa carrière déjà longue, bien qu’il n’ait pas encore trente ans, lui valent de recevoir, la croix d’officier de la Légion d’honneur.

1873Avec l’appui de la Société de Géographie, il obtient une mission des ministères de la Marine, des Affaires Etrangères et de l’Instruction publique pour retourner au Cambodge. Son but était, d’une part, de vérifier la navigabilité du Song-cai (le Fleuve rouge), de son delta jusqu’au Yunnan, d’autre part, permettre la collecte pour les Musées Nationaux de « statues, bas-reliefs, piliers et autres monuments d’architecture ou de sculpture présentant un intérêt d’archéologie et d’art ».

1873, 23 juillet Escortés d’une chaloupe à vapeur et cinquante hommes d’équipage, Delaporte et les membres de l’expédition quittent Saigon pour Angkor à bord de la canonnière La Javeline.

1878L’Exposition universelle de 1878 allait marquer un tournant dans le devenir de l’art khmer en France. Avec l’ouverture de l’Exposition universelle, tout un chacun peut s’émerveiller devant la reconstitution d’une partie de la « Chaussée des Géant » du Preah Khan d’Angkor, véritable point d’orgue de la section des missions scientifiques. Entre l’art égyptien et les arts de la Chine et du Japon, l’art khmer acquiert le label d’art majeur.

1880Le récit de cette mission, publié par Delaporte, abonde en renseignements divers sur les péripéties du voyage, les coutumes et les mœurs des populations rencontrées, la flore, la faune ou les paysages et, bien sûr, les monuments. Outre la collecte d’originaux, Louis Delaporte fait réaliser de nombreux moulages et des estampages.

Après avoir visité certains monuments en remontant le Bassac vers Phnom-Penh, la mission s’arrête quelques jours dans la capitale, où elle est reçue au Palais royal par le roi Norodom, puis entame sa lente et difficile progression vers les temples situés au nord du grand lac. La première halte importante des explorateurs s’effectue au Preah Khan de Kompong Svay où les attend une riche moisson archéologique ; de là, une partie des explorateurs se rend à Koh Ker où sont découvertes deux très belles sculptures : une Devi en attitude de danse et une statue de personnage masculin agenouillé, remontant toutes deux au 2e quart du Xesiècle. Le voyage reprend ensuite vers le temple de Beng Mealea. Delaporte regrette qu’en ce monument la statuaire soit relativement rare alors qu’elle abondait à Preah Khan. Il est sensible, en revanche, à la qualité du décor architectural : les sculptures d’ornementation accusent un goût sobre et pur. C’est toutefois avec d’extrêmes difficultés qu’il parvient à faire retirer des éboulis souvent informes du temple un certain nombre d’éléments représentatifs. En route pour le site même d’Angkor, Delaporte et ses compagnons font encore halte au Phnom Bok. Ce monument sivaïte du début du Xe siècle leur livre trois des chefs-d’œuvre absolus de la statuaire khmère : les têtes des images de Siva, Visnu et Brahma autrefois vénérées dans les trois tours-sanctuaires du temple et qu’il découvre, mutilées, ensevelies sous des gravats.

A Angkor, la mission s’attache, non sans difficulté, à recueillir dans les rares grands temples alors accessibles la documentation la plus complète possible (moulages, estampages, plans, dessins de motifs décoratifs et quelques originaux). Les autorités locales, s’abritant il est vrai derrière les consignes très strictes du roi de Siam Chulalongkorn/Rama V (1868-1910), n’apportent pas aux explorateurs toute l’aide souhaitée.

A son retour de mission Louis Delaporte constate que l’art khmer n’est pas accueilli avec l’enthousiasme escompté. En effet, le Secrétaire général des Musées Nationaux refuse de recevoir au Louvre les 102 caisses d’antiquités khmères récemment débarquées à Toulon et que les curieux virent pendant plus d’un mois rangées sur le trottoir attenant au musée des antiquités égyptiennes.

Après le Louvre, le Palais de l’Industrie refuse lui aussi les « caisses Delaporte », et, faute de mieux, le marquis de Chennevières, directeur des Beaux Arts, décide de les envoyer au château de Compiègne. Louis Delaporte est tout naturellement chargé de l’organisation du musée khmer de Compiègne. Bien qu’un peu à l’étroit, les œuvres sont donc enfin visibles.

Louis Delaporte prend sa retraite de la marine

1881Louis Delaporte obtient une nouvelle mission au Cambodge « afin d’y achever l’étude artistique et archéologique des anciens monuments khmers et d’y recueillir des œuvres de sculpture et d’architecture ». Cette mission s’avère aussi difficile mais également aussi riche que celle de 1873. Pour Louis Delaporte, cependant, elle faillit tourner au drame : abattu par la fièvre, il est rapatrié d’urgence à Saigon.

15 février 1882 : A son retour en France, Louis Delaporte sait qu’il ne retournera plus au Cambodge ; en revanche, il le fera vivre en France, au palais du Trocadéro, pour la plus grande satisfaction du public.

1882-1884A l’issue de l’Exposition universelle, les pièces rapportées de Compiègne demeurent certes à Paris, mais dans les sous-sols du palais du Trocadéro. Elles y resteront jusque dans les années 1882-1884.

1887Afin de développer son musée, Delaporte suscite diverses missions en Indochine qui lui fourniront le matériel nécessaire à la réalisation de ses « évocations architecturales » des monuments de l’ancien Cambodge. Il est nommé conservateur des collections khmères du Palais du Trocadéro et conduit dès lors une politique d’enrichissement systématique avec les faibles moyens dont il dispose. S’il ne peut guère se permettre d’acquérir de nouvelles œuvres, Delaporte sait inciter ses amis à des dons généreux. On doit à son action l’entrée dans les collections nationales de pièces majeures comme le Brahma du style de Koh Ker (2e quart du Xe siècle), provenant des environs de Vat Baset, ou le célèbre Siva des Tours d’argent, chef-d’œuvre d’art cham du XIe siècle.

1915Les derniers dix ans de sa vie, Louis Delaporte les consacre à la publication de ce qu’il considère comme son grand-œuvre : Les Monuments du Cambodge. Etudes d’architecture khmère publiées d’après les documents recueillis au cours des deux missions qu’il a dirigé au Cambodge en 1873 et en 1882-83 (sic) et de la mission complémentaire de M. Faraut en 1874-75 (Paris, 1914-24).

L’ouvrage, aujourd’hui quelque peu daté, s’inscrit dans son époque, non pas celle de la «redécouverte» d’Angkor par l’Occident, au temps des récits de Bouillevaux, Mouhot ou Garnier, mais bien celle des premières études scientifiques, de la diffusion des connaissances et surtout de la présentation raisonnée de l’art khmer à un large public.

1925, 3 maiLouis Delaporte s’éteignait.

Stockage, restauration et transport des œuvres

La  campagne de sauvetage des moulages

Errance d’une collection atypique

Le musée national des arts asiatiques-Guimet conserve dans ses collections un ensemble de moulages réalisés au Cambodge à l’initiative de Louis Delaporte pendant le dernier quart du XIXe siècle. Ce sont ces moulages, témoignages impressionnants de l’état des monuments il y a plus de 130 ans, qui sont mis à l’honneur dans l’exposition Angkor. Naissance d’un mythe – Louis Delaporte et le Cambodge à l’occasion de laquelle le musée a dégagé un important budget de restauration qui permettra d’en présenter des fragments spectaculaires aux visiteurs.

De leur réalisation, dans la jungle khmère, aux cimaises du musée national des arts asiatiques-Guimet aura eu lieu tout un périple, parfois même aux frontières de l’oubli, qui aura permis à ces pièces étonnantes de nous parvenir là où de nombreuses glyptothèques européennes ont été détruites, faisant de cette collection un ensemble unique au monde.

L’ensemble des moulages du musée indochinois du Trocadéro - dont l’inventaire établi par Philippe Stern dans les années 1930 porte à 624 le nombre de pièces - était autrefois réuni dans l’aile Passy de l’ancien palais de Gabriel Davioud aux côtés des collections originales d’art khmer collectées au Cambodge par Louis Delaporte en 1873 et en 1881-1882.

Installé à la faveur de l’Exposition universelle de 1878, ce musée a été ouvert au public jusqu’en 1927, date à laquelle l’ensemble des collections est affecté au musée national des arts asiatiques-Guimet. Ainsi, les œuvres originales rejoignent les galeries de la place d’Iéna, tandis que les moulages demeurent au palais du Trocadéro jusqu’à la préparation de l’Exposition universelle de 1937.

La fermeture du musée indochinois ayant été décidée, les moulages sont démantelés et stockés dans divers lieux (banlieue parisienne (1937-1945), sous-sol du Palais de Tokyo (1945-1973),...) avant de rejoindre, en 1973, les réserves de l’abbaye de Saint-Riquier (Somme).

Transportés avec le soin nécessaire, ces moulages sont placés en ce lieu sous le contrôle d’Albert Le Bonheur (1938-1996), alors conservateur de la section des Arts de l’Asie du Sud-Est.

Le 3 septembre 1975, une convention entre le département de la Somme et l’État est signée, attribuant différents espaces aux musées nationaux (musée national des arts asiatiques-Guimet et musée des Arts et Traditions populaires). On espère alors exposer, dans le logis abbatial, une partie des collections du musée indochinois – projet rapidement abandonné.

Entre 1975 et 1990, des déplacements des collections effectués sans soin ont causé la dégradation de bien des moulages désormais stockés dans de mauvaises conditions dans les caves de l’abbaye.

A partir du milieu des années 1980, diverses missions de personnels du musée national des arts asiatiques-Guimet et de la Direction des musées de France (service de l’Inspection) rappellent toutefois régulièrement l’intérêt de ces collections qui font partie intégrante du patrimoine national. Jusqu’en 2002, ces rapports restent lettre morte.

Le transport de 2002

La première opération d’envergure suscitée par le musée national des arts asiatiques-Guimet et financée par la Direction des Musées de France s’est tenue du 17 juin au 5 juillet 2002. Les moulages conservés dans des conditions inacceptables à l’intérieur d’un « appentis » jouxtant la bibliothèque, à côté du logis abbatial de Saint-Riquier, sont déménagés par mesure de précaution.

Cette opération mobilise les équipes de la régie des œuvres et de la conservation Asie du Sud-Est au musée national des arts asiatiques-Guimet, le responsable de la filière sculpture au Centre de recherche et de restauration des Musées de France (C2RMF), des restaurateurs spécialistes de ces questions et une équipe de transporteurs d’œuvres d’art.

La mission du C2rMF de 2011

A la suite de la visite du directeur général des Patrimoines, M. Philippe Bélaval et de la directrice des Musées de France, Mme Marie-Christine Labourdette à Saint-Riquier (février 2011), une mission d’étude des collections a été demandée par la Direction des Musées de France (DMF) au C2RMF. Cette mission donne lieu à un rapport préconisant les modalités d’un stockage dans de meilleures conditions.

Le transport de 2012

Au début de l’automne 2012, neuf semaines de chantier et de déménagement permettent de sauver l’intégralité de la collection des moulages du musée indochinois du Trocadéro encore entreposés dans les caves de l’abbaye de Saint-Riquier.

Réalisée par une société de transport sous le contrôle de la conservation Asie du Sud-Est du musée national des arts asiatiques-Guimet, cette opération a été rendue possible dans de bonnes conditions par l’assistance technique de restaurateurs présents en permanence sur le site.

Leur rôle :
1) Constater l’état des collections avant déplacement vers une tente de dépoussiérage
2) Consolider sur place les pièces avant transport si nécessaire (consolidation au papier Japon, renforts d’armatures de bois maintenues par de la filasse et du plâtre)
3)Dépoussiérer les pièces dans la tente et les désinfecter à l’aide d’un produit biocide.

Nettoyées et désinfectées, les collections ont été stockées dans un espace de séchage où elles ont été photographiées et indéxées selon l’inventaire original.

Une fois identifiées, les collections ont été conditionnées et transportées dans les nouveaux espaces de stockage spécifiquement sélectionnés à cette intention par le musée national des arts asiatiques-Guimet en banlieue parisienne.

Près de 1200 œuvres et fragments d’œuvres ont ainsi été traités.

© Musée Guimet / Muriel Mussard - 2013

stockagestockagestockage

Chronologie des moulages

1873 et 1881-1882 : Missions de Louis Delaporte au Cambodge. Envoi de pièces originales et de moulages.

1878 : Exposition universelle. Présentation de l’art khmer au Palais du Trocadéro. Création du musée indochinois du Trocadéro dans lequel seront conservés les moulages.

1881, 1888, 1890 et 1896 : Envoi, par Louis Delaporte, de maîtres-mouleurs et de sculpteurs au Cambodge chargés de compléter les collections du musée indochinois du Trocadéro.

1889 : Exposition universelle de Paris. Première « Pagode d’Angkor » érigée à partir de certains moulages et pièces du musée de Louis Delaporte, sur l’esplanade des Invalides.

1900 : Exposition universelle de Paris. Utilisation des sculptures originales sous forme de moulages pour la composition du Pavillon du Cambodge dans les Jardins du Trocadéro.

1906 : Exposition coloniale de Marseille. Utilisation des moulages du musée indochinois du Trocadéro pour la composition du Pavillon du Cambodge.

1922 : Exposition coloniale de Marseille. Première reconstitution de la partie centrale d’Angkor Vat. Les décors sont pris sur les moulages du musée indochinois du Trocadéro.

1927 : Fermeture du musée indochinois du Trocadéro. Les originaux sont transférés au musée national des arts asiatiques-Guimet qui a désormais la responsabilité des collections de moulages.

1931 : Exposition coloniale internationale de Paris. La partie centrale d’Angkor Vat est reconstruite et agrandie. Une dernière fois, on se sert des moulages du musée indochinois du Trocadéro pour son décor, sous forme de surmoulages.

1936 : Démantèlement du musée indochinois du Trocadéro dont les moulages sont emballés et, pour les grands formats, sciés en morceaux.

1937-1945 : Les moulages sont entreposés en banlieue parisienne.

1945-1973 : Les moulages sont entreposés dans les sous-sols du Palais de Tokyo.

1973-2013 : Les moulages sont entreposés dans les caves de l’abbaye de Saint-Riquier (Somme).

17 juin- 5 juillet 2002 : Première opération de déménagement des moulages par le musée national des arts asiatiques-Guimet. Transfert de 220 grands formats vers un lieu de stockage transitoire.

2011 : Mission d’étude des collections demandée par la Direction des Musées de France au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France. Rapport préconisant les modalités d’un stockage dans de meilleures conditions.

2012 : L’abbaye de Saint-Riquier devient un Centre culturel de rencontres (label du

Ministère de la Culture).

20 Août -19 octobre 2012 : 9 semaines de déménagement et de chantier de restauration de 1200 moulages de Saint-Riquier transférés dans de nouvelles réserves en banlieue parisienne.

Août/septembre 2013 : Transfert des moulages vers le musée national des arts asiatiques-Guimet.

16 octobre 2013 : Ouverture de l’exposition « Angkor. Naissance d’un mythe – Louis Delaporte et le Cambodge » au musée national des arts asiatiques-Guimet.

© Musée Guimet / Muriel Mussard - 2013

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Installation des œuvres au musée Guimet

Le musée national des arts asiatiques-Guimet remonte aux origines du mythe d’Angkor, tel que l’Europe, et tout particulièrement la France, l’a construit à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Cette exposition montre comment le patrimoine khmer a été redécouvert et comment les monuments d’Angkor ont été présentés au public à l’époque des spectaculaires Expositions universelles et coloniales.

Issues d’un corpus d’une grande richesse, quelque 250 pièces seront présentées au sein de l’exposition : sculptures khmères en pierre des Xe-XIIIe siècles, moulages en plâtre, photographies, peintures et documents graphiques du XIXe et du début du XXe siècle (aquarelles et encre sur papier, imprimés, etc.), rendant compte des premiers contacts de la France avec l’art du Cambodge ancien, autour de la personnalité emblématique de Louis Delaporte (1842-1925), grand explorateur français dont le but était de « faire entrer l’art khmer aux musées ».

Installé dans les salles d’exposition temporaire du musée national des arts asiatiques Guimet ainsi que dans les salles khmères de la collection permanente, ce parcours permet d’admirer, pour la première fois depuis 1927, d’impressionnants moulages réalisés entre les années 1870 et la fin des années 1920.

Ces pièces, exposées à l’origine dans les galeries du musée indochinois du Trocadéro de 1878 à 1925, et dont certaines font aujourd’hui figure d’originaux, ont rejoint les collections du musée national des arts asiatiques-Guimet et bénéficié d’une restauration complète. Cette exposition permet à ces pièces historiques de retrouver une nouvelle notoriété et révèle un pan important d’un ensemble patrimonial trop longtemps méconnu ou négligé.

Cette exposition est aussi l’occasion de reconstituer dans la salle khmère d’importantes structures, telle la tour à visages du temple du Bayon.

Plusieurs prêts majeurs émanant de musées nationaux et internationaux viennent compléter la présentation des œuvres du musée national des arts asiatiques-Guimet.
En France il convient de citer le musée Rodin, le Centre Georges Pompidou, le musée des années Trente de Boulogne-Billancourt. Au Cambodge, des sculptures originales majeures du patrimoine culturel khmer sont généreusement prêtées par les principales institutions du Royaume : le musée national de Phnom Penh et le musée national d’Angkor.

© Musée Guimet / Muriel Mussard - 2013

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Informations pratiques

Affiche exposition Angkor, Naissance d'un mythe - Louis Delaporte et le Cambodge

Sous le Haut Patronage de:


Monsieur François Hollande,
Président de la République française

 

Sa Majesté
Preah Bat Samdech Preah Boromneath
Norodom Sihamoni
Roi du Cambodge

Présidente de l’établissement public du musée national des arts asiatiques-Guimet :
Sophie Makariou

Commissariat général de l’exposition :
Olivier de Bernon, directeur de recherches à l’EFEO

Commissariat :
Pierre Baptiste, conservateur en chef du patrimoine en charge des collections d’Asie du Sud-Est

Thierry Zéphir, ingénieur d’études

Avec le généreux soutien de nos mécènes : la Fondation Total, la Société des Amis du Musée Guimet, NOMURA, l’agence Terre Entière, SONY, MyMajorCompany, Thalys et VINCI Airports.

En partenariat avec Beaux-Arts magazine, Le Monde, illiade Productions/ ARTE France, Metronews, A Nous Paris, Télérama, Le Monde des Religions.

Musée national des arts asiatiques-Guimet
6, place d’Iéna, 75116 Paris
Tél. : 01 56 52 53 00
Galeries du Panthéon bouddhique : 19, avenue d’Iéna, 75116 Paris
www.guimet.fr

A l'auditorium

Pendant l’exposition « Angkor. Naissance d’un mythe – Louis Delaporte et le Cambodge », l’auditorium du musée proposera une sélection de films de fiction et de documentaires sur l’archéologie, la danse classique khmère, un hommage au cinéaste Rithy Panh, un portrait de Norodom Sihanouk, roi cinéaste, ainsi que quelques-uns de ses films (restaurés par les Archives Françaises du Film du CNC), une perle rare : un film de Marcel Camus tourné au Cambodge, ainsi que plusieurs documentaires incisifs qui nous donnerons à voir le Cambodge aujourd’hui...

Toutes les projections sont à 12h15.

L'Archéologie

L'archéologie

L’ombre d’Angkor
4 novembre
Documentaire de Pierre-Oscar Lévy et Barbara Spitzer, 1997, 52’

Le secret des temples d’Angkor
20 novembre
Documentaire de Didier Fassio, 1996, 52’

Angkor, l’aventure du Baphuon
4 décembre
Documentaire de Didier Fassio, 2009, 52’

Les gens d’Angkor
6 décembre
Documentaire de Rithy Panh, 2003, 1h30’

L’Esprit du roi lépreux
18 décembre
Documentaire de Didier Fassio, 2001, 52’

La restauration du grand Naga :
A la recherche de l’équilibre perdu
8 janvier
Documentaire de Sandrine et Benoit Coignard, 2000, 28’

Les enfants du serpent à sept têtes
8 janvier
Documentaire de Didier Fassio, 1999, 52’

Au-delà d’Angkor
15 janvier
Documentaire de Pierre Stine, 2000, 52’

NORODOM SIHANOUK, UN ROI CINEASTE

Le roi Norodom Sihanouk était un véritable passionné de cinéma. Il a tourné plus de soixante films (longs et courts métrages, documentaires et fictions). Aujourd’hui, ces documents nous apparaissent comme des témoignages précieux car ils évoquent l’âge d’or du Cambodge des années 1960, presque complètement détruit par les sombres décennies qui ont suivi.

« Je n’ai jamais considéré mes films comme un simple divertissement ou une activité essentiellement artistique. Je voulais, et c’est toujours mon désir, montrer mon pays, son passé et son histoire contemporaine, sa culture, son peuple et exprimer mes sentiments à propos de certaines facettes de la vie de notre nation. [...] Le héros de mes films n’est jamais un acteur, c’est toujours le Cambodge. » Norodom Sihanouk

Avec l’aimable autorisation du CNC

Norodom Sihanouk

Les neuf vies de Norodom Sihanouk
11 décembre
Documentaire de Gilles Cayatte, 2008, 52’

Ombre sur Angkor
16 décembre
Fiction de Samdech Norodom Sihanouk, 1967, 1h45’, vostf

Prachea komar (Le petit prince du peuple)
20 décembre
Fiction de Samdech Norodom Sihanouk, 1968, 1h02’, vostf

La joie de vivre
13 janvier
Fiction de Samdech Norodom Sihanouk, 1969, 1h05’, vostf

Crépuscule
17 janvier
Fiction de Samdech Norodom Sihanouk, 1969, 1h09’, vostf

Deux conférences

Du rêve à la science : le Cambodge de Louis Delaporte et « Angkor aux musées » : les moulages du musée indochinois du Trocadéro seront proposées par Pierre Baptiste et Thierry Zéphir, les 7 novembre et 12 décembre 2013 ;

Un colloque Visions d’Angkor : des premières études à la recherche contemporaine se tiendra le 22 novembre 2013.

RITHY PANH, LE CAMBODGIEN QUI FILME LES ÂMES

Réalisateur emblématique du cinéma cambodgien contemporain, la riche production de Rithy Panh nous permet de proposer, au-delà de ses œuvres internationalement salués, quelques films méconnus et précieux.

Rithy Panh

Oncle Rithy
6 novembre
Documentaire de Jean-Marie Barbe, 2008, 1h36’

Bophana, une tragédie cambodgienne
8 novembre
Documentaire de Rithy Panh, 1996, 59’

Un soir après la guerre
18 novembre
Fiction de Rithy Panh, 1997, 1h55’

Que la barque se brise, que la jonque s’entrouvre...
25 novembre
Fiction de Rithy Panh, 2001, 1h30’

Les artistes du théâtre brûlé
27 novembre
Documentaire de Rithy Panh, 2005, 1h20’

Les gens d’Angkor
6 décembre
Documentaire de Rithy Panh, 2003, 1h30’

Un barrage contre le Pacifique
9 décembre
Fiction de Rithy Panh, 2009, 1h55’

La danse classique Khmere

La danse classique Khmere

Reamker, danse avec les dieux
13 novembre
Documentaire de Stéphane Lebon, 1993, 58’

Danseuses célestes du pays khmer
6 janvier
Documentaire de Jean-Louis Berdot et Jacques Brunet, 1994, 47’

UNE PERLE RARE DE 1962

L’oiseau de paradis
22 janvier
Fiction de Marcel Camus, 1962, 1h35’

LE CAMBODGE AUJOURD’HUI

Le sommeil d’or
20 janvier
Documentaire de Davy Chou, 2012, 1h40’

Le Khmer rouge et le non-violent
27 janvier
Documentaire de Bernard Mangiante, 2012, 1h30’

L’important c’est de rester vivant
29 janvier
Documentaire de Roshane Saidnattar, 2009, 1h37’

Même un oiseau a besoin d’un nid
31 janvier
Documentaire de Vincent Trintignant-Corneau et Christine Chanssou, 2012, 1h10’

Auditorium du musée national des arts asiatiques-Guimet :

Tél. : 01 40 73 88 18
Courriel : auditorium@guimet.fr

Activités culturelles

Activités culturelles

C’est autour de la personnalité de l’explorateur et dessinateur Louis Delaporte (1842-1925), que cette exposition aborde la redécouverte des monuments d’Angkor et, plus largement celle du patrimoine khmer.

Des sculptures originales, des dessins aquarellés, des plans, des photographies anciennes, des moulages (ayant récemment bénéficié d’une complète restauration), permettront de découvrir le Cambodge de cette époque mais aussi la façon dont l’Europe l’imagina par le relais des Expositions universelles et coloniales.

Le parcours de cette manifestation dans les salles d’exposition temporaire du rez-de-jardin et dans les galeries khmères du rez-de-chaussée, posera ainsi les jalons d’une analyse critique sur l’aventure archéologique au Cambodge et les fantasmes qu’elle suscita.

LES VISITES COMMENTEES DE L’EXPOSITION TEMPORAIRE

Les visites commentées des expositions temporaires permettent de mettre en évidence le propos et les enjeux d’une exposition, de replacer dans leur contexte les œuvres qui y sont présentées.

Lundi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 14h00 à partir du 23 octobre 2013. Plein tarif visite d’1h30 : 6,30 € ; tarif réduit visite d’1h30 : 4,80 € (hors droit d’entrée) Sans réservation au préalable dans la limite des places disponibles

Lieu de rendez-vous : musée national des arts asiatiques-Guimet au niveau du rez-de-jardin devant l’auditorium

Carnet plein tarif pour quatre visites : 20 € ; tarif réduit : 15 € (hors droit d’entrée) Carnet plein tarif pour sept visites : 33 € ; tarif réduit : 25 € (hors droit d’entrée).

ACTIVITES FAMILLE AUTOUR DE L’EXPOSITION

Une cité imaginaire à recréer avec Françoise Pelenc
Une promenade parmi les vestiges de la cité d’Angkor invite à rêver une ville féérique et un univers fantastique. Chacun pourra lors de cet atelier créatif imaginer sa cité rêvée à l’aide de différents matériaux.
Un atelier en lien avec l’exposition Angkor. Naissance d’un mythe - Louis Delaporte et le Cambodge.

Les samedis 30 novembre et 7 décembre à 15h00
Durée : 2h
Tarif jeune public: 6.30€ ; tarif adulte : 12 €
Inscription obligatoire validée à la réception de son règlement à resa@guimet.fr ou au 01 56 52 53 45
Règlement par chèque libellé à l’ordre de l’agent comptable du musée national des arts asiatiques -Guimet ou par C.B.
Lieu de rendez-vous : musée national des arts asiatiques-Guimet au rez-de-jardin devant l’auditorium.

VISITE DESCRIPTIVE

« Exposition Angkor. Naissance d’un mythe - Louis Delaporte et le Cambodge. » A l’occasion de l’exposition qui se déroule du 16 octobre 2013 au 13 janvier 2014, le musée national des arts asiatiques-Guimet vous propose de venir découvrir les monuments d’Angkor et le patrimoine exceptionnel de ce pays. Cette visite descriptive sera suivie d’un parcours tactile dans la section Asie du Sud-Est des collections permanentes.

Mercredi 13 novembre à 10h30 et le mercredi 4 décembre à 16h00
Durée : 1h30
Tarif du parcours: 4,80 € (gratuit pour l’accompagnateur)
Réservation obligatoire au 01-56-52-53-45 ou à resa@guimet.fr
Entrée du musée gratuite pour les personnes handicapées et leurs accompagnateurs.

A l’exception des activités se déroulant aux Galeries du Panthéon bouddhique, toutes nos activités sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Catalogue de l'exposition

COEDITION : Editions Gallimard et musée national des arts asiatiques-Guimet
NOMBRE DE PAGES : 304 et 3 dépliants
FORMAT: 230 x 287 mm
ILLUSTRATIONS COULEUR : 380
RELIURE : Cousu, plein papier, tranche-fil
PRIX DE VENTE PUBLIC : 49€
Catalogue réalisé sous la direction scientifique de Pierre Baptiste et Thierry Zéphir, commissaires de l’exposition.

AUTEURS :

Pierre Baptiste,
Conservateur en chef, en charge des collections Asie du Sud-Est, musée national des arts asiatiques-Guimet

Dr Joachim K. Bautze
Privat-docent, Dr. phil. en Histoire de l’Art (Inde et Asie du Sud-Est)

Eric Bourdonneau,
Directeur de la Mission archéologique à Koh Ker, Maître de conférences à l’École française d’Extrême-Orient.

Olivier Cunin,
Docteur en architecture. Architecte DPLG, Chercheur associé au MAP-Crai (UMR 3495 CNRS/MCC) ENSA Nancy et au CASE (UMR 8170 CNRS/EHESS)

Emmeline Decker,
Restauratrice diplômée, représentant local du German-Apsara-Conservation-Project (GACP) à Siem Reap, Cambodge

Dr Michael S. Falser,
Chercheur postdoctoral, Chaire du Global Art History, Cluster d’Excellence « Asie et Europe dans un contexte global », Université d’Heidelberg, Allemagne

Jacques Gaucher,
Chef de la Mission archéologique française à Angkor Thom, Maître de conférences à l’École française d’Extrême-Orient

Jérôme Ghesquière,
Responsable des archives photographiques, musée national des arts asiatiques-Guimet

Jean-François Klein,
Maître de conférences d’histoire contemporaine, spécialiste de la colonisation en Asie du Sud-Est, université de Nantes. Chercheur au CRHIA (Nantes) et au Centre Roland-Mousnier (Paris-Sorbonne)

Dr Hans Leisen,
Géologue et professeur d‘université en conservation, directeur de projet du German-Apsara-Conservation-Project (GACP)

Julie Philippe,
Conservateur des bibliothèques, doctorante à l’École nationale des chartes

Dr Esther von Plehwe-Leisen,
Géologue et scientifique en conservation, vice-directeur de projet du German-Apsara-Conservation-Project (GACP)

Anne-Karen de Tournemire,
Conteuse et écrivain, spécialiste de la correspondance privée de Louis Delaporte

Thierry Zéphir,
Ingénieur d’études, musée national des arts asiatiques-Guimet

Catalogue de l'exposition

Service culturel et pédagogique :
Tél. : 01 56 52 53 45 ; fax 01 56 53 54 36
Courriel : resa@guimet.fr

Fondation Total Ce site a été réalisé grâce au soutien de la Fondation Total

Gestion de projet :
Muriel Mussard, responsable internet et multimédia, musée Guimet

Réalisation :
Ancre Noire

Vidéos :
Une production LWA - Turover Film
www.studiolwa.com

Musique :
Christophe Aubin