Chef-d’œuvre de la statuaire Paekche au temps des Trois Royaumes, (1er-7ème siècle) ce bodhisattva en bronze doré de la fin du 6ème siècle montre que tout en s’ouvrant aux influences venues du continent, la Corée développe un style personnel.
En 1914, Victor Segalen découvre en Chine un groupe sculpté, qu’il date d’avant l’ère chrétienne, représentant un « barbare » terrassé par un puissant cheval, figure de Huo Qubing, jeune général de cavalerie.
Vajrasattva-Akshobhya, l’ « Immuable », et sa parèdre
Les différents courants du bouddhisme tantrique placent au sommet de leur panthéon une catégorie d’entités spirituelles représentant l’essence suprême de l’enseignement bouddhique. Vajrasattva "l’Être adamantin", c’est-à-dire "Celui dont l’essence est le diamant", est l’une d’entre elles.
Tout à la fois dieu tutélaire (ishtadevata) et protecteur des enseignements (dharmapala) dans le bouddhisme tibétain, Hayagriva est une forme courroucée d’Avalokiteshvara, le bodhisattva compassionnel par excellence.
Ce jeune homme tenant des fleurs dans un pan de son vêtement, la tête légèrement inclinée et le buste de trois quarts, est une des œuvres emblématiques de l’art bouddhique du site de Hadda en Afghanistan.
Faisant le geste de l’absence de crainte (abhaya mudra), cette main d’un Bouddha monumental, modelée en terre crue, était entièrement dorée, selon la tradition bouddhique qui veut que le Bouddha brille d’une belle lumière d’or.
Il est des œuvres d’art qui, à un moment de leur existence, cessent d’être perçues comme telles pour devenir des icônes. A l’instar de la Joconde, qui n’est plus un portrait de la Renaissance italienne – ou qui est bien plus que ça -, la Vague d’Hokusai échappe à la seule histoire de l’estampe japonaise.