Nuit Blanche
BAM : Carte blanche à Seulgi Lee
Samedi 6 juin 2026 à partir de 19h
Auditorium Jean-François Jarrige
Gratuit.
En écho à son installation DAL DARI, La Lune et les Jambes présentée en façade et dans la rotonde du musée, Seulgi Lee transforme cette nuit exceptionnelle en une invitation à pénétrer au cœur de son univers.
Pour cette soirée K-arrément Corée, l’artiste a imaginé le projet BAM, une programmation vivante mêlant concerts et performances, en résonance avec sa pratique artistique et ses imaginaires.
BAM, qui signifie « nuit » en coréen, vous propose de parcourir, le temps d’une soirée, un espace en mouvement où arts visuels, installations monumentales et arts vivants dialoguent pour ne former qu’une seule et même expérience.
Programme :
Avec La question du jaune, Arthur Fléchard tisse un dialogue entre deux univers en apparence éloignés : son expérience personnelle en tant que jardinier dans un laboratoire de gazon en Californie et l’obsession de Vincent van Gogh pour le jaune durant son séjour à Arles à la fin de sa vie. Arthur Fléchard explore le décalage entre deux langages : l’un, technique et désenchanté, lié à la sécheresse californienne ; l’autre, mystique et symbolique. En superposant ces univers, la performance propose une nouvelle narration de cette couleur.
Arthur Fléchard développe des monologues en voix off à travers des installations vidéo. Il se transforme, fabrique ses propres masques et crée plusieurs alter ego, dessinant ainsi un art du simulacre. Endossant les rôles de conférencier ou de bouffon contemporain, il brouille les registres entre performance et discours. Son travail a été présenté notamment au Van Abbemuseum d’Eindhoven, à la Galleria Continua (site des Moulins), à la Villa Belleville et dans plusieurs FRAC.
Laissez-vous emporter par deux récits mythiques venus des Amériques, qui racontent chacun à leur manière la naissance de la Lune. Le premier, L’homme lunaire, a été conté en 1870 par Arviuna, un Tchiglit (Inuit de l’Arctique canadien), et recueilli par Émile Petitot. Le second, L’ancêtre de la lune, a été conté en novembre 2001 par Fahuido, Sharanahua d’Amazanie occidentale, et recueilli par Pierre Déléage. Issus de siècles différents et de territoires très éloignés l’un de l’autre, ces deux mythes présentent néanmoins d’étonnantes convergences.
Pierre Déléage est directeur de recherche au CNRS. Rattaché au Laboratoire d’anthropologie sociale, il étudie les traditions orales des Amériques autochtones. Il a publié Le chant de l’anaconda. L’apprentissage du chamanisme chez les Sharanahua (Société d’ethnologie, 2009) et a édité l’œuvre du chamane Alfonso Garcia Téllez dans Écrits. Manuscrits à miniatures otomí (Société d’ethnologie, 2018). Son prochain ouvrage, intitulé Le grand malentendu, sera une étude comparative des mythologies amérindiennes.
Dans un Séoul fictif, Ernst Mo, livreuse pour la plateforme Delivery Dancer, enchaîne des courses sans fin sous le contrôle d’un algorithme omniprésent, le Dancemaster.
À travers cette fiction, l’œuvre explore autant l’économie des plateformes que des notions plus abstraites comme les mondes possibles, l’hypervigilance et l’optimisation du corps, l’accélération du temps.
Au fil de ses déplacements, Ernst Mo voit surgir des doubles issus d’autres réalités, dont En Storm, son alter ego. Leur relation ouvre sur une réflexion sur les multiples façons d’exister et d’entrer en relation.
Dans cet univers où la causalité vacille et où les récits se recomposent sans cesse, le montage devient un outil de perturbation. Le monde se réécrit à chaque instant, comme un réseau en perpétuelle mutation.
Réalisatrice et artiste, Ayoung Kim crée des récits mêlant fiction, technologie, géopolitique et mythologie. Son travail explore des figures marginales ou précaires face aux systèmes technologiques, en reliant mémoire, contrôle des frontières et futurs hypothétiques. Elle s’intéresse particulièrement aux croisements entre temps, espace et médias. Son œuvre est reconnue internationalement (MoMA, Tate Modern, Biennales majeures) et récompensée par plusieurs prix prestigieux, dont le Chanel Next Prize (2026) et le LG Guggenheim Award (2025).
À travers la figure de Bocky Lee, linguiste et anthropologue, le film explore une méthode aussi mystérieuse qu’originale, la « méthode MM, UH, OH, AH », censée réenchanter nos échanges quotidiens. Entre satire et réflexion, cette projection interroge notre capacité à réellement nous comprendre dans un monde saturé de discours, tout en offrant une expérience décalée et immersive.
Crédit © Choi Na-hye
Oan Kim est un artiste franco-coréen à la croisée des disciplines : saxophoniste, chanteur, compositeur, mais aussi photographe et réalisateur. Formé au Conservatoire de Paris et nourri d’influences allant du jazz au rock en passant par la musique contemporaine et le cinéma, il développe un univers singulier, à la fois sensoriel, poétique et profondément moderne.
Avec Oan Kim & the Dirty Jazz, il donne vie à un projet musical intense et habité : un jazz urbain, charnel, où les textures sonores se mêlent à des mélodies envoûtantes et à une énergie brute héritée du rock. Sur scène, Oan Kim est entouré des musiciens, Benoît Perraudeau (guitare), Eli Frot (piano), Paul Herry-Pasmanian (basse) et Simon Lemonnier (batterie). Ils créent tous ensemble une expérience, immersive et résolument moderne. Révélé par Jean-Philippe Allard, le groupe a déjà conquis la critique avec deux albums remarqués et s’impose aujourd’hui comme une formation incontournable de la scène actuelle.