Nouvel accrochage : Corée contemporaine. Autour du Dansaekhwa

Du 30 septembre 2026 au 25 janvier 2027, découvrez une sélection d'œuvres, témoins de l'essor de la modernité coréenne, provenant de la donation Philippe Tirault.

En juillet 2026, le collectionneur Philippe Tirault a fait don au musée Guimet de 46 œuvres créées par 29 artistes coréens actifs dans la seconde moitié du 20e siècle. Témoignage de l’essor de la modernité coréenne, des précurseurs jusqu’aux formes actuelles, cet ensemble fait la part belle au Dansaekhwa (littéralement "peinture d’une seule couleur"). Nommé a posteriori dans les années 2000, ce courant artistique apparu au sortir de la guerre de Corée (1950-1953) se signale par une rupture franche avec la tradition et constitue aujourd’hui encore une référence majeure. Une sélection est présentée dans les salles coréennes du musée.

Couple de visiteurs face aux œuvres de la collection Tirault

© Dmitry Kostykov

La pratique des artistes Dansaekhwa a souvent été assimilée à la peinture abstraite monochrome des avant-gardes européennes et américaines. Cependant, à l’issue la guerre, la Corée du Sud est dans une situation économique critique. Les produits d’importation sont quasi inexistants. Né dans ce contexte de dénuement et de recherche de solutions, le Dansaekhwa expérimente de nouvelles formes de création. Les artistes recyclent des matériaux destinés à d’autres usages ou fabriquent artisanalement leurs propres matériaux (peintures en bâtiment, toiles de jute, papier traditionnel hanji, panneaux de céramique, etc.) C’est une approche bien singulière de la peinture monochrome qui se décline alors en Corée du Sud.

Couple de visiteurs face aux œuvres de la collection Tirault

© Dmitry Kostykov

Le musée Guimet salue cette donation exceptionnelle qui constitue un enrichissement significatif des collections coréennes et une contribution majeure au renforcement de la présence de l’art contemporain au sein de l’institution.