Nouvel accrochage : calligraphies japonaises du 18e siècle à nos jours, regards sur les acteurs de kabuki et art bouddhique japonais 

Depuis le 12 mai et jusqu’au 8 septembre, découvrez un nouvel accrochage d'œuvres dans la section Japon du musée Guimet.

Objets à lire, objets à voir : calligraphies japonaises du 18e siècle à nos jours

L’accrochage témoigne de la variété des démarches empruntées par les calligraphes vis-à-vis de l’écriture conçue non seulement pour être lue, mais également pour être appréciée dans ses dimensions esthétiques.

Révérend Sunahara Shûhen, supérieur du monastère Tôji à Kyôto (1925- 2019)

Extrait du Certificat d’ordination du moine Kôjô, d’après une calligraphie de l’empereur Saga (786-842)

1998

Trois regards sur les acteurs de kabuki

Aux 18e et 19e siècles, théâtres et lieux de plaisir représentent un univers éloigné du quotidien, mais accessible à quiconque en a les moyens. Chaque lieu a ses propres stars : les acteurs les plus en vue et les courtisanes les plus désirées. Des circuits commerciaux contrôlés par des éditeurs en diffusent les effigies sous la forme d’estampes conçues par les meilleurs artistes, puis gravées et imprimées.

Katsukawa Shunshô (1726 (ou 1743)-1793)

Ichikawa Yaozô II (1735-1777) dans un rôle de domestique

Fin de l’ère Meiwa (1764-1772)

Dans les années 1760 apparaissent les « portraits ressemblants » (nigao-e), à l’initiative d’Ichikawa Shunshô (1726-1792) : les acteurs sont individualisés alors qu’auparavant seuls leur pose, leur costume et leur blason les identifiaient. Utagawa Toyokuni (1769-1825), dans un manuel, explique que l’auteur d’un portrait doit commencer par esquisser le nez - le centre du visage-, puis dessiner la bouche, les yeux et les sourcils, avant de tracer le contour du visage. En général, les artistes retiennent les moments de grande tension, lorsque les poses sont les plus spectaculaires

Katsukawa Shunshô (1726 (ou 1743)-1793)

Nakamura Nakazô (1736-1789 ou 90) interprétant Koreaki, prince du sang, dans Votre pièce favorite : la liste de souscription (Gohiiki Kanjinchô)

1773

L’accrochage présente trois types de portraits ressemblants : en pied, par Shunshô de la fin du 18e siècle, en buste (ôkubi-e) des 18e et 19e siècles, et en groupe, de la seconde moitié du 19e siècle. 

Utagawa Kunimasa (1773-1810)

Portrait en buste de Nakamura Noshio II (1759-1800) en personnage féminin (onnagata)

Vers 1796

Art bouddhique japonais 

L'accrochage inclut également l’installation de trois portraits de personnages notables de la religion bouddhique : le moine Kensu Oshô, l’arhat Pindola et Kûkai. Ce dernier, figure majeure du bouddhisme japonais, est encore vénéré de nos jours (sous le nom de Kôbô daishi), il est le fondateur de l’école Shingon au Japon, qui appartient au courant "ésotérique" du bouddhisme.

Kûkai (774-835) également vénéré sous le nom de Kôbô daishi

15e siècle

Le portrait de Kûkai a pu être acquis grâce au soutien de la Société des Amis du Musée Guimet.

  • SAMG