Nuit des musées

À l’occasion de la Nuit des musées, profitez gratuitement du musée et d’événements spéciaux jusqu’à minuit.

Pour cette Nuit des musées, le musée Guimet se met à l’heure coréenne et vous propose une soirée qui explore les rites et les croyances coréennes.
Pour l’occasion, nous vous invitons aussi à (re)découvrir la Maison Guimet (hôtel d’Heidelbach), ses exceptionnels ensembles de mobilier d’apparat chinois et ses collections autour de la culture du thé en Asie.

L’ensemble du musée (collections permanentes, expositions K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d’un phénomène et Silla : L’Or et le Sacré, rooftop) et Maison Guimet seront accessibles gratuitement jusqu’à minuit (dernier accès à 23h30).

Performances :
Le musée Guimet célèbre la Fête des lanternes
Avec la Compagnie Baru

À 19h, 20h et 21h
Cour khmère
Gratuit
Durée : 3 performances de 20 minutes chacune

La Compagnie coréenne Baru invite à une immersion sensible dans les croyances fondatrices du pays, entre chamanisme et bouddhisme, pour célébrer l’éternelle Naissance et l’Éveil du Bouddha.

Interprétées dans l’espace de la cour khmère du musée, leurs performances mêlent mémoire, spiritualité et humanité avec la volonté d’embrasser dans son art les souffrances du monde pour les apaiser en leur insufflant une chaleureuse énergie collective. Le moine Subeom interprétera les sutras associés en donnant vie à la célèbre danse des moines. Il sera accompagné des deux danseuses et chanteuses issues de la tradition chamanique, Pak Kee-ryang et Hong Hyo-jin, ainsi que du musicien Jeong Yeon-rak. Ce dernier est également l’auteur de superbes lampes en papier traditionnel coréen, qui envelopperont la performance d’une atmosphère à la fois poétique et mystérieuse.

La Compagnie Baru

Le moine : Moine Subeom (Kwon Li-hwan), président de Baru, détenteur du Yeongsanjae, patrimoine culturel intangible de Corée.
Les chamanes : Pak Kee-ryang danseuse au Centre national de Gugak de Jindo, doctorat de Cultural content à l’Université Korea, Hong Hyo-jin détentrice du rituel de Byeolsin de la côte de l’est, patrimoine culturel intangible de Corée, doctorante en Musique coréenne à l’Université Dongguk.
Papiers découpés : Jeong Yeon-rak détenteur de la transmission du rituel Byeolsin de la côte d’est (donghaean byeolsingut), patrimoine culturel intangible de Corée, doctorat de Cultural content à l’Université Korea.

En partenariat avec l’association K-vox et le Centre Culturel Coréen de Paris.

Rencontre littéraire :
La Chamane aux dix mille Esprits : regard sur l’univers fascinant du chamanisme coréen
Rencontre avec Hervé Péjaudier
À 21h30

Auditorium Jean-François Jarrige
Gratuit
Réservation conseillée

À partir du récit de vie de Kim Keum-hwa, Partager le bonheur, dénouer la rancœur, Hervé Péjaudier met en lumière la vitalité du chamanisme coréen contemporain. Il retrace le destin hors du commun de cette figure majeure (1931-2019), passée de simple diseuse de bonne aventure à mudang renommée pour ses rituels spectaculaires. Reconnue Trésor national vivant en 1984, Kim Keum-hwa a joué un rôle essentiel dans la préservation et la transmission des traditions chamaniques coréennes. Elle les a fait connaître jusqu’en Occident, tout en demeurant profondément ancrée dans sa pratique locale et auprès de sa communauté. 

Durant la rencontre sera projeté le documentaire exceptionnel réalisé par l’anthropologue Alexandre Guillemoz sur un rituel privé de la chamane Puchae à Séoul dans les années 1980.

Auteur d’une thèse consacrée à KIM Keum-hwa, Hervé Péjaudier est co-traducteur avec Han Yumi, professeure à l’université de Shinhan, du récit de vie de la célèbre « Chamane aux dix mille Esprits ».

Une séance de dédicace des ouvrages Partager le bonheur, dénouer la rancœur, récit de Manshin, la chamane aux dix mille esprits de KIM Keum-hwa (traduit par Han Yumi et Hervé Péjaudier, éditions Imago, 2015) et La chamane à l’éventail, récit de vie d’une mudang coréenne d’Alexandre Guillemoz (éditions Imago, 2010) se tiendra à l’issue de la rencontre.

Visite guidée :
Visite découverte de la Maison Guimet et de son jardin
Faste et raffinement de l’hôtel d’Heidelbach
19, avenue d’Iéna, 75116 Paris

En continu de 18h30 à 22h30

Située dans l’hôtel d’Heidelbach, la Maison Guimet vous ouvre ses portes pour une immersion unique au cœur du faste et du raffinement des arts asiatiques. Édifié en 1913 et rattaché au musée Guimet depuis 1991, ce lieu d’exception abrite aujourd’hui une prestigieuse collection de mobilier d’apparat, ainsi que de remarquables ensembles dédiés aux arts de vivre de la Chine et du Japon.

Laissez-vous séduire par de somptueux meubles impériaux chinois, témoins d’un savoir-faire d’une grande finesse, et par d’impressionnants paravents en laque, dont les décors minutieux dévoilent un univers riche de références littéraires et symboliques.

Prolongez ensuite la visite à travers l’art du thé japonais : des précieux ustensiles à l’architecture simple et raffinée du pavillon de thé, réalisé en 2001 dans le jardin par des maîtres artisans venus du Japon.

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