Depuis la catastrophe de 2011 au Japon, Mélanie Pavy, artiste visuel et Sophie Houdart, anthropologue, se sont rendues plusieurs fois dans la région de Fukushima pour tenter de comprendre ce qui ne cessait d'arriver.
Un travail à double voix tout en nuances leur a permis de revisiter les archives de leurs voyages et les expériences qu’elles ont traversées ensemble, dessinant une exploration sensible du territoire meurtri de Fukushima.
Mélanie Pavy est artiste et maîtresse de conférence à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Ses films, installations et récits, entre réel et fabulation, interrogent notre capacité à percevoir et à penser les mutations de nos mondes. Son travail est montré au sein d’expositions et de festivals en France et à l’international. Pour ses projets, elle a notamment été lauréate des résidences de l’Institut français au Brésil, de la Villa Kujoyama au Japon et de la Cité Internationale des Arts à Paris (Art Explora).
Sophie Houdart est anthropologue, directrice de recherche au CNRS, spécialiste du Japon. S’intéressant aux sciences et techniques, elle a réalisé plusieurs enquêtes portant sur les modes de construction et pratiques locales de la modernité au Japon ainsi que sur le thème de la création et de l’innovation. Depuis 2011, ses travaux portent essentiellement sur la vie après la catastrophe de Fukushima. Elle poursuit aujourd’hui son travail d’enquête et sa réflexion sur les territoires nucléarisés en l’élargissant au territoire de La Hague, dans le Cotentin, et à celui de Rokkasho-mura, dans la préfecture d’Aomori (Japon).