Programmation
une exposition exceptionnelle ‘Costumes d’enfants, miroir des grands – hommage à Krishna Riboud’ et une programmation riche en films, conférences, spectacles, expositions photographiques… pour adultes et jeune public.
20 octobre 2010-24 janvier 2011 (exposition)
Costumes d’Enfants, Miroirs des Grands –Hommage à Krishnâ Riboud
Hommage au chercheur passionné et au collectionneur enthousiaste qu’était Madame Krishnâ Riboud, l’exposition Costumes d’Enfants, Miroirs des Grands est l’occasion de montrer au public un ensemble exceptionnel de pièces textiles venues de l’Inde, de la Chine, du Japon… « Bonnets tigres » et « chaussons-chats », « vestes-perles et or », ces œuvres émouvantes, surprenantes, amusantes offrent une vision singulière et éclairante des peuples et des cultures de l’Asie, au travers du prisme de l’enfance. En découvrant des vêtements d’apparat destinés à de petits princes, des costumes religieux ou protecteurs, des habits populaires, nous comprenons mieux quelle vision les sociétés pouvaient avoir de ces petits adultes en devenir. Nous découvrons, l’affection et les soins qui les entouraient, les peurs dont on voulait les protéger, les espoirs et les ambitions que l’on formulait pour eux.
Des projections contemporaines –oeuvre d’Issey Miyake, photographies de Jeong Mee Yong et installations de Surekha, clôturent l’exposition.
Des photographies inédites de Marc Riboud, ‘Au jardin de Krishna Riboud’, ouvrent cette exposition.
Dès le 27 octobre (activités culturelles)
Visites commentées de l’exposition
Les visites commentées des expositions temporaires permettent de mettre en évidence le propos et les enjeux d’une exposition, de replacer dans leur contexte les oeuvres qui y sont présentées.
Lundi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 14h à partir du 27 octobre
Durée 1h30
Plein tarif : 6,30 euros ; tarif réduit : 4,80 euros (hors droit d’entrée)
Pas de réservation préalable pour les visites conférences mais possibilité d'acheter les billets dès l'ouverture du musée. Le billet est valable toute la journée.
Rendez-vous au rez-de-jardin devant l'auditorium 10 minutes avant la visite.
Parcours pour les visiteurs handicapés
Visites famille en langue des signes
L’exposition « Costumes d’Enfants, Miroir des Grands » sera l’occasion de
découvrir les vêtements portés par les enfants d’Asie, lors de fêtes et de
cérémonies ou dans la vie de tous les jours. Vestes étincelantes, bavoirs tigres ou kimonos raffinés… émerveilleront petits et grands sous la conduite de Jean-Paul Perbost, conférencier sourd.
- samedi 18 décembre 2010 à 14h30
- samedi 15 janvier 2011 à 14h30
Réservation obligatoire
Contact : Hélène Baudelet 01 56 52 54 37 ou helene.baudelet@guimet.fr
Tarif du parcours: 4,80 euros (gratuit pour l’accompagnateur)
Entrée du musée gratuite pour les personnes handicapées et leurs accompagnateurs.
Mercredi 1er décembre à 12h15 (auditorium)
L’été de Kikujiro
Fiction de Takeshi Kitano, 1999, 1h56’, VOSTF
C’est l’été, et Masao s’ennuie. L’enfant habite Tokyo avec sa grand-mère qui travaille toute la journée. Ses copains partent en vacances et le terrain de foot sur lequel ils jouent habituellement est désert. Grâce à une amie de sa grand-mère, Masao rencontre Kikujiro, un voyou d’une cinquantaine d’années avec lequel il va partir à la recherche de sa mère qu’il ne connaît pas et qui vit près de la mer. Kikujiro n’est pas sans défauts : joueur, un peu voleur et fort jureur, il est loin d’être le compagnon idéal pour Masao. Livrés à eux-mêmes sur les routes du Japon, l’enfant et son compère entament un voyage picaresque fait de rencontres inattendues, de jeux délirants et de larmes authentiques. Kikujiro va s’attacher à Masao et lui prouver que la réalité peut révéler, si l’on sait s’y prendre, une part de magie.
Jeudi 2 décembre à 12h15 (Conférence publique et gratuite à l’auditorium)
Photographies d’enfants dans le fonds du musée Guimet.
par Jérôme Ghesquière
L’enfant y est présent de la deuxième moitié du XIXe siècle au début du XXe et son attitude devant l’appareil photographique reflète à la fois sa position et le rôle qui lui sont donnés par l’adulte dans la société. Ces photographies, passionnants témoignages sur l’enfance dans l’Asie de ce temps, nous renseignent aussi sur le regard que posait l’Occident sur l’Asie.
Vendredi 3 décembre à 12h15 (2 films) (auditorium)
Teinture de la soie-Yuzen
Documentaire de la Japan Foundation, 30’, Maison de la Culture du Japon à Paris
Originaire de Kyoto, l’art de la teinture Yuzen est présenté par maitre Kako Moriguchi, « Trésor national vivant » pour avoir porté à des sommets ce procédé de teinture sur soie à la réserve inventé à la fin du XVIIe siècle. A partir de croquis sur le vif de la nature, il exprime par ses dessins le ressentir poétique face à la fleur ou aux saisons. Le Yuzen est comme une poésie, il reflète le passé et s’harmonise avec le goût d’aujourd’hui. Le kimono devra extérioriser la beauté intérieure de la personne qui le revêt.
Le tissu Miyako-Jofu
Documentaire de la Japan Foundation, 40’, Maison de la Culture du Japon à Paris
Dans l’île Miyako de la préfecture d’Okinawa se trouve le berceau du tissu Miyako-Jofu. Tissé à partir des fibres de la tige de la ramie, appelée également « ortie de Chine », le fil est si fin qu’il faut 3 mois pour filer une seule pelote. Huit mois sont nécessaires pour fabriquer un rouleau de tissu. Cette étoffe légère, aérienne et très agréable au toucher convient parfaitement aux étés chauds et humides du Japon mais son prix élevé en fait un matériau d’exception.
Samedi 4 décembre à 11h (atelier / activité culturelle)
Salle des lotus au musée
Comment devient-on un enfant japonais ? Le rôle des albums dans l’apprentissage social.
par Sylvie Guichard-Anguis
La littérature enfantine contemporaine du Japon induit un apprentissage très spécifique des rites sociaux. Elle désigne la place que doit occuper l’enfant dans la société, elle l’invite à structurer sa compréhension de l’espace domestique, urbain et rural. Elle lui permet aussi d’acquérir une sensibilité particulière à la nature. Cette littérature, qui forme le regard et le goût des jeunes Japonais, influence aussi ceux des enfants en dehors de l'archipel nippon par le jeu de l’édition internationale. Sylvie Guichard-Anguis, chargée de recherche au CNRS
appartient au laboratoire Espaces, nature et culture (ENEC) de l’université de Paris-Sorbonne. Membre associé au CREOPS, géographe et japonologue, elle travaille sur la notion de patrimoine culturel matériel et immatériel au Japon.
Plein tarif : 6,30 euros ; tarif réduit : 4,80 euros
Lundi 6 décembre à 12h15 (Conférence publique et gratuite à l’auditorium)
Kimonos d’enfants - Prélude à l’esthétique vestimentaire japonaise par Shukuko Voss-Tabé, présidente de l’association Amitiés tissées, spécialiste de l’art textile et vestimentaire. Le Japon, un pays où la culture vestimentaire occupe une place très importante et atteint un raffinement extrême, a depuis des millénaires montré un goût particulier pour les vêtements d’enfants.
Certains kimonos d’enfants du XVIe et du XVIIe siècle, certainement conçus pour être portés par des enfants de familles nobles et conservés de nos jours dans des temples shintô ou bouddhiques, témoignent de cet attachement très fort.
Mercredi 8 décembre à 12h15 (auditorium)
Récit d’un propriétaire (Nagaya Shinshiroku)
Fiction de Yasujiro Ozu, 1947, 1h12’, VOSTF
Dans le Japon de l’après guerre, un enfant perdu est confié à une veuve : Tané. La femme, acariâtre et méchante ne cesse de le rabrouer et cherche par tous les moyens à se débarrasser de lui. Un jour, il s’enfuit et elle découvre l’attachement qu’elle a pour lui…
Vendredi 10 et samedi 11 décembre à 20h30 (auditorium)
Shanghai Percussion Ensemble (Chine)
Le Shanghai Percussion Ensemble a été décrit par la presse internationale comme « un des rares ensembles de percussion de classe mondiale ».
A la recherche constante d’un pont entre musique traditionnelle et création contemporaine, cette formation propose un spectacle impressionnant : dix percussionnistes face à une centaine d'instruments, alliant virtuosité, sensibilité et émotion. Le programme de ces deux soirées mettra en parallèle des pièces issues du répertoire traditionnel chinois (notamment de l'Opéra de Pékin et de la très grande diversité musicale de diverses régions du pays) avec des oeuvres asiatiques et occidentales, écrites à l’intention de l’Ensemble par des compositeurs renommés. Ainsi la force et l'énergie des rythmes superposés s'opposera ou fusionnera avec l'incroyable richesse et brillance des multiples couleurs sonores des peaux, bois et métaux.
Fondé en 1998 sous la direction artistique de Yang Ruwen, responsable du département. Percussion du Conservatoire National de Shanghai, l'Ensemble a été invité à se produire dans de nombreuses manifestations majeures à travers le monde comme le Hong Kong Arts Festival, la Biennale d'Opéras de Munich, les Festivals de Salzbourg, New York, Londres, Stockholm, Tokyo...
De par l'aspect spectaculaire de ses performances, il a en outre pris part à d’importants évènements comme la “Première Nuit Blanche en Asie” devant un public de trois mille personnes, relayé par la télévision nationale et a participé à l’enregistrement de plusieurs musiques de film, notamment avec Tan Dun pour “Tigres et Dragons” (Palme d'or au festival de Cannes ) ou encore pour le dernier film de Yann Arthus Bertrand “Home”, parallèlement à la réalisation de productions pour plus de dix chaînes télé internationales. S'associant également avec de nombreux musiciens du monde, le Shanghai Percussion Ensemble prolongera à l'occasion de ce spectacle sa collaboration entreprise depuis
plusieurs années avec le percussionniste soliste international Thierry Miroglio.
Danse à l’auditorium
Mercredi 15 décembre à 12h15 (auditorium)
Nu Shu – un langage secret entre femme en Chine
Documentaire de Yang Yue-Qing, 1999, 58’
Apparu il y a 400 ans, le Nu Shu, provenant de la broderie selon hypothèse, est un système d’écriture qui était exclusivement utilisé par les femmes appartenant à la minorité ethnique des Yao vivant dans la province du Hunan. Ce film suit une femme de 86 ans, Huan Yang Yi, la dernière survivante dans la province du Hunan qui puisse lire et écrire le Nu Shu, l’écriture des femmes. A travers son histoire, elle nous explique sa lutte pour sa survie et l’importance qu’avaient ses soeurs, de coeur et d’esprit, dans sa résistance. Dans ce comté rural, où les femmes sont encore sous l’oppression des hommes, un lien d’une rare densité se développe entre elles, dépassant de loin les attaches familiales traditionnelles. Les femmes, membres de la fraternité Nu Shu, sont unies par une connexion intangible et une dévotion les unes aux autres.
Mariage chez les rajahs : Une cérémonie féerique
Documentaire de Denis Chegaray, 1996, 52’
La ville de Mandawa, dans le nord du Rajasthan, se prépare à célébrer un évènement que tous attendait depuis longtemps. Le Rajah va marier sa fille et toute la communauté travaille pour que le millier d’invités soit reçu avec tous les fastes que la famille peut mettre en avant dans le palais familial. Les processions se suivent, plus chamarrées les unes que les autres. Il y a celle des danseurs, des musiciens, des éléphants et des chevaux parés de costumes et de bijoux. Les cérémonies se succèdent et rivalisent de splendeur. Dans le parfait respect de codes culturels très précis, les invités se voient conduire à travers un monde fascinant plein de couleurs, de luxe et d’élégance, dans une atmosphère festive et traditionnelle.
Jeudi 16 décembre à 12h15 (Conférence publique et gratuite à l’auditorium)
L’enfant chinois, visage de la Fortune ou poids du Destin ,
par Marie-Catherine Rey, conservateur en chef au musée Guimet, en charge des arts de la Chine.
Le décor à motif d’enfant – « cent enfants », jeux d’enfants, femmes et enfants – est fréquent dans la porcelaine chinoise. Traditionnellement associé aux voeux de Nouvel An et de descendance abondante, il exprime des voeux de félicité familiale et de postérité. Mais quand l’enfant devient « miroir des grands », c’est alors le poids du Destin qui semble le figer dans son rôle social. Ce sont ces deux extrêmes de l’image de l’enfant chinois que l’on analysera à travers quelques exemples liés à l’exposition.
Vendredi 17 décembre à 12h15 (auditorium)
Les derniers pieds bandés de Chine
Documentaire de Fung Wing Chuen, 2000, 52’
7,62 cm : telle était la taille parfaite d’un pied de femme, idéal qui a longtemps nourri l’imaginaire chinois. Ils étaient censés évoquer une fleur de lotus en bouton…Au début du IXe siècle, le poète Tu Mu rend hommage aux courtisanes qui ont de petits pieds mais il ne parle pas de déformation artificielle. Les historiens chinois situent l’apparition du bandage déformant sous les « Cinq petites dynasties », qui se partagent la Chine entre 907 et 962. Cette méthode est alors spécifique aux courtisanes de haut rang. Partie du harem impérial, la mode du petit pied gagne progressivement toutes les classes sociales. Cette pratique semble s’être généralisée à la fin du XIe siècle. Les femmes perpétuent cette tradition de génération en génération. Les édits impériaux de 1902 interdisent la déformation des pieds. Mais, il faudra attendre 1911 et la naissance de la République pour que des mesures efficaces soient prises.
© Musée Guimet 2010










