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  • Académie ou Bureau des Arts (Corée)

    Sous la dynastie de Chosôn, une grande importance était donnée aux arts. A cet effet fut créé un « Bureau des Arts », ou « Académie Impériale » (Tohwa-so), fortement influencé par les peintres chinois comme Guo Xi des Song du Nord (960-1227), ou Ma Xia des Song du Sud (1127-1279).

  • Adibuddha

    Terme du bouddhisme ésotérique indien, désignant une entité abstraite, considérée comme buddha suprême, supérieur à l’ensemble des divinités. L’âdibuddha est représenté sur les peintures et sculptures comme un Buddha couronné habillé de manière princière et portant les attributs traditionnels d’un bodhisattva.

  • Akshobhya

    Dans le Mahâyâna et le bouddhisme tantrique, il est l’un des cinq buddha « de méditation » ou jina « vainqueurs » (des illusions).

  • Amarâvatî

    Site du Sud-Est de l’Inde situé en Andhra Pradesh. Important centre de l’art bouddhique, les stûpas de l’ Ecole d’Amarâvatî étaient revêtus partiellement de plaques de marbre blanc sculpté. Son style se développe entre le 1er siècle avant notre ère et le IIIe siècle de notre ère et influencera l’art du Sud-Est asiatique, en particulier celui de l’actuel Sri Lanka, de l’Indonésie et de la Thaïlande.

  • Amitâbha

    Littéralement « lumière infinie ». Un des buddha les plus importants et les plus populaires du mahâyâna. Il est l’un des cinq buddha transcendants ou jina, traditionnellement associés à l’une des cinq régions de l’espace (les quatre points cardinaux et le zénith). Maître du « paradis de l’Ouest », la Sukhâvatî, sa couleur habituelle est le rouge, il est généralement associé au lotus, et ses mains forment le geste de méditation (« dhyâna-mudrâ « ). Amitâbha est le principal objet de vénération des écoles du bouddhisme chinois et japonais. Il symbolise la sagesse et la miséricorde.

  • Angkor

    Nom dérivant du sanskrit nagara : ou « ville royale ». Nom actuel du site de la capitale khmère du début du Xe siècle à 1431, date traditionnellement retenue pour son abandon.

  • Angkor Thom

    Signifie « Ville royale qui est grande ». Ce nom désigne la ville ceinte de murailles édifiée sur le site d’Angkor à la fin du XIIème siècle par le roi Jayavarman VII.

  • Angkor Vat

    Signifie « La Ville royale qui est un monastère ». C’est le nom actuel du temple de Visnu construit au XIIème siècle par le roi Sûryavarman II. Ce sanctuaire fut affecté au culte bouddhique aux alentours du XVIème siècle.

  • Apsaras

    Signifie « qui marche (ou glisse) sur les eaux ». Ce nom désigne les nymphes célestes apparues lors du barattage de l’Océan de lait.

  • Asura

    « Démon ». Être divin s’opposant aux dieux.

  • Avalokiteshvara

    Entre autres : « Le seigneur qui regarde en bas ». Un des principaux bodhisattva dans le bouddhisme Mahayana. Une divinité qui incarne une des deux qualités majeures de Bouddha, la compassion, et que l’on retrouve dans une large palette iconographique. Ses nombreux bras symbolisent sa capacité à affronter toutes les situations pour le salut de l’ensemble des êtres vivants. Il est toujours associé à Amitabha, dont une représentation apparaît dans sa coiffure. Il est le plus généralement de couleur blanche, parfois même rouge. Il a beaucoup d’attributs, y compris un lotus rouge, un vase à eau, un rosaire, un bijou et un manuscrit. Avalokiteshvara est également adoré en Chine sous le nom de Guanyin, et au Japon sous le nom de Kannon. Dans ces deux pays, cette divinité est généralement considérée comme féminine.

  • Aymonier, Etienne (1844-1929)

    Officier de marine, il sert en Cochinchine, où en 1874 il est chargé d’enseigner le cambodgien au collège des administrateurs stagiaires. Résidant à Phnom Penh, E. Aymonier poursuit l’exploration d’Angkor commencée par le lieutenant de vaisseau Delaporte et le docteur Harmand. En 1881, il est chargé d’une mission archéologique et épigraphique dans des secteurs encore inconnus. Dans les années qui suivent, Aymonier collabore avec la mission Pavie au Cambodge et en Annam : il recueille de nouvelles inscriptions khmères et de nombreux spécimens de sculptures pour le musée Guimet.

  • Ayutthaya (1351-1767)

    Ville et ancienne capitale du royaume d’Ayutthaya (Siam). Son hégémonie succéda à celle de Sukhothaï. Durant le période d’Ayutthaya, les Thaïs ont consolidé leur pouvoir dans l’actuel centre de la Thaïlande, mais aussi dans la région de la péninsule. La Thaïlande de la période d’Ayutthaya était appelée Siam par ses voisins, et c’est sous ce nom qu’elle est le plus généralement connue.

  • Bactriane

    Ancien pays qui s’étendait entre les montagnes de l’Hindu-Koush et la rivière Amu Darya. La Bactriane est aujourd’hui partagée entre l’Afghanistan, l’Ouzbékistan, et le Tadjikistan. C’est surtout entre 600 avant notre ère et 600 de notre ère qu’elle prit toute son importance, grâce à sa position sur la Route de la Soie, voie non seulement de commerce entre l’Orient et l’Occident mais aussi d’échanges religieux et artistiques. Sous les Kouchans, elle devient un centre du bouddhisme, où subsistent d’importants témoignages de l’art du Gandhâra. La capitale était Bactres (auj. Balkh en Afghanistan).

  • Bâmiyân

    Ville d’Afghanistan, placée sur la Route de la soie. Ancien centre d’échanges commerciaux elle fut aussi un important centre d’enseignement bouddhique. Elle est mentionnée dès le Vème siècle de notre ère. Elle possède des vestiges de l’art statuaire et d’architecture rupestre présentant de nombreuses fresques pouvant être stylistiquement reliées avec celles du Turkestan chinois. A partir du VIIIème siècle, Bâmyân passa sous domination musulmane.

  • Barthoux Jules (1881-1965)

    Docteur ès-Sciences, membre de la Mission Archéologique Française en Afghanistan, il découvre, étudie treize sites autour de Hadda qu’il étudie, et rapporte au musée Guimet de nombreux documents.

  • Batik

    Mot d’origine javanaise désignant un procédé de teinture sur réserve à la cire.

  • Begram

    A 60km au nord de Kaboul, il s’agit de l’ancienne capitale des rois bactriens (IIIème-IIème siècle avant notre ère). Sous le nom de Kapishi, elle devint la résidence d’été des rois de la dynastie Kouchane (Ième-IIIème siècle).

  • Bhairava

    Une manifestation destructrice de Shiva. Cette divinité hindouiste fut adoptée par le bouddhisme tantrique du Tibet sous le nom de Vajrabhairava.

  • bi

    Le bi est un disque en jade, généralement de la néphrite, comportant en son centre une ouverture circulaire. Exécuté dans un matériau noble et prestigieux, cet objet rituel est considéré comme ayant des vertus apotropaïques. En Chine, où il apparaît dès l’époque Néolithique dans le contexte funéraire et connaîtra une longue tradition, le bi est le symbole du rang et du statut du défunt. Plus tard, cette dimension s’élargit : symbole du ciel et insigne de protection, il devient aussi un gage d’alliance entre l’empereur et ses vassaux.

  • Bidar

    Ville du Karnataka du Nord-Est dans le Dekkan. Depuis le XIVe siècle, Bidar est célèbre pour sa production des arts du métal en bidri à la décoration damasquinée.

  • Bodhisattva

    «Être promis à l’éveil», renonce au nirvâna, «l’extinction totale», pour sauver tous les êtres. La vertu déterminante de son action est la compassion (karunâ), soutenue par une connaissance et une sagesse (prajñâ) parfaites. Le bouddhisme Mahâyâna, et le bouddhisme tantrique, privilégient un groupe de huit bodhisattva. La liste la plus répandue comprend : Avalokiteshvara, Âkâshagarbha, Vajrapâni, Kshitigarbha, Sarvanîvaranavishkambhin, Maitreya, Samantabhadra et Mañjushrî. Ils sont généralement représentés, parés, richement vêtus et sont différenciés par leurs gestes, leurs attributs, leurs assistants ou encore leur coiffure.

  • Borobudur

    Monument de l’époque de Java centre (milieu du VIIème – milieu Xème siècle) en Indonésie, ayant la particularité de mêler la forme d’un stûpa bouddhique traditionnel, et d’un mandala du bouddhisme tantrique. Ce bâtiment fut édifié aux VIIIème-IX ème siècles, sous la dynastie Shailendra. Le style de Borobudur était influencé par l’Inde Gupta et post-Gupta.

  • Bouddhisme

    Le bouddhisme apparut au Ve siècle avant notre ère. Fondé par le Buddha qui formula les quatre vérités fondamentales sur l’origine de la souffrance et les moyens de s’en délivrer. Il prônait le respect de tous les êtres, la non-violence, et la méditation afin d’atteindre la voie du salut. Le bouddhisme se partage en trois grands courants : -Hînayâna (dit aussi Theravâda) : Est la voie du bouddhisme originel dans laquelle seuls les religieux ont accès au salut, mais les laïcs peuvent l’obtenir en accumulant un certain nombre de mérites au cours de leurs existences successives. -Mahâyâna (le « Grand Véhicule ») : Le bouddhisme du Mahâyâna est davantage ouvert aux laïcs qui sont aidés sur la voie du salut par les bodhisattvas. -Vajrayâna (le bouddhisme tantrique) Cette forme du bouddhisme permet aux adeptes d’obtenir le salut en une seule existence par des pratiques ésotériques.

  • Broché

    Terme utilisé pour désigner un effet de dessin formé par une trame qui limite son emploi à la largeur des motifs qu’elle produit. Tissu auquel participent de telles trames.

  • Buddha

    Signifie littéralement « L’Eveillé » : dans un premier temps, cet épithète désignait Shâkyamuni. Le développement des doctrines bouddhiques devait en faire un terme générique de tout être ayant atteint la libération parfaite, qui permet ainsi d’échapper au cycle des renaissances (samsâra). Certains groupes jouent un rôle important, tels les buddha incarnés dans une période cosmique (mânusi buddha), les jina, les trente-cinq buddha de confession des fautes, et les huit buddha de médecine. On distingue deux sortes de buddha: le Pratyeka-Buddha, qui connaît l’Illumination parfaite, mais ne fait profiter personne de son expérience et le samyak-sambodhi qui, pour le salut de tous les êtres, prêche autour de lui la doctrine qu’il vient de redécouvrir.

  • Buddhaghosa

    Buddhagosa est le plus illustre des commentateurs du canon pâli. Né dans une famille brahmanique de Buddha Gaya, il vécut au début du cinquième siècle de notre ère et alla à Ceylan où il composa sa grande oeuvre, le Visuddhi-Magga ou « Chemin de la complète purification ».

  • Candella

    Clan rajput d’origine Gond qui gouverna le centre-nord de l’Inde et combattit les premiers envahisseurs musulmans. On suppose que les premiers Candella ont gouverné dès le début du IXe siècle de notre ère. Leurs places fortes étaient les célèbres forteresses de Kalinjar, Khajuraho, Mahoba et Ajaigarh. Ils furent vaincus par les musulmans à la fin du XIe siècle.

  • Céladon

    Grès à couverte monochrome variant du vert clair aux teintes plus ou moins bleutées, grisâtres ou olivâtres, cuit à haute température ( 1200-1280°C ), et qui parvint à son apogée à l’époque des Song (960-1279). La désignation de ces céramiques en occident résulterait de l’analogie avec les rubans verts que portait Céladon, le berger de l’Astrée, roman d’Honoré d’Urfé (XVIIème siècle). Les catégories majeures des Céladons proviennent des fours de Yaozhou dans la province du Shaanxi, de Ru, dans le Henan, de Longquan, et de Yue dans la province du Jiangsu.

  • Champa

    Ancien royaume indianisé d’Asie du Sud-Est fondé dans les premiers siècles de l’ère chrétienne et s’étendant du centre au sud de la région côtière vietnamienne. Le Champa sera progressivement englobé par le royaume du Dai Viet, et disparaîtra en 1832.

  • Chang’an (Aujourd’hui Xi’an)

    Ce nom de Chang’an signifiait « la cité fortifiée de la paix éternelle ». En tant que capitale de la Chine sous les Han -avec déjà 250 000 habitants- et sous les Tang (618-907), sa situation dans le Shaanxi permettait la liaison rapide avec la vallée du fleuve Jaune, les provinces du Sud-Ouest et l’Asie centrale. Entre la fin des Han et le début des Sui (581-618), Chang’an déclina, mais elle connut un renouveau à la fin du VIe siècle . C’est sous les Tang que cette ville connaîtra sa plus grande époque. Sa renommée était alors mondiale. Grand centre de commerce de plus d’un million d’habitants, les marchands venus de toutes parts y affluaient en même temps que de nombreux diplomates, moines et pèlerins.

  • Choli

    Sorte de brassière portée par les Indiennes.

  • Chông Sôn (1676-1759)

    Peintre de cour coréen qui fut le premier à s’écarter des modèles de l’Académie chinoise, et tira son style original de l’observation directe de la nature et des paysages coréens qui l’entourent. Sous son influence, ce style de peinture se répandit parmi de nombreux peintres coréens.

  • Chosôn

    Egalement appelée dynastie Yi. Elle fut le dernière et la plus longue dynastie de Corée (1392-1910). Chosôn est le nom d’un antique royaume de Corée, et Yi est le nom de la famille régnante. Le bouddhisme, qui était encore actif durant l’époque précédente de Koryô (918-1392), fut remplacé par le Néo-Confucianisme. Celui-ci influença les arts, la morale, bien qu’un art original proprement coréen, d’une grande spontanéité se développa à cette époque.

  • Chu

    Un des principaux royaumes de la Chine du Sud. Connut son apogée à l’époque des royaumes combattants (481-221) et fut finalement engobé par celui de Qin mené par le premier empereur, Qin shi huang.

  • Chûson-ji

    Temple situé à Hiraizumi (préfecture de Iwate), fondé par Ennin (794-864) au milieu du XIème siècle. La famille Fujiwara, l’enrichit et en fait un sanctuaire du Jôdo au XIIème siècle.

  • Cinq Dynasties (907-960)

    Période d’anarchie politique succédant à la fin de la dynastie chinoise des Tang, entre 907 (fin officielle des Tang) et 960, date à laquelle la dynastie des Song du Nord rétablit une certaine unité. L’art de l’époque connaît une rapide évolution dans les différentes cours chinoises, et assure une transition entre le faste de l’art des Tang et l’esthétique raffinée et sobre des Song.

  • Confucianisme

    Courant intellectuel majeur en Chine, basé sur l’enseignement de Confucius (Kongzi, 551-479 av. notre ère), philosophie, socio-politique et religieux. Se référant à un « Age d’or », il développe une conception très rigoriste du respect des règles de la vie en société et de celui des rites qui assurent la cohésion entre ce monde et le ciel.

  • Damas

    Type de tissu qui se caractérise par un effet de fond et par un effet de dessin constitué par la face chaîne et la face trame d’une même armure. Il a la particularité d’être réversible.

  • Daruma

    Traduction japonaise de Bodhidarma, qui fonda la secte Chan (en japonais Zen) en Chine à la fin du Vème siècle de notre ère. Originaire du sud de l’Inde, il étudia la doctrine du Mahâyâna, et se consacra ensuite à la pratique de la méditation. Il voyagea à travers de nombreux pays, et arriva en Chine où il prêcha la doctrine Chan dans la capitale de la dynastie Liang (502-557). Rejeté, il médita durant neuf années face à un mur, afin de s’éveiller à la profonde vérité du Chan.

  • Dehua

    Four situés dans la province chinoise du Fujian. Dès l’époque de Yuan (1279-1368), les fours de Dehua avaient tenté de produire une porcelaine très blanche. Ils sont célèbres pour leur production de statuettes bouddhiques en porcelaine, et sont connus en Europe sous la dénomination de « Blanc de Chine ».

  • Delaporte, Louis (1842-1925)

    Il visita le site d’Angkor en 1866. Choisi pour ses talents de dessinateur, Delaporte accompagne la Mission Doudart de Lagrée explorant le cours du Mekong. En 1873, il rapporte de nombreux moulages, copies, schémas, plans et œuvres d’une expédition à Angkor. De retour en France, il est désigné pour mettre en place le musée Khmer de Compiègne. Après une nouvelle mission au Cambodge en 1881, il est nommé conservateur des collections khmères du Palais du Trocadéro qui, plus tard devient le Musée Indochinois du Trocadéro, et qu’il dirige jusqu’en 1924.

  • Deva

    Signifie « divinité » en sanskrit.

  • Devatâ

    En sanskrit « divinité ».

  • dGe-lugs-pa

    Les « Vertueux ». Apparaissent au XVe siècle avec le réformateur Tsong-Kha-pa (1375-1419). Ces moines assurent le gouvernement temporel du Tibet à partir du XVIe siècle. Leurs pontifes, Dalaï lama et Panchen lama, sont choisis par le système des réincarnations.

  • Dhotî

    Long vêtement traditionnel porté en Asie du Sud par les hommes hindous.

  • Dîpamkara

    « Porteur de lampe », il est un des Buddha du passé. Il aurait vécu cent-mille ans sur Terre. En théorie, le nombre de Buddha ayant existé est énorme, on les désigne souvent collectivement sous le nom de « Mille Buddha ». Chacun d’entre eux ayant eu la charge d’un cycle.

  • dKa’-gdams-pa

    Ecole du bouddhisme tibétain fondée par ‘Brom-ston (1005-1064), élève du maître indien Atîsha (982-1054). Particulièrement influents aux XIe et XIIe siècles, les dKa-gdams-pa se fondirent dans l’école dGe-lugs-pa à la fin du XIVe siècle.

  • Dông Son

    Civilisation apparue vers le milieu du premier millénaire avant notre ère à l’extrême fin de l’âge du bronze et au début de l’âge du fer, dans la province du Thanh-hoa au Vietnam.

  • Dragon

    Animal de bon augure le plus important de la mythologie chinoise, il représente, entre autres le principe Yang et l’Orient. Associé à tous les états de l’eau, il symbolise également le ciel et l’empereur.

  • Dunhuang, Qianfodong (Grottes des mille Buddhas)

    Commanderie chinoise érigée au IIe siècle avant notre ère et située au Gansu, elle tira son importance de sa situation sur la route de la soie. Elle est aujourd’hui célèbre pour la beauté de ses temples bouddhiques rupestres. Ce site connut son apogée au début de l’époque des Tang (618-907). Murées au XIème siècle, ces grottes dont notamment celle dite « Grotte aux Manuscrits », contenaient l’ensemble de documents le plus important qui nous soit parvenu de la période médiévale du bouddhisme chinois.

  • Dvâravatî

    Royaume indianisé bouddhiste môn du centre et du Nord-est de l’actuelle Thaïlande.

  • Edo

    Résidence du Shôgun au début du XVIIème siècle jusqu’en 1868. Cette ville reçut alors le nom de Tôkyô et devint capitale nationale. C’est aussi le nom donné à la période durant laquelle la dynastie des shôgun Tokugawa, régna de 1603 à 1868 sur le Japon.

  • Etienne Aymonier

    Officier de marine, il sert en Cochinchine, où en 1874 il est chargé d’enseigner le cambodgien au collège des administrateurs stagiaires. Résidant à Phnom Penh, E. Aymonier poursuit l’exploration d’Angkor commencée par le lieutenant de vaisseau Delaporte et le docteur Harmand. En 1881, il est chargé d’une mission archéologique et épigraphique dans des secteurs encore inconnus. Dans les années qui suivent, Aymonier collabore avec la mission Pavie au Cambodge et en Annam : il recueille de nouvelles inscriptions khmères et de nombreux spécimens de sculptures pour le musée Guimet.

  • Façonné

    Tissu décoré de dessins plus ou moins complexes obtenus par le croisement des fils de chaîne et de trame et dont l’exécution nécessite l’emploi de procédés spéciaux de fabrication par lesquels les fils peuvent évoluer de diverses manières et faire varier les formes du dessin sur de larges surfaces.

  • Famille Rose

    Type de porcelaine apparaissant au cours des années 1730, et où le rose, obtenu à partir du pourpre de Cassius ( un chlorure d’or importé d’Europe vers les mêmes années), est prépondérant. Il s’agit d’un décor d’émaux, cuit à basse température ( vers 600° C, en une seconde cuisson ).

  • Foucher, Alfred (1865-1952)

    Normalien, agrégé de lettres, il fait un premier séjour en 1895 au nord-ouest de l’Inde, pour étudier les vestiges archéologiques de la civilisation gréco-bouddhique du Gandhâra, et reçoit une seconde mission l’année suivante dans le district de Peshâwar. En 1922, il est sollicité par les gouvernements français et afghan pour organiser la coopération culturelle qui donnera naissance à la D.A.F.A. (Délégation Archéologique Française en Afghanistan). De 1925 à 1927, Foucher dirige à Tokyo la maison franco-japonaise.

  • Fugen Bosatsu

    Fugen est l’un des deux bodhisattva qui assistent Shâkyamuni et dirigent les autres bodhisattva. Il est généralement représenté sur un éléphant blanc avec six défenses, et symbolise les vertus de la vérité et de la pratique. Le Fugen Bostasu Kambotsu est le 28e chapitre du Sûtra du Lotus. Il signifie « les encouragements du bodhisattva Fugen », épisode durant lequel il fait le voeu de protéger le Sûtra du Lotus.

  • Gandhâra

    Région historique de l’actuel Nord du Pakistan correspondant à la vallée de Peshâwar par extension, le terme a été appliqué parfois aux vallées de Kaboul et de la rivière Swat. Au croisement des routes commerciales véhiculant la religion bouddhique entre l’Inde, l’Asie centrale et le Moyen-Orient, le Gandhâra fut d’abord dominé par la dynastie des Maurya (fin IVe siècle-début du IeI siècle avant notre ère). Puis successivement par les Bactriens séleucides, les Indo-scythes et les Kouchan (Ier-IIIe siècle de notre ère). Taxila et Begram en étaient des centres culturels actifs. Du Ier siècle au VIIème siècle, le Gandhâra développa un style artistique mélangeant les influences Gréco-romaines, et le bouddhisme indien.

  • Garuda

    Oiseau mythique, ennemi héréditaire des nâga. Il est la monture du dieu Visnu, et est souvent représenté sous la forme hybride mi-humaine, mi-oiseau rapace.

  • Gigaku

    L’une des danses originaires de l’Asie centrale du VIIème siècle, imprégnées de traditions indiennes. Celle-ci transita par la Chine, la Corée avant d’arriver au Japon en 612. Elle utilisait des masques caricaturaux, ainsi que des évocations de personnages burlesques.

  • Gitagovinda

    En sanscrit « Le poème dans lequel le bouvier est chanté ». Ce poème lyrique célèbre la romance du bouvier divin Krisna et de sa bien-aimée Râdhâ. Il fut écrit par Jayadeva, qui appartenait à la cour du roi bengali Laksmanasena (r. 1178- 1205) à Navadvipa. Le Gitagovinda fut la source d’inspiration de nombre de délicates miniatures des écoles du Rajasthan et Pahari du XVIIe et XVIIIe siècle.

  • Giuseppe Castiglione (1688-1766)

    Peintre jésuite originaire de Milan. Il arrive en Chine en 1715 où il adopte le nom chinois de Lang Shining. Au palais impérial de Pékin, il acquiert sous le règne de Qianlong le rôle de premier peintre européen travaillant à la cour. Il transmet à des peintres chinois les éléments de la perspective occidentale et de la représentation des volumes, mais en même temps, il se met à l’école de le Chine, et en particulier de la peinture de portraits et chevaux.

  • Gupta

    Dynastie indienne originaire du Bihâr dont le règne s’étale entre le IV ème siècle et le VIème siècle de notre ère. Bien que ses souverains soient essentiellement adeptes du vishnouisme, ils sont néanmoins tolérants envers le bouddhisme Mahâyâna. Sous leur règne se développent deux importantes écoles d’art pour le rayonnement de l’art indien : celle de Mathurâ et celle de Sârnâth. La période Gupta est considérée comme la période classique de l’art indien.

  • Hackin, Joseph (1896-1941)

    Entré au musée Guimet comme secrétaire d’Emile Guimet dès 1907, il est nommé conservateur adjoint en 1913. Il participe au plan de réaménagement du musée qui est élaboré dès les années 1920, et présente les pièces rapportées par Pelliot du Turkestan chinois. En 1923, il réalise le catalogue des collections bouddhiques, étant alors conservateur. Adjoint en 1929 à la mission scientifique chargée d’effectuer des fouilles en Afghanistan, il est accompagné, lors de ses expéditions par sa femme Marie-Alice (Ria), ainsi que par l’architecte Jean Carl, qui participe à ses recherches archéologiques (Bâmyân, Kakrak, Begram). Ralliés à la « France Libre », Joseph et Ria Hackin disparaissent en mer le 20 février 1941.

  • Han

    Dynastie qui régna entre 220 avant et 206 de notre ère. Fondateur : Liu Bang ; capitales : Chang’an puis Luoyang. Elle a mis en place les principales structures politiques, économiques, sociales et culturelles qui caractériseront la Chine durant deux millénaires.

  • Harihara

    Image composite moitié Vishnu (Hari), moitié Shiva (Hara). Hari signifie « jaune », couleur bénéfique du drapé de Krishna, incarnation de Vishnu, alors que Hara signifie « destructeur ». Il a quatre bras, la partie de Hara est généralement coiffée d’un chignon en mèches torsadées, et son vêtement est parfois consitué d’une peau de tigre. La partie de Hari est coiffée d’une demi-tiare. Parmi ses attributs, on relève : le disque, la conque, le trident.

  • Hariti

    Dans la mythologie du boudhisme, ogresse qui fut convaincue par le Buddha d’abandonner ses habitudes cannibales pour devenir le protectrice des enfants.

  • Heian

    Actuelle Kyôtô, capitale des empereurs japonais qui régnèrent entre 794 et 1185, et qui donna son nom à cette période historique et culturelle. Cette période fut celle d’un développement des arts visuels raffinés et de la littérature, dans un Japon qui venait d’abandonner certaines des influences chinoises de l’époque précédente, pour se tourner vers une culture proprement japonaise.

  • Hephtalites

    Ce peuple nomade qui envahirent de façon l’Inde et l’Iran aux Vème et VIème siècle, est aussi appelé Huns Hephtalites. Les chroniques chinoises les décrivent comme des tribus vivant au nord de la Grande Muraille.

  • Hevajra

    « He lumineuse ». Divinité tutélaire du bouddhisme tantrique.

  • Hînayâna

    Ou « petit véhicule », nom de l’un des deux véhicules conduisant au nirvâna appelé surtout theravâda, « la voie des anciens ». Le mahâyâna et le hînayâna constituent les deux grandes divisions du bouddhisme.

  • Hiramaki-e

    Signifie « Maki-e en plat ». Technique de décoration des laques, développée à l’époque de Muromachi, qui utilise un décor de poudre d’or recouvert de laque transparente.

  • Hirameji

    Technique de décoration des laques appliquée pour les fonds, et qui utilise des particules d’or aplaties.

  • Hongshan

    Culture néolithique du Nord de la Chine qui se développa sur les plateaux de Sud-Ouest de la Mongolie et de l’Ouest du Liaoning entre 5000 et 3000 avant notre ère, et qui se caractérise par l’utilisation du jade comme élément de parure rituelle.

  • Hu

    Vase à vin, peut revêtir des formes variées.

  • Huang Gongwang (1269-1354)

    Philosophe et peintre de paysages chinois faisant partie du groupe des « Quatre Maîtres » qui, sous les Yuan, se tournait vers la peinture des Song du Nord et cherchait à renouveler la peinture. En refusant le réalisme codifié de la peinture académique des Song du Sud, il cherchait à donner une vision subjective du paysage visant à exprimer un état d’âme. Huang Gongwang créa un style de peinture présentant une rigueur et une simplicité de formes et de couleur entièrement nouvelle à l’époque des Yuan.

  • Huizong

    Huitième empereur de la dynastie chinoise des Song (960-1279). Il régna de 1101 à 1125. Grand amateur des arts, il fut lui-même peintre de thèmes naturalistes (fleurs et oiseaux) et calligraphe. Très versé dans le taoïsme, il dépensa des sommes considérables pour la construction de bâtiments religieux.

  • Ikat

    Mot d’origine malaiase désignant un procédé de teinture à la réserve selon lequel un même fil présente différentes couleurs sur sa longueur ; par extension, il désigne les tissus employant ce type de fils.

  • Indra

    Dieu puissant dominant le panthéon védique. Il porte le titre de roi et règne sur l’ensemble de la création. Dans l’hindouïsme classique, la position d’Indra est occupée par Visnu.

  • Ise monogatari (ou conte d’Ise)

    Roman anonyme de l’époque de Heian (794-1185).

  • Jaïnisme

    Religion de l’Inde. Le terme jaïnisme provient du sanskrit ji, « conquérir ». Il renvoie au combat que le moine jaïn doit mener contre ses passions afin d’accéder à l’omniscience et à la complète purification de son âme qui représente le but religieux du jaïnisme.

  • Java Centre

    Du milieu du VIIème siècle au milieu du Xème siècle, le pouvoir de Java était positionné au centre de l’île. Le pouvoir était alors détenu par plusieurs dynasties dont celle des Shailendra. Les plus beaux monuments javanais datent de cette époque : Borobudur, Prambanam.

  • Jayadeva

    Auteur du « Gitagovinda », il vécut à la cour du roi bengali Laksmanasena (r. 1178- 1205).

  • Jayarâjadevî

    Signifie « la Déesse du Roi de la Victoire ». Ce nom était porté par la première reine du roi Jayavarman VII, pieuse bouddhiste.

  • Jayavarman VII (1207-1218 ?)

    Jayavarman signifie « le protégé de la victoire ». Ce nom est porté par de nombreux rois khmers. Jayavarman VII hisse le bouddhisme au rang de religion d’Etat. Son nom posthume est Paramasaugatapada.

  • Jin

    Dynastie étrangère qui régna sur le nord de la Chine de 1115 à 1234. Originaires de Mandchourie, les Jurchen se donnèrent le nom de Jin lorsqu’ils défirent les Song du Nord et prirent leur capitale Kaifeng en 1126. Ils seront à leur tour anéanti