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  • Académie ou Bureau des Arts (Corée)

    Sous la dynastie de Chosôn, une grande importance était donnée aux arts. A cet effet fut créé un “Bureau des Arts”, ou “Académie Impériale” (Tohwa-so), fortement influencé par les peintres chinois comme Guo Xi des Song du Nord (960-1227), ou Ma Xia des Song du Sud (1127-1279).

  • Adibuddha

    Terme du bouddhisme ésotérique indien, désignant une entité abstraite, considérée comme buddha suprême, supérieur à l’ensemble des divinités. L’âdibuddha est représenté sur les peintures et sculptures comme un Buddha couronné habillé de manière princière et portant les attributs traditionnels d’un bodhisattva.

  • Akshobhya

    Dans le Mahâyâna et le bouddhisme tantrique, il est l’un des cinq buddha “de méditation” ou jina “vainqueurs” (des illusions).

  • Amarâvatî

    Site du Sud-Est de l’Inde situé en Andhra Pradesh. Important centre de l’art bouddhique, les stûpas de l’ Ecole d’Amarâvatî étaient revêtus partiellement de plaques de marbre blanc sculpté. Son style se développe entre le 1er siècle avant notre ère et le IIIe siècle de notre ère et influencera l’art du Sud-Est asiatique, en particulier celui de l’actuel Sri Lanka, de l’Indonésie et de la Thaïlande.

  • Amitâbha

    Littéralement “lumière infinie”. Un des buddha les plus importants et les plus populaires du mahâyâna. Il est l’un des cinq buddha transcendants ou jina, traditionnellement associés à l’une des cinq régions de l’espace (les quatre points cardinaux et le zénith). Maître du “paradis de l’Ouest”, la Sukhâvatî, sa couleur habituelle est le rouge, il est généralement associé au lotus, et ses mains forment le geste de méditation (“dhyâna-mudrâ “). Amitâbha est le principal objet de vénération des écoles du bouddhisme chinois et japonais. Il symbolise la sagesse et la miséricorde.

  • Angkor

    Nom dérivant du sanskrit nagara : ou “ville royale”. Nom actuel du site de la capitale khmère du début du Xe siècle à 1431, date traditionnellement retenue pour son abandon.

  • Angkor Thom

    Signifie “Ville royale qui est grande”. Ce nom désigne la ville ceinte de murailles édifiée sur le site d’Angkor à la fin du XIIème siècle par le roi Jayavarman VII.

  • Angkor Vat

    Signifie “La Ville royale qui est un monastère”. C’est le nom actuel du temple de Visnu construit au XIIème siècle par le roi Sûryavarman II. Ce sanctuaire fut affecté au culte bouddhique aux alentours du XVIème siècle.

  • Apsaras

    Signifie “qui marche (ou glisse) sur les eaux”. Ce nom désigne les nymphes célestes apparues lors du barattage de l’Océan de lait.

  • Asura

    “Démon”. Être divin s’opposant aux dieux.

  • Avalokiteshvara

    Entre autres : « Le seigneur qui regarde en bas ». Un des principaux bodhisattva dans le bouddhisme Mahayana. Une divinité qui incarne une des deux qualités majeures de Bouddha, la compassion, et que l’on retrouve dans une large palette iconographique. Ses nombreux bras symbolisent sa capacité à affronter toutes les situations pour le salut de l’ensemble des êtres vivants. Il est toujours associé à Amitabha, dont une représentation apparaît dans sa coiffure. Il est le plus généralement de couleur blanche, parfois même rouge. Il a beaucoup d’attributs, y compris un lotus rouge, un vase à eau, un rosaire, un bijou et un manuscrit. Avalokiteshvara est également adoré en Chine sous le nom de Guanyin, et au Japon sous le nom de Kannon. Dans ces deux pays, cette divinité est généralement considérée comme féminine.

  • Aymonier, Etienne (1844-1929)

    Officier de marine, il sert en Cochinchine, où en 1874 il est chargé d’enseigner le cambodgien au collège des administrateurs stagiaires. Résidant à Phnom Penh, E. Aymonier poursuit l’exploration d’Angkor commencée par le lieutenant de vaisseau Delaporte et le docteur Harmand. En 1881, il est chargé d’une mission archéologique et épigraphique dans des secteurs encore inconnus. Dans les années qui suivent, Aymonier collabore avec la mission Pavie au Cambodge et en Annam : il recueille de nouvelles inscriptions khmères et de nombreux spécimens de sculptures pour le musée Guimet.

  • Ayutthaya (1351-1767)

    Ville et ancienne capitale du royaume d’Ayutthaya (Siam). Son hégémonie succéda à celle de Sukhothaï. Durant le période d’Ayutthaya, les Thaïs ont consolidé leur pouvoir dans l’actuel centre de la Thaïlande, mais aussi dans la région de la péninsule. La Thaïlande de la période d’Ayutthaya était appelée Siam par ses voisins, et c’est sous ce nom qu’elle est le plus généralement connue.

  • Bactriane

    Ancien pays qui s’étendait entre les montagnes de l’Hindu-Koush et la rivière Amu Darya. La Bactriane est aujourd’hui partagée entre l’Afghanistan, l’Ouzbékistan, et le Tadjikistan. C’est surtout entre 600 avant notre ère et 600 de notre ère qu’elle prit toute son importance, grâce à sa position sur la Route de la Soie, voie non seulement de commerce entre l’Orient et l’Occident mais aussi d’échanges religieux et artistiques. Sous les Kouchans, elle devient un centre du bouddhisme, où subsistent d’importants témoignages de l’art du Gandhâra. La capitale était Bactres (auj. Balkh en Afghanistan).

  • Bâmiyân

    Ville d’Afghanistan, placée sur la Route de la soie. Ancien centre d’échanges commerciaux elle fut aussi un important centre d’enseignement bouddhique. Elle est mentionnée dès le Vème siècle de notre ère. Elle possède des vestiges de l’art statuaire et d’architecture rupestre présentant de nombreuses fresques pouvant être stylistiquement reliées avec celles du Turkestan chinois. A partir du VIIIème siècle, Bâmyân passa sous domination musulmane.

  • Barthoux Jules (1881-1965)

    Docteur ès-Sciences, membre de la Mission Archéologique Française en Afghanistan, il découvre, étudie treize sites autour de Hadda qu’il étudie, et rapporte au musée Guimet de nombreux documents.

  • Batik

    Mot d’origine javanaise désignant un procédé de teinture sur réserve à la cire.

  • Begram

    A 60km au nord de Kaboul, il s’agit de l’ancienne capitale des rois bactriens (IIIème-IIème siècle avant notre ère). Sous le nom de Kapishi, elle devint la résidence d’été des rois de la dynastie Kouchane (Ième-IIIème siècle).

  • Bhairava

    Une manifestation destructrice de Shiva. Cette divinité hindouiste fut adoptée par le bouddhisme tantrique du Tibet sous le nom de Vajrabhairava.

  • bi

    Le bi est un disque en jade, généralement de la néphrite, comportant en son centre une ouverture circulaire. Exécuté dans un matériau noble et prestigieux, cet objet rituel est considéré comme ayant des vertus apotropaïques. En Chine, où il apparaît dès l’époque Néolithique dans le contexte funéraire et connaîtra une longue tradition, le bi est le symbole du rang et du statut du défunt. Plus tard, cette dimension s’élargit : symbole du ciel et insigne de protection, il devient aussi un gage d’alliance entre l’empereur et ses vassaux.

  • Bidar

    Ville du Karnataka du Nord-Est dans le Dekkan. Depuis le XIVe siècle, Bidar est célèbre pour sa production des arts du métal en bidri à la décoration damasquinée.

  • Bodhisattva

    «Être promis à l’éveil», renonce au nirvâna, «l’extinction totale», pour sauver tous les êtres. La vertu déterminante de son action est la compassion (karunâ), soutenue par une connaissance et une sagesse (prajñâ) parfaites. Le bouddhisme Mahâyâna, et le bouddhisme tantrique, privilégient un groupe de huit bodhisattva. La liste la plus répandue comprend : Avalokiteshvara, Âkâshagarbha, Vajrapâni, Kshitigarbha, Sarvanîvaranavishkambhin, Maitreya, Samantabhadra et Mañjushrî. Ils sont généralement représentés, parés, richement vêtus et sont différenciés par leurs gestes, leurs attributs, leurs assistants ou encore leur coiffure.

  • Borobudur

    Monument de l’époque de Java centre (milieu du VIIème – milieu Xème siècle) en Indonésie, ayant la particularité de mêler la forme d’un stûpa bouddhique traditionnel, et d’un mandala du bouddhisme tantrique. Ce bâtiment fut édifié aux VIIIème-IX ème siècles, sous la dynastie Shailendra. Le style de Borobudur était influencé par l’Inde Gupta et post-Gupta.

  • Bouddhisme

    Le bouddhisme apparut au Ve siècle avant notre ère. Fondé par le Buddha qui formula les quatre vérités fondamentales sur l’origine de la souffrance et les moyens de s’en délivrer. Il prônait le respect de tous les êtres, la non-violence, et la méditation afin d’atteindre la voie du salut. Le bouddhisme se partage en trois grands courants : -Hînayâna (dit aussi Theravâda) : Est la voie du bouddhisme originel dans laquelle seuls les religieux ont accès au salut, mais les laïcs peuvent l’obtenir en accumulant un certain nombre de mérites au cours de leurs existences successives. -Mahâyâna (le “Grand Véhicule”) : Le bouddhisme du Mahâyâna est davantage ouvert aux laïcs qui sont aidés sur la voie du salut par les bodhisattvas. -Vajrayâna (le bouddhisme tantrique) Cette forme du bouddhisme permet aux adeptes d’obtenir le salut en une seule existence par des pratiques ésotériques.

  • Broché

    Terme utilisé pour désigner un effet de dessin formé par une trame qui limite son emploi à la largeur des motifs qu’elle produit. Tissu auquel participent de telles trames.

  • Buddha

    Signifie littéralement “L’Eveillé” : dans un premier temps, cet épithète désignait Shâkyamuni. Le développement des doctrines bouddhiques devait en faire un terme générique de tout être ayant atteint la libération parfaite, qui permet ainsi d’échapper au cycle des renaissances (samsâra). Certains groupes jouent un rôle important, tels les buddha incarnés dans une période cosmique (mânusi buddha), les jina, les trente-cinq buddha de confession des fautes, et les huit buddha de médecine. On distingue deux sortes de buddha: le Pratyeka-Buddha, qui connaît l’Illumination parfaite, mais ne fait profiter personne de son expérience et le samyak-sambodhi qui, pour le salut de tous les êtres, prêche autour de lui la doctrine qu’il vient de redécouvrir.

  • Buddhaghosa

    Buddhagosa est le plus illustre des commentateurs du canon pâli. Né dans une famille brahmanique de Buddha Gaya, il vécut au début du cinquième siècle de notre ère et alla à Ceylan où il composa sa grande oeuvre, le Visuddhi-Magga ou “Chemin de la complète purification”.

  • Candella

    Clan rajput d’origine Gond qui gouverna le centre-nord de l’Inde et combattit les premiers envahisseurs musulmans. On suppose que les premiers Candella ont gouverné dès le début du IXe siècle de notre ère. Leurs places fortes étaient les célèbres forteresses de Kalinjar, Khajuraho, Mahoba et Ajaigarh. Ils furent vaincus par les musulmans à la fin du XIe siècle.

  • Céladon

    Grès à couverte monochrome variant du vert clair aux teintes plus ou moins bleutées, grisâtres ou olivâtres, cuit à haute température ( 1200-1280°C ), et qui parvint à son apogée à l’époque des Song (960-1279). La désignation de ces céramiques en occident résulterait de l’analogie avec les rubans verts que portait Céladon, le berger de l’Astrée, roman d’Honoré d’Urfé (XVIIème siècle). Les catégories majeures des Céladons proviennent des fours de Yaozhou dans la province du Shaanxi, de Ru, dans le Henan, de Longquan, et de Yue dans la province du Jiangsu.

  • Champa

    Ancien royaume indianisé d’Asie du Sud-Est fondé dans les premiers siècles de l’ère chrétienne et s’étendant du centre au sud de la région côtière vietnamienne. Le Champa sera progressivement englobé par le royaume du Dai Viet, et disparaîtra en 1832.

  • Chang’an (Aujourd’hui Xi’an)

    Ce nom de Chang’an signifiait “la cité fortifiée de la paix éternelle”. En tant que capitale de la Chine sous les Han -avec déjà 250 000 habitants- et sous les Tang (618-907), sa situation dans le Shaanxi permettait la liaison rapide avec la vallée du fleuve Jaune, les provinces du Sud-Ouest et l’Asie centrale. Entre la fin des Han et le début des Sui (581-618), Chang’an déclina, mais elle connut un renouveau à la fin du VIe siècle . C’est sous les Tang que cette ville connaîtra sa plus grande époque. Sa renommée était alors mondiale. Grand centre de commerce de plus d’un million d’habitants, les marchands venus de toutes parts y affluaient en même temps que de nombreux diplomates, moines et pèlerins.

  • Choli

    Sorte de brassière portée par les Indiennes.

  • Chông Sôn (1676-1759)

    Peintre de cour coréen qui fut le premier à s’écarter des modèles de l’Académie chinoise, et tira son style original de l’observation directe de la nature et des paysages coréens qui l’entourent. Sous son influence, ce style de peinture se répandit parmi de nombreux peintres coréens.

  • Chosôn

    Egalement appelée dynastie Yi. Elle fut le dernière et la plus longue dynastie de Corée (1392-1910). Chosôn est le nom d’un antique royaume de Corée, et Yi est le nom de la famille régnante. Le bouddhisme, qui était encore actif durant l’époque précédente de Koryô (918-1392), fut remplacé par le Néo-Confucianisme. Celui-ci influença les arts, la morale, bien qu’un art original proprement coréen, d’une grande spontanéité se développa à cette époque.

  • Chu

    Un des principaux royaumes de la Chine du Sud. Connut son apogée à l’époque des royaumes combattants (481-221) et fut finalement engobé par celui de Qin mené par le premier empereur, Qin shi huang.

  • Chûson-ji

    Temple situé à Hiraizumi (préfecture de Iwate), fondé par Ennin (794-864) au milieu du XIème siècle. La famille Fujiwara, l’enrichit et en fait un sanctuaire du Jôdo au XIIème siècle.

  • Cinq Dynasties (907-960)

    Période d’anarchie politique succédant à la fin de la dynastie chinoise des Tang, entre 907 (fin officielle des Tang) et 960, date à laquelle la dynastie des Song du Nord rétablit une certaine unité. L’art de l’époque connaît une rapide évolution dans les différentes cours chinoises, et assure une transition entre le faste de l’art des Tang et l’esthétique raffinée et sobre des Song.

  • Confucianisme

    Courant intellectuel majeur en Chine, basé sur l’enseignement de Confucius (Kongzi, 551-479 av. notre ère), philosophie, socio-politique et religieux. Se référant à un “Age d’or”, il développe une conception très rigoriste du respect des règles de la vie en société et de celui des rites qui assurent la cohésion entre ce monde et le ciel.

  • Damas

    Type de tissu qui se caractérise par un effet de fond et par un effet de dessin constitué par la face chaîne et la face trame d’une même armure. Il a la particularité d’être réversible.

  • Daruma

    Traduction japonaise de Bodhidarma, qui fonda la secte Chan (en japonais Zen) en Chine à la fin du Vème siècle de notre ère. Originaire du sud de l’Inde, il étudia la doctrine du Mahâyâna, et se consacra ensuite à la pratique de la méditation. Il voyagea à travers de nombreux pays, et arriva en Chine où il prêcha la doctrine Chan dans la capitale de la dynastie Liang (502-557). Rejeté, il médita durant neuf années face à un mur, afin de s’éveiller à la profonde vérité du Chan.

  • Dehua

    Four situés dans la province chinoise du Fujian. Dès l’époque de Yuan (1279-1368), les fours de Dehua avaient tenté de produire une porcelaine très blanche. Ils sont célèbres pour leur production de statuettes bouddhiques en porcelaine, et sont connus en Europe sous la dénomination de “Blanc de Chine”.

  • Delaporte, Louis (1842-1925)

    Il visita le site d’Angkor en 1866. Choisi pour ses talents de dessinateur, Delaporte accompagne la Mission Doudart de Lagrée explorant le cours du Mekong. En 1873, il rapporte de nombreux moulages, copies, schémas, plans et œuvres d’une expédition à Angkor. De retour en France, il est désigné pour mettre en place le musée Khmer de Compiègne. Après une nouvelle mission au Cambodge en 1881, il est nommé conservateur des collections khmères du Palais du Trocadéro qui, plus tard devient le Musée Indochinois du Trocadéro, et qu’il dirige jusqu’en 1924.

  • Deva

    Signifie “divinité” en sanskrit.

  • Devatâ

    En sanskrit “divinité”.

  • dGe-lugs-pa

    Les “Vertueux”. Apparaissent au XVe siècle avec le réformateur Tsong-Kha-pa (1375-1419). Ces moines assurent le gouvernement temporel du Tibet à partir du XVIe siècle. Leurs pontifes, Dalaï lama et Panchen lama, sont choisis par le système des réincarnations.

  • Dhotî

    Long vêtement traditionnel porté en Asie du Sud par les hommes hindous.

  • Dîpamkara

    “Porteur de lampe”, il est un des Buddha du passé. Il aurait vécu cent-mille ans sur Terre. En théorie, le nombre de Buddha ayant existé est énorme, on les désigne souvent collectivement sous le nom de “Mille Buddha”. Chacun d’entre eux ayant eu la charge d’un cycle.

  • dKa’-gdams-pa

    Ecole du bouddhisme tibétain fondée par ‘Brom-ston (1005-1064), élève du maître indien Atîsha (982-1054). Particulièrement influents aux XIe et XIIe siècles, les dKa-gdams-pa se fondirent dans l’école dGe-lugs-pa à la fin du XIVe siècle.

  • Dông Son

    Civilisation apparue vers le milieu du premier millénaire avant notre ère à l’extrême fin de l’âge du bronze et au début de l’âge du fer, dans la province du Thanh-hoa au Vietnam.

  • Dragon

    Animal de bon augure le plus important de la mythologie chinoise, il représente, entre autres le principe Yang et l’Orient. Associé à tous les états de l’eau, il symbolise également le ciel et l’empereur.

  • Dunhuang, Qianfodong (Grottes des mille Buddhas)

    Commanderie chinoise érigée au IIe siècle avant notre ère et située au Gansu, elle tira son importance de sa situation sur la route de la soie. Elle est aujourd’hui célèbre pour la beauté de ses temples bouddhiques rupestres. Ce site connut son apogée au début de l’époque des Tang (618-907). Murées au XIème siècle, ces grottes dont notamment celle dite “Grotte aux Manuscrits”, contenaient l’ensemble de documents le plus important qui nous soit parvenu de la période médiévale du bouddhisme chinois.

  • Dvâravatî

    Royaume indianisé bouddhiste môn du centre et du Nord-est de l’actuelle Thaïlande.

  • Edo

    Résidence du Shôgun au début du XVIIème siècle jusqu’en 1868. Cette ville reçut alors le nom de Tôkyô et devint capitale nationale. C’est aussi le nom donné à la période durant laquelle la dynastie des shôgun Tokugawa, régna de 1603 à 1868 sur le Japon.

  • Etienne Aymonier

    Officier de marine, il sert en Cochinchine, où en 1874 il est chargé d’enseigner le cambodgien au collège des administrateurs stagiaires. Résidant à Phnom Penh, E. Aymonier poursuit l’exploration d’Angkor commencée par le lieutenant de vaisseau Delaporte et le docteur Harmand. En 1881, il est chargé d’une mission archéologique et épigraphique dans des secteurs encore inconnus. Dans les années qui suivent, Aymonier collabore avec la mission Pavie au Cambodge et en Annam : il recueille de nouvelles inscriptions khmères et de nombreux spécimens de sculptures pour le musée Guimet.

  • Façonné

    Tissu décoré de dessins plus ou moins complexes obtenus par le croisement des fils de chaîne et de trame et dont l’exécution nécessite l’emploi de procédés spéciaux de fabrication par lesquels les fils peuvent évoluer de diverses manières et faire varier les formes du dessin sur de larges surfaces.

  • Famille Rose

    Type de porcelaine apparaissant au cours des années 1730, et où le rose, obtenu à partir du pourpre de Cassius ( un chlorure d’or importé d’Europe vers les mêmes années), est prépondérant. Il s’agit d’un décor d’émaux, cuit à basse température ( vers 600° C, en une seconde cuisson ).

  • Foucher, Alfred (1865-1952)

    Normalien, agrégé de lettres, il fait un premier séjour en 1895 au nord-ouest de l’Inde, pour étudier les vestiges archéologiques de la civilisation gréco-bouddhique du Gandhâra, et reçoit une seconde mission l’année suivante dans le district de Peshâwar. En 1922, il est sollicité par les gouvernements français et afghan pour organiser la coopération culturelle qui donnera naissance à la D.A.F.A. (Délégation Archéologique Française en Afghanistan). De 1925 à 1927, Foucher dirige à Tokyo la maison franco-japonaise.

  • Fugen Bosatsu

    Fugen est l’un des deux bodhisattva qui assistent Shâkyamuni et dirigent les autres bodhisattva. Il est généralement représenté sur un éléphant blanc avec six défenses, et symbolise les vertus de la vérité et de la pratique. Le Fugen Bostasu Kambotsu est le 28e chapitre du Sûtra du Lotus. Il signifie “les encouragements du bodhisattva Fugen”, épisode durant lequel il fait le voeu de protéger le Sûtra du Lotus.

  • Gandhâra

    Région historique de l’actuel Nord du Pakistan correspondant à la vallée de Peshâwar par extension, le terme a été appliqué parfois aux vallées de Kaboul et de la rivière Swat. Au croisement des routes commerciales véhiculant la religion bouddhique entre l’Inde, l’Asie centrale et le Moyen-Orient, le Gandhâra fut d’abord dominé par la dynastie des Maurya (fin IVe siècle-début du IeI siècle avant notre ère). Puis successivement par les Bactriens séleucides, les Indo-scythes et les Kouchan (Ier-IIIe siècle de notre ère). Taxila et Begram en étaient des centres culturels actifs. Du Ier siècle au VIIème siècle, le Gandhâra développa un style artistique mélangeant les influences Gréco-romaines, et le bouddhisme indien.

  • Garuda

    Oiseau mythique, ennemi héréditaire des nâga. Il est la monture du dieu Visnu, et est souvent représenté sous la forme hybride mi-humaine, mi-oiseau rapace.

  • Gigaku

    L’une des danses originaires de l’Asie centrale du VIIème siècle, imprégnées de traditions indiennes. Celle-ci transita par la Chine, la Corée avant d’arriver au Japon en 612. Elle utilisait des masques caricaturaux, ainsi que des évocations de personnages burlesques.

  • Gitagovinda

    En sanscrit “Le poème dans lequel le bouvier est chanté”. Ce poème lyrique célèbre la romance du bouvier divin Krisna et de sa bien-aimée Râdhâ. Il fut écrit par Jayadeva, qui appartenait à la cour du roi bengali Laksmanasena (r. 1178- 1205) à Navadvipa. Le Gitagovinda fut la source d’inspiration de nombre de délicates miniatures des écoles du Rajasthan et Pahari du XVIIe et XVIIIe siècle.

  • Giuseppe Castiglione (1688-1766)

    Peintre jésuite originaire de Milan. Il arrive en Chine en 1715 où il adopte le nom chinois de Lang Shining. Au palais impérial de Pékin, il acquiert sous le règne de Qianlong le rôle de premier peintre européen travaillant à la cour. Il transmet à des peintres chinois les éléments de la perspective occidentale et de la représentation des volumes, mais en même temps, il se met à l’école de le Chine, et en particulier de la peinture de portraits et chevaux.

  • Gupta

    Dynastie indienne originaire du Bihâr dont le règne s’étale entre le IV ème siècle et le VIème siècle de notre ère. Bien que ses souverains soient essentiellement adeptes du vishnouisme, ils sont néanmoins tolérants envers le bouddhisme Mahâyâna. Sous leur règne se développent deux importantes écoles d’art pour le rayonnement de l’art indien : celle de Mathurâ et celle de Sârnâth. La période Gupta est considérée comme la période classique de l’art indien.

  • Hackin, Joseph (1896-1941)

    Entré au musée Guimet comme secrétaire d’Emile Guimet dès 1907, il est nommé conservateur adjoint en 1913. Il participe au plan de réaménagement du musée qui est élaboré dès les années 1920, et présente les pièces rapportées par Pelliot du Turkestan chinois. En 1923, il réalise le catalogue des collections bouddhiques, étant alors conservateur. Adjoint en 1929 à la mission scientifique chargée d’effectuer des fouilles en Afghanistan, il est accompagné, lors de ses expéditions par sa femme Marie-Alice (Ria), ainsi que par l’architecte Jean Carl, qui participe à ses recherches archéologiques (Bâmyân, Kakrak, Begram). Ralliés à la “France Libre”, Joseph et Ria Hackin disparaissent en mer le 20 février 1941.

  • Han

    Dynastie qui régna entre 220 avant et 206 de notre ère. Fondateur : Liu Bang ; capitales : Chang’an puis Luoyang. Elle a mis en place les principales structures politiques, économiques, sociales et culturelles qui caractériseront la Chine durant deux millénaires.

  • Harihara

    Image composite moitié Vishnu (Hari), moitié Shiva (Hara). Hari signifie “jaune”, couleur bénéfique du drapé de Krishna, incarnation de Vishnu, alors que Hara signifie “destructeur”. Il a quatre bras, la partie de Hara est généralement coiffée d’un chignon en mèches torsadées, et son vêtement est parfois consitué d’une peau de tigre. La partie de Hari est coiffée d’une demi-tiare. Parmi ses attributs, on relève : le disque, la conque, le trident.

  • Hariti

    Dans la mythologie du boudhisme, ogresse qui fut convaincue par le Buddha d’abandonner ses habitudes cannibales pour devenir le protectrice des enfants.

  • Heian

    Actuelle Kyôtô, capitale des empereurs japonais qui régnèrent entre 794 et 1185, et qui donna son nom à cette période historique et culturelle. Cette période fut celle d’un développement des arts visuels raffinés et de la littérature, dans un Japon qui venait d’abandonner certaines des influences chinoises de l’époque précédente, pour se tourner vers une culture proprement japonaise.

  • Hephtalites

    Ce peuple nomade qui envahirent de façon l’Inde et l’Iran aux Vème et VIème siècle, est aussi appelé Huns Hephtalites. Les chroniques chinoises les décrivent comme des tribus vivant au nord de la Grande Muraille.

  • Hevajra

    “He lumineuse”. Divinité tutélaire du bouddhisme tantrique.

  • Hînayâna

    Ou “petit véhicule”, nom de l’un des deux véhicules conduisant au nirvâna appelé surtout theravâda, “la voie des anciens”. Le mahâyâna et le hînayâna constituent les deux grandes divisions du bouddhisme.

  • Hiramaki-e

    Signifie “Maki-e en plat”. Technique de décoration des laques, développée à l’époque de Muromachi, qui utilise un décor de poudre d’or recouvert de laque transparente.

  • Hirameji

    Technique de décoration des laques appliquée pour les fonds, et qui utilise des particules d’or aplaties.

  • Hongshan

    Culture néolithique du Nord de la Chine qui se développa sur les plateaux de Sud-Ouest de la Mongolie et de l’Ouest du Liaoning entre 5000 et 3000 avant notre ère, et qui se caractérise par l’utilisation du jade comme élément de parure rituelle.

  • Hu

    Vase à vin, peut revêtir des formes variées.

  • Huang Gongwang (1269-1354)

    Philosophe et peintre de paysages chinois faisant partie du groupe des “Quatre Maîtres” qui, sous les Yuan, se tournait vers la peinture des Song du Nord et cherchait à renouveler la peinture. En refusant le réalisme codifié de la peinture académique des Song du Sud, il cherchait à donner une vision subjective du paysage visant à exprimer un état d’âme. Huang Gongwang créa un style de peinture présentant une rigueur et une simplicité de formes et de couleur entièrement nouvelle à l’époque des Yuan.

  • Huizong

    Huitième empereur de la dynastie chinoise des Song (960-1279). Il régna de 1101 à 1125. Grand amateur des arts, il fut lui-même peintre de thèmes naturalistes (fleurs et oiseaux) et calligraphe. Très versé dans le taoïsme, il dépensa des sommes considérables pour la construction de bâtiments religieux.

  • Ikat

    Mot d’origine malaiase désignant un procédé de teinture à la réserve selon lequel un même fil présente différentes couleurs sur sa longueur ; par extension, il désigne les tissus employant ce type de fils.

  • Indra

    Dieu puissant dominant le panthéon védique. Il porte le titre de roi et règne sur l’ensemble de la création. Dans l’hindouïsme classique, la position d’Indra est occupée par Visnu.

  • Ise monogatari (ou conte d’Ise)

    Roman anonyme de l’époque de Heian (794-1185).

  • Jaïnisme

    Religion de l’Inde. Le terme jaïnisme provient du sanskrit ji, “conquérir”. Il renvoie au combat que le moine jaïn doit mener contre ses passions afin d’accéder à l’omniscience et à la complète purification de son âme qui représente le but religieux du jaïnisme.

  • Java Centre

    Du milieu du VIIème siècle au milieu du Xème siècle, le pouvoir de Java était positionné au centre de l’île. Le pouvoir était alors détenu par plusieurs dynasties dont celle des Shailendra. Les plus beaux monuments javanais datent de cette époque : Borobudur, Prambanam.

  • Jayadeva

    Auteur du “Gitagovinda”, il vécut à la cour du roi bengali Laksmanasena (r. 1178- 1205).

  • Jayarâjadevî

    Signifie “la Déesse du Roi de la Victoire”. Ce nom était porté par la première reine du roi Jayavarman VII, pieuse bouddhiste.

  • Jayavarman VII (1207-1218 ?)

    Jayavarman signifie “le protégé de la victoire”. Ce nom est porté par de nombreux rois khmers. Jayavarman VII hisse le bouddhisme au rang de religion d’Etat. Son nom posthume est Paramasaugatapada.

  • Jin

    Dynastie étrangère qui régna sur le nord de la Chine de 1115 à 1234. Originaires de Mandchourie, les Jurchen se donnèrent le nom de Jin lorsqu’ils défirent les Song du Nord et prirent leur capitale Kaifeng en 1126. Ils seront à leur tour anéantis par les Mongols.

  • Jina

    Groupe de cinq buddha appartenant au Mahâyâna. Ils sont en méditation perpétuelle, traditionnellement associés à l’une des cinq régions de l’espace (les quatre points cardinaux et le zénith), une couleur, une monture, un geste canonique spécifique, une qualité qu’ils exaltent et un défaut qu’ils combattent plus particulièrement. Ils possèdent chacun un double féminin, leur “prajñâ” ou sagesse avec laquelle ils peuvent être représentés unis. On les appelle également tathâgata “ceux qui sont allé ainsi”. Leur groupe comprend : Vairocana au centre, Akshobhya à l’est, Ratnasambhava au sud, Amitâbha à l’ouest et Amoghasiddhi au nord.

  • Jingdezhen

    Centre de production de céramique situé dans la province chinoise du Jiangxi. Il est principalement célèbre pour sa production de porcelaine, à laquelle il sera dévolu dès l’époque des Yuan (1279-1368). Comptant plusieurs centaines de fours, pratiquant la division des taches aboutissant au produit final, et jouissant d’une position proche des centres d’extraction de matière première et des fleuves pour le transport, Jingdezhen deviendra l’un des tout premiers complexes industriels au monde.

  • Jôdô-shu

    La secte bouddhique de la “Terre pure” (le paradis d’Amida). Elle fut créée en 1174 par Hônen (1133-1212). Cette école enseigne que le culte rendu au Buddha, en particulier l’invocation du nom d’Amida, permet de renaître dans le paradis de la Terre pure.

  • Jômon

    Epoque du Néolithique japonais, caractérisée par une céramique au décor cordé (jômon), s’étalant de 7000 au IIIème siècle avant notre ère.

  • Kalamkari

    Terme d’origine persane désignant une étoffe de coton peinte à la main (de kalam : pinceau, brosse et kari : main). Le dessin est réalisé à la main au fusain ou à la poudre de charbon. Les parties destinées à être rouges ou ocres sont recouvertes, à l’aide du kalam, de mordants (généralement des sels métalliques ou de l’alun) qui permettent la fixation des couleurs lors du bain de teinture. Seul l’indigo peut se passer de mordant. Donc on réalise d’abord les autres couleurs que l’on protège ensuite à la cire avant le bain d’indigo.

  • Kamakura (1192-1333)

    Capitale du clan des shôgun Minamoto qui renforcèrent les bases de la féodalité au Japon. Cette période de Kamakura vit l’émergence d’une classe guerrière qui accordait une grande importance aux notions de devoir, de fidélité, et de courage.

  • Kamben

    Terme javanais désignant une sorte d’écharpe ou de châle (identique au slendang de Sumatra).

  • Kângrâ

    Précédemment appelée Nagarkot cette ville était une place forte des râja rajpoutes. Elle fut finalement conquise par les Moghols. Aux XVIIIe et XIXe siècles, elle devint le centre d’épanouissement du style de miniature Pahari, aux couleurs calmes et dont les compositions dégageaient une douce atmosphère lyrique caractéristique.

  • Kanishka

    Le plus important souverain de la dynastie Kouchane (Ier-IIIe siècle de notre ère) qui régna sur l’Inde du Nord, l’Afghanistan et probablement les régions nord du Cachemire. Bien qu’il fut un grand protecteur du bouddhisme, il tolérait également les autres religions. C’est sous son règne que naquit l’art gréco-bouddhique du Gandhâra.

  • Kannon

    Nom japonais du bodhisattva, “Avalokiteshvara” (en Chinois Guanyin), “celui qui perçoit les sons du Monde”.

  • Kantha

    Couverture de coton faite d’étoffes usagées, piquées et brodées par les femmes du Bengale.

  • Kanto

    Nom donné aux régions qui s’étendent dans la partie septentrionale de l’île de Honshu.

  • kapâlâ, thod-phor

    Coupe crânienne présente dans de nombreux rituels du bouddhisme. Elle accompagne souvent les divinités.

  • Kaya

    Confédération de tribus fondée au début de notre ère dans le sud de la Corée. Les découvertes archéologiques montrent que sa culture était proche de celle du proche Royaume du Silla. Cependant Kaya ne devint jamais un royaume centralisé, et fut envahi par le Silla entre 532 et 562.

  • Kepala

    Littéralement « tête », ce terme désigne la partie la plus ornée du sarong.

  • Kesa

    Châle des moines bouddhistes japonais.

  • Khajurâho

    Ville du Madhya-Pradesh nord, en Inde centrale. Etait l’une des capitales de la dynastie des Candella qui, entre le IXe et le XIe siècle gouvernait un large royaume englobant presque la totalité du Madhya-Pradesh. Cette capitale comprenait plus de 85 temples hindouistes en grès richement sculpté de personnages d’une haute sensualité. Parmi ceux-ci, le célèbre temple shivaïte Kandarya Mahadeva. Ces ensembles furent bâtis par les souverains successifs de cette dynastie entre 950 et 1050. A la fin du XIe siècle, la cour déménagea, mais Khajurâho continua son activité religieuse jusqu’au XIVe siècle.

  • Kirikane

    Technique de décoration utilisant des petits carrés de feuilles d’or ou d’argent appliqués à la surface des laques en maki-e.

  • Kofun

    Terme japonais signifiant “sépulture ancienne”. Il désigne des tombes à tumuli de tailles et de plans divers, contemporaines de l’âge du fer dans l’île.

  • Koguryô

    Le plus grand des trois royaumes qui composaient la Corée jusqu’en 668. La tradition retient la date de 37 avant notre ère pour la fondation du Koguryô. A son apogée, ce royaume englobait toute la moitié nord de la péninsule ainsi qu’une partie de la Mandchourie. L’introduction du bouddhisme en 372 de notre ère intervint comme support supplémentaire à l’organisation administrative centralisée de ce royaume. A la même époque, le confucianisme devint, lui, une idéologie prisée pour le maintien de l’ordre social.

  • Koh Ker

    Nom actuel du site khmer antique de Chok Gargyar, capitale khmère entre 928 et 944. Son nom sanskrit est Lingapura “la cité du linga“.

  • Koryô

    Dynastie qui régna en Corée de 918 à 1392, période de bouleversements politique, social et culturel de grande envergure.

  • Kosode

    Ancêtre du kimono moderne, caractérisé par d’étroites ouvertures pour les mains à l’extrémité des manches.

  • Kouchan

    Dynastie qui régna de la fin du Ier siècle au début du IIIe siècle de notre ère, sur un royaume incluant le nord de l’Inde, certaines régions d’Asie centrale, le Pakistan et l’Afghanistan actuels. La dynastie Kouchane érigea une société éclectique basée sur les cultures gréco-romaines, iraniennes et indiennes aujourd’hui évoquées par la numismatique de l’époque. Cette dynastie, est caractérisée par l’art du Gandhâra.

  • lamaïsme

    Terme souvent employé au XIXème siècle et dans le première moitié du XXème siècle pour désigner le bouddhisme tibétain.

  • Lampas

    Type de tissu façonné se définissant par l’emploi de deux chaînes ayant deux structures distinctes, une pour le décor à dominante trame et une pour le fond à dominante chaîne.

  • Lan Na

    Royaume fondé au XIIIème siècle au nord de la Thaïlande, aux dépends de l’ancien royaume Môn de Haripunjaya. La capitale de ce royaume était Chiang Mai. Sous le règne de Mangrai et de ses successeurs, le Lan Na devint un centre de diffusion du bouddhisme therâvada. Le royaume disparaît officiellement en 1932.

  • Lancé

    Effet de dessin formé par une trame passée dans toute la largeur du tissu mais qui ne participe pas à la formation des effets de fond.

  • Lanzhou (ville de)

    Ville de la province chinoise du Gansu. Elle fut un grand centre caravanier en raison de sa position sur les routes venues de Mongolie et du Tibet vers l’Asie.

  • Lat

    Une des trames composant la passée. Un tissu est dit deux lats lorsque deux trames participent en même temps à son exécution.

  • Leiwen

    Motif en spirale à angles droits symbolisant la foudre, et couramment utilisé sous forme de décor tapissant sur les Oeuvres en bronze des dynasties chinoises Shang (XVIIème siècle-1027 av. notre ère) et Zhou (1027-221 av. notre ère).

  • Liangzhu

    Culture néolithique située dans l’actuelle province chinoise du Jiangsu. Elle se développa entre 3000 et 2000 avant notre ère, et est essentiellement connue pour sa production d’objets en jade. De cette culture proviendrait également le premier mobilier en laque.

  • Liao : dynastie (916-1125)

    Dynastie étrangère d’origine nomade (Qitan), elle règnera sur le Nord de la Chine et recevra un confortable tribut en argent et soie, prix de la paix pour les Song. Son art original est néanmoins très influencé par celui des Tang et en partie par celui des Song du Nord.

  • Licchavi

    Peuple qui s’installa vers les Vème-VIème siècles avant notre ère sur le rive nord du Gange dans la région actuelle du nord du Bihar en Inde.

  • Lokapâla

    Gardiens célestes des points cardinaux.

  • Luohan ( ou arhat en sanscrit)

    Ce terme signifie “méritant” ou “vénérable”, désigne à l’origine les disciples du Buddha et par extension tout saint personnage garant et protecteur de la Loi. Au nombre de 4, 16 puis 500, leur excellence leur permet d’accéder à l’extinction complète aussitôt après la mort. Ils sont représentés sous les traits de personnages au crâne rasé portant l’habit monastique et sont considérés comme modèles de la vie ascétique et méditative.

  • Luoyang

    Ville de la province chinoise du Henan. Capitale des Zhou orientaux (770-221 avant notre ère), des Han postérieurs (25-220 de notre ère), puis des Wei du Nord (386-534), et deuxième capitale sous les Tang (618-907).

  • Mahâbhârata

    L’une des deux épopées indiennes classiques, avec le Râmâyana. L’histoire raconte la rivalité qui opposa les frères Pandava à leurs cousins les Kaurava ainsi que la grande bataille qu’ils se livrèrent sur le Kuruksetra. Dans ce texte, Krisna apparaît en tant qu’aurige d’Arjuna.

  • Mahâkâlâ

    Dans le bouddhisme tbétain, il est l’un des huit divinité protectrices de la religion : C’est un Dharmapâla “protecteur de la loi religieuse”. Ceux-ci sont représentés sous leur aspect féroces afin d’inspirer la terreur aux esprits maléfiques.

  • Mahâyâna

    “Grand véhicule” ou grand moyen de progression (L. Renou), forme de bouddhisme apparue vers le 1er siècle. Contrairement au bouddhisme de tradition ancienne ou Theravâda (appelé aussi Hînayâna), le Mahâyâna présente un caractère religieux. Ainsi, beaucoup plus d’êtres peuvent atteindre la libération du cycle des renaissances que dans le bouddhisme originel.

  • Maitreya

    Dans la tradition bouddhique, il est le futur Buddha, un bodhisattva résidant dans le paradis tushita, et qui descendra sur terre pour prêcher une nouvelle loi. A chaque cycle correspond un Buddha.

  • Majiayao

    Culture néolithique du nord-ouest de la Chine (est du Gansu et du Qinghai), qui se développa de 3800 à 1900 avant notre ère.

  • Manjushrî

    Nom d’un bodhisattva lié à la connaissance et à l’Eveil qui lui est associé. Il est reconnaissable à ses attributs comme le livre et l’épée.

  • Mâra

    “La mort”, personnification de la mort et tentateur du futur Buddha, Mâra symbolise dans le bouddhisme les passions qui enchaînent l’homme. Ses tentatives pour faire obstacle à l’Eveil du Buddha Shâkyamuni, échouèrent, et il s’avoua alors définitivement vaincu.

  • Mâravijaya

    Qualificatif du Buddha vainqueur du démon de la tentation et de la mort Mâra, parvenant ainsi à atteindre l’Eveil.

  • Mathurâ

    Centre de pèlerinage et de commerce de l’Uttar Pradesh en Inde où se développa une école de sculpture religieuse essentiellement bouddhique entre le IIème siècle avant notre ère au XIIème siècle. Ses principales périodes d’épanouissement eurent lieu durant l’époque Kouchane (Ier-IIIème siècle) et la période Gupta (IVème- VIème siècle).

  • Mawangdui

    Site chinois proche de Changsha dans la province du Hunan. Trois tombes datant de la première moitié du IIème siècle avant notre ère y furent découvertes en 1972. Elles renfermaient des bannières de soie ainsi que des laques.

  • Meiping

    Vase chinois au goulot serré à l’épaule haute et forte, au pied resserré, utilisé à l’origine comme bouteille à alcool. Sous la dynastie des Song (960-1279), l’appellation moderne littéralement de “vase à prunus” implique l’utilisation qui en fut faite plus tard pour présenter une branche de prunier. Ce type de forme deviendra standard aux époques Yuan (1279-1368) et Ming (1368-1644).

  • Meru

    Nom de la montagne cosmique, demeure des dieux et axe du monde dans la mythologie indienne.

  • Mingqi

    Substitut funéraire pouvant prendre la forme d’un personnage, d’une architecture miniature ou de toutes sortes d’objets de la vie quotidienne. Produits en bois puis en terre cuite, ils devinrent courants en Chine à partir de l’époque des “Royaumes combattants” (480-222 avant notre ère) et remplacèrent la coutume inhumaine qui consistait, lorsqu’un haut dignitaire mourrait, à enterrer ses serviteurs avec lui.

  • Mingtang (le palais de la lumière)

    Edifice jouant un rôle primordial dans la cérémonial et la religion de la dynastie chinoise des Han (206 av. n.e.-220 de notre ère). Le Mingtang était de plan circulaire inclus dans une enceinte carrée, symbolisant ainsi la terre et le ciel. Dans cet édifice, l’empereur assurait l’harmonie avec les forces naturelles afin de préserver l’ordre universel.

  • Minhwa

    Littéralement “peinture du peuple” ou “peinture populaire”.Ces peintures étaient souvent l’oeuvre d’artisans anonymes qui suivaient fidèlement les styles, canons et genres hérités du passé. Ces minhwa étaient également porteuses d’une dimension magique, protégeant le propriétaire et sa famille contre les forces maléfiques, et possédaient des vertus bénéfiques. Elles présentaient des thèmes populaires comme la grue, le rocher, l’eau, les nuages, le soleil, la lune, le pin, la tortue, les insectes et les fleurs.

  • Miseyao (Couleurs secrètes)

    Catégorie de grès céladon gris bleuté produite dans les fours de Yue dans la province chinoise du Jiangsu. Ils furent particulièrement prisés par l’élite de la fin de l’époque Tang et de la période des “Cinq dynasties” en raison de l’extrême raffinement de leur couverte.

  • Mithuna

    Terme sanskrit désignant les couples enlacés figurant sur les haut-reliefs et statues des architectures indiennes.

  • Moghol

    Dynastie musulmane qui régna sur l’ensemble de l’Inde du nord du début du XVIème siècle au milieu du XVIIIème siècle, mais qui se prolongea jusqu’en 1857. Elle fut fondée par Babur (r.1526-30), prince turc Chagataï, descendant du conquérant turc Tamerlan et de Genghis Khan. Cette dynastie est célèbre pour l’habileté de ses souverains et pour l’organisation de leur administration, ainsi que pour leur tentatives d’intégrer Hindous et Musulmans dans une Inde unifiée.

  • Môn

    Groupe ethno-linguistique qui occupait le sud-est du Myannar (Birmanie) ainsi que le centre et le Nord-est de l’actuelle Thaïlande.

  • Moule à sections

    Technique de fonte du bronze, employée depuis l’époque Shang (XVII ème s av. notre ère). Le moule constitué des différentes sections fixées les unes aux autres au moyen de clavets permettait la confection des pièces complexes. Ces parties étaient en terre réfractaire (issue du loess), et portaient un décor gravé à l’intérieur qui se reportait sur l’oeuvre finale.

  • Mucilinda

    Mucilinda est le nâga qui protégea le Buddha durant la sixième semaine qui suivit l’Eveil alors qu’il méditait et que les eaux montantes du lac Mucilinda menaçaient de le noyer.

  • Mudrâ

    Gestes canoniques ou “sceau” marquant un état psychique. Ils permettent dans la tradition hinâyâna de distinguer les différents épisodes de la vie du Buddha et dans le Mahâyâna de différencier les divers jina.

  • Nâga

    Génie-serpent, divinité d’origine aborigène, à l’apparence d’un cobra ou anthropomorphe, il est le symbole des eaux et des richesses souterraines dans la mythologie indienne. Figure fondamentale au Cambodge les nâga sont omniprésents dans les décors architecturaux en ronde-bosse et dans les bas-reliefs khmers. Les nâgarâja sont des divinités qui règnent sur les sources, les fleuves et les lacs. Les nâga sont également les dieux des eaux dans de nombreuses traditions bouddhiques ; ils veillent sur les Ecritures bouddhiques qui leur sont confiées.

  • Nâgarâjâ

    “Roi-Serpent”. Les Nâgarâja sont des divinités aquatiques semi anthropomorphes et polycéphales qui règnent sur les sources, les fleuves et les lacs.

  • Nairâtmya

    Parèdre de Hevajra. Elle est représentée surtout au Tibet et Népal.

  • Nara

    Capitale impériale du Japon entre 710-784. Ce terme désigne une période politique et culturelle marquée par le centralisation du pouvoir inspirée par la bureaucratie chinoise des Tang (618-907). Cette ville est davantage connue pour ses nombreux édifices bouddhiques comme le temple Tôdai ou le Shôsô-in qui abrite les trésors du Tôdai-ji.

  • Needle-loop

    Technique de broderie pour orner les étoffes de soie en Chine. Un fil de maintien était cousu sur l’étoffe, un point de filet (ou de tulle) détaché de cette dernière servait à exécuter le motif en créant un effet semblable à un travail au crochet qui n’adhérait pas au fond. Lorsque cela était possible, on glissait une feuille de papier doré entre la broderie et le tissu de support. La broderie était exécutée en rangs successifs suivant le contour du dessin mais à l’intérieur de chaque surface brodée, un autre motif était obtenu en réservant de larges espaces ou des jours dans le travail.

  • Néo-confucianisme

    Suite à la proscription du bouddhisme en 845, le confucianisme systématise et approfondit sa quête d’ordre et de vertu et l’enrichit de celle d’une explication totale de l’univers susceptible de remplacer la religion.

  • Néo-Taoïsme

    Ce courant philosophique apparut en Chine à la fin de l’époque Han (II ème s. de notre ère). Né d’une réaction contre la scolastique confucianiste, alors doctrine officielle, son fondateur fut Xinxue. Face aux problèmes de cette époque troublée, il se tourne vers les oeuvres des maîtres Taoïstes comme Laozi et Zhuangzi. Ce courant est caractérisé par un intérêt nouveau pour les questions ontologiques.

  • Newars

    Habitants de la Vallée de Katmandou, au Népal. Leur culture est fortement influencée par les religions indiennes. Ils sont célèbres pour leurs productions artisanales et exportèrent leur savoir-faire dans l’ensemble de l’Himâlaya entre le Xème et le XVIème siècle. Chaque caste était spécialisée dans un art particulier.

  • Nizan (1301-1374)

    Peintre de paysage chinois. Nizan faisait partie du groupe des “Quatre Maîtres” qui renouvela la peinture sous les Yuan, en privilégiant l’expression des états d’âmes à celui, plus académique du réalisme. Ses compositions présentent des paysages nus et austères, où l’homme n’est jamais présent. Ses oeuvres d’une grande pureté laissent de grandes zones blanches entre l’avant-plan et l’horizon. Sous les Ming et les Qing, les peintres lui voueront un culte, et la postérité reconnaît sa sensibilité comme l’une des plus profondes et les plus frémissantes de la peinture chinoise.

  • Ouïgour

    Peuple d’origine turque établi dans la province chinoise du Xinjiang. L’Etat ouïgour a connu une brillante civilisation jusqu’à sa défaite devant les Mongols au XIIIème siècle. Il possède une littérature nationale issue du Sogdien.

  • Paekche

    Un des trois royaumes qui composaient l’ancienne Corée d’avant 668. La tradition situe son origine en 18 avant notre ère, et sa chute lors de son invasion par son voisin le royaume du Silla en 660. Il occupait le sud-ouest de la péninsule. L’important développement du bouddhisme est attesté par de nombreux temple, mais le confucianisme compta également de nombreux adeptes. Artistiquement mature et influencé par le Chine, le Paekche développa un style empreint d’une grande humanité qui lui est caractéristique.

  • Pagan

    Selon la tradition locale, la ville birmane de Pagan fut fondée en 849. Du XIème siècle au XIIIème siècle, elle fut la capitale d’une royaume important. En 1287, elle fut conquise par les Mongols et ne retrouva jamais sa grandeur passée ; il y eut toutefois une certaine continuité dans la construction de monuments bouddhiques.

  • Pâla

    Dynastie indienne emplantée au Bengale et au Bihâr du VIIIème au XIIème siècle. Le royaume Pâla fut l’un des