Documentaire de Lee Hongki, 2013, 60’, vostf

Woosuk Yun, une septuagénaire pleine de ressource, vit dans un village de pêcheurs de la baie de Suncheon, en Corée du Sud. Dans les décors magnifiques qu’offre cette région du Pays du matin calme, nous la suivons au gré des saisons, alors qu’elle s’adonne avec énergie et panache, comme un homme, aux travaux des champs, à la pêche et à la vente de poissons.
Elle est mariée à un homme alcoolique, qui se moque des efforts qu’elle doit faire quotidiennement, de l’aube au coucher du soleil pour subvenir à leur besoins. Elle ne s’empêche pas d’ailleurs de s’en plaindre auprès de lui durant ses rares moments de sobriété ou lorsqu’il ne dort pas. Pourtant après la mort de cet époux indigne, qu’elle considérait comme un fardeau, Woo-suk pleure pour la première fois en soixante-dix ans.
Un film d’une rare poésie réaliste. Un documentaire qui confirme l’émergence du cinéma indépendant de la péninsule coréenne.