Documentaire de Bernard Guerrini, 1997, 52’

Au 6ème siècle, un prince indien du nom de Ta Mo parcourut la Route de la soie jusqu’au temple chinois de Shaolin, enseignant la self-défense à ceux qu’il rencontrait. Ta Mo était un maître, ou gurukkal, de kalaripayat, considéré comme l’ancêtre de tous les arts martiaux.
Le kalaripayat fut développé au sud de l’Inde, dans l’État du Kerala, par les Naïrs, une caste de guerriers qui, à l’instar des samouraïs japonais, vouaient leur vie à la défense de leurs seigneurs. Les Naïrs impressionnèrent tellement les Anglais que ceux-ci interdirent la pratique et l’enseignement du kalaripayat durant toute la durée de l’empire des Indes. Le kalaripayat connaît aujourd’hui un regain de popularité auprès des Indiens en quête de leurs racines car il ne s’agit pas d’une simple technique de combat. En effet, il combine l’art traditionnel indien de la guerre avec la médecine ayurvédique qui suscite un engouement croissant dans le monde entier.