Dans le cadre du 19ème Festival de l’Imaginaire et de l’Année France-Corée 2015-2016, en partenariat avec la Maison des Cultures du Monde.

Par l’ensemble The Sinawi (Corée) : Kim Hae-sook (cithare à chevalets gayageum), Park Hyun-sook (cithare à chevalets gayageum), Lee Jae-hwa (cithare à frettes geomungo), Kim Young-gil (cithare à archet ajaeng), Ahn Sung-woo (flûte traversière daegeum), Yu Kyung-hwa (percussions et slide cithare cheolhyungeum), Cho Yeong-jae (tambours janggu et buk) et Nah Yeong-seun (hautbois piri)

Un programme différent chaque soir.

Le sanjo est une suite pour un instrument mélodique accompagné au tambour. Ce genre créé à la fin du XIXe siècle par Kim Chang-jo incarne plus que tout autre la musique traditionnelle des Coréens d’aujourd’hui, sans doute en raison de ses sonorités très contemporaines et de la virtuosité qu’il impose à ses interprètes. Le sanjo puise dans plusieurs héritages : la musique chamanique sinawi, le drame chanté pansori, la musique des lettrés pungnyu. D’abord calme et méditative, la pièce composée de plusieurs mouvements gagne peu à peu en rapidité et en virtuosité, entraînant l’auditeur dans une spirale d’émotions : sérénité, détermination, passion, ressentiment, chagrin, résignation, allégresse, jubilation.
Conçu à l’origine pour la cithare à chevalets gayageum, le sanjo a très vite été adopté par les maîtres des autres instruments coréens, la cithare à frettes geomungo, la cithare à cordes frottées ajaeng, la flûte daegeum, le hautbois piri, etc. Forme en perpétuel devenir, le sanjo s’est rapidement subdivisé en de multiples écoles, chaque musicien se réappropriant et réinterprétant la version héritée de son maître pour la transmettre à son tour à ses propres disciples.
L’une des sources du sanjo est le sinawi, une improvisation collective jouée lors des rituels chamaniques. Les dissonances produites par la libre superposition des instruments se fondent dans l’harmonie d’une tonalité commune, produisant ce que les Coréens appellent une “discorde harmonieuse”. Autrefois déjà, le sinawi pouvait être simplement joué pour le plaisir, on l’appelait alors simbanggok (airs à écouter).
L’ensemble THE SINAWI est un des seuls groupes de musiciens professionnels qui improvise encore cette musique en dehors du rituel. Il rassemble plusieurs maîtres de renom, dont certains sont considérés comme des trésors vivants.

L’Année France-Corée 2015-2016 est organisée et mise en œuvre :

– pour la Corée : par le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, le Korean Culture and Information Service (KOCIS), l’Ambassade de la République de Corée en France, le ministère des Sciences, des Technologies de l’Information et de la Communication et de la Planification, le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales, le ministère de l’Egalité homme-femme et de la Famille, le ministère de l’Education, l’Association des Gouverneurs, la ville de Séoul et la Fondation de Corée ;
Président : M. CHO Yang-ho ; Responsables de la Coordination générale : M. le Directeur général de la Diplomatie culturelle au ministère des Affaires étrangères et M. le Directeur général du planning du KOCIS ;

– pour la France : par l’Institut français avec le soutien du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, du ministère de la Culture et de la Communication, du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, et de l’Ambassade de France en Corée.

Président : M. Henri Loyrette ; Commissaire général : M. Daniel Ollivier

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