Du khöömii à l’urtyn duu : diphoneuses, chants longs et jeunes générations
(Mongolie, Touva)

Avec Ösökhjargal Pürevsüren (khöömii, luth tovshuur), Undarmaa Altangerel (khöömii, cithare yatga), Erdenetsetseg Khenmedekh (chant long urtyn duu), Batsükh Dorj (khöömii, tovshuur, vièle ekel),Tsogtgerel Tserendavaa (khöömii, tovshuur, vièle morin khuur, flûte tsuur) et Ganzorig Nergui (khöömii, tovshuur, morin khuur)

Suite à plus de 10 ans de recherches de l’ethnomusicologue Johanni Curtet, Routes Nomades va produire début 2016 un double-disque d’Anthologie du khöömii (chant diphonique) de Mongolie, sur le label Buda Musique. Pour célébrer cet événement, il nous propose deux concerts exceptionnels au musée Guimet.

Les peuples mongols cultivent des formes vocales tout à fait singulières, dont les techniques et ornementations évoquent souvent la nature. Parmi elles, le chant long (urtyn duu), dont la beauté mélismatique des mélodies étirées et virtuoses nous rappelle le contour des paysages de Mongolie.
À travers les steppes montagneuses de l’ouest du pays circule le khöömii, connu aussi sous le nom de « chant diphonique ». Longtemps réputé pour sa pratique masculine, ce sont notamment des diphoneuses qui représenteront le penchant féminin trop rarement diffusé de cet art du timbre vocal, dans lequel une personne superpose plusieurs sons simultanément avec sa voix.
Aux côtés de la pratique féminine, le concert présentera deux duos masculins, touva et mongol, permettant au public de saisir les différences et les liens entre ces deux pratiques du khöömii.

Production : Routes Nomades. Direction artistique: Johanni Curtet, assisté de Nomindari Shagdarsuren