Le catalogue de l'exposition "Kimono, au bonheur des dames"

 

Une coédition MNAAG/Gallimard

Kimono, au bonheur des dames

Sous la direction d’Iwao Nagasaki - conservateur, professeur en arts du textile, Université pour femmes de Kyoritsu - et d’Aurélie Samuel – conservatrice, directrice des collections, Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent

Avant-propos de Sophie Makariou, conservatrice générale, présidente du musée national des arts asiatiques - Guimet : « Kimono : de la géométrie architecturale ».

Couverture Kimono

La maison de mode Matsuzakaya joue un rôle fondamental dans la production et la diffusion du kimono. Simple boutique fondée en 1611, fournisseur auprès de la noblesse japonaise un siècle plus tard, elle est transformée en grand magasin au début du XXe siècle, avant de confirmer son statut de centre de référence pour l’art textile.
Ainsi, au fil des siècles, la collection Matsuzakaya s’enrichit de pièces d’exception - kimonos taillés dans des étoffes luxueuses parées d’éblouissants motifs, mais aussi accessoires et mobilier - qui témoignent du savoir-faire des artisans japonais. Elles donnent à voir l’incroyable inventivité des créateurs qui renouvellent sans cesse ce vêtement traditionnel dont la forme reste immuablement celle d’un T.
C’est de cette spécificité formelle que les stylistes du XXe siècle, japonais et européens, s’emparent pour créer de tout nouveaux objets de mode. Paul Poiret, Madeleine Vionnet, Yves Saint Laurent, et après eux Kenzo Takada, Yohji Yamamoto, Issey Miyake, Jean Paul Gaultier, ou encore Junko Koshino déstructurent le kimono et en réinterprètent les motifs.
De l’époque d’Edo jusqu’au XXIe siècle, le kimono, module épuré à la géométrie parfaite, agit comme une toile vierge propice à l’imagination et à la narration.

Une coédition MNAAG/Gallimard
160 pages, 120 illustrations
Prix : 32 €