Itami Jun, un architecte coréen au japon.

Design et tradition, du 30 Juillet au 29 Septembre 2003
 

L’ARTISTE

Itami Jun est né en 1937, à Tokyo, de parents Coréens partis vivre au Japon.

Etudiant au département d’architecture de l’Institut de Technologie Musashi, il en sort diplômé en 1964. Dès lors, il va mener une carrière d’architecte.

Auteur, entre autres, de la « Church of stone » dans l’île de Hokkaido et du musée d’Onyang en Corée, il a participé à plusieurs expositions depuis 1965 et nombre de ses toiles, abstraites et monochromes, sont entrées dans des collections publiques. Passionné par les arts populaires coréens, Itami Jun a constitué au fil des ans une importante collection d’œuvres de la Corée Choson (1392- 1910), présentée à Tokyo au musée Hanegi.

PARCOURS DE L’EXPO

Les œuvres sont exposées dans trois galeries successives. Au fil du parcours, vous allez pouvoir découvrir les créations d’Itami Jun auxquelles se mêle un remarquable ensemble de pièces coréennes de sa collection d’œuvres de la Corée Choson (1392- 1910). L’exposition lie avec subtilité le design et la tradition et dévoile tous les liens que tisse le travail d’Itami Jun entre la tradition coréenne et l’approche japonaise. On y retrouve ainsi la fusion de deux cultures à la fois si proches et si lointaines.

La partie contemporaine de l’exposition

Itami Jun au caractère original et novateur se nourrit aussi bien de ses conceptions d’ensembles que de son choix des matériaux. Privilégiant le bois, la pierre ou encore le métal, il renoue avec la tradition, ou plutôt avec cette exigence qu’avait la tradition d’une harmonie avec la nature pour une architecture à dimension humaine

La collection personnelle d’Itami Jun

- peinture à l’encre
- peintures sur soie
- céramiques
- sculptures bouddhiques

La collection de la Corée Choson

« Les jarres en porcelaine blanche de la période Choson étaient destinées à l’utilisation quotidienne. Pourtant, bien que le jeu des couleurs et des motifs étaient alors une tendance très marquée, les coréens ont refusé jusqu’au bout son application aux jarres en porcelaine blanche. Je pense que ce sont surtoutles intellectuels de l’époque qui ont vraiment perçu « la structure du néant » dans ces jarres en porcelaine blanche. Sans verser dans la désinvolture, leur fabrication restait libre et sans aucune contrainte. S’y déploie ainsi un naturalisme qui conçoit les défauts et les déformations comme partie intégrante et état de nature. » Itami Jun