Du Nô à Mata Hari, 2 000 ans de Théâtre en Asie

Du 15 avril au 31 août 2015
 

Le musée national des arts asiatiques – Guimet propose une exposition sur 2000 ans de théâtre en Asie (jusqu'au 31 août 2015)

Ce panorama inédit s’anime de ce qui participe, comme signes visibles et tangibles, de l’essence même du théâtre : le costume, la parure et le masque.

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Le musée national des arts asiatiques – Guimet propose une exposition sur 2000 ans de théâtre en Asie. Ce panorama inédit s’anime de ce qui participe, comme signes visibles et tangibles, de l’essence même du théâtre : le costume, la parure et le masque.

Des costumes du théâtre indien aux kimonos et masques de nô japonais, en passant par les robes de l’Opéra de Pékin et le théâtre d’ombre de l’Asie du Sud-Est, c’est tout un monde de divinités, d’animaux et de personnages qui prend vie.

L’exposition aborde les aspects épique et dramatique qui caractérisent les différentes créations théâtrales asiatiques dans toutes leurs variétés. Les premières représentations qui en sont conservées sont les substituts funéraires de terre cuite – minqi – montrant des
danseurs et des acrobates datant de la Chine des Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.). L’exposition culmine avec une relecture contemporaine des traditions théâtrales avec la présentation concertante de kimonos paysages d’Itchiku Kubota qui donne tout son sens à la dimension scénique du costume.

Dépassant leurs sources rituelles, les théâtres dansés en Inde se sont épanouis en une perfection gestuelle qui a donné naissance à des formes complexes et raffinées tel le kathakali dès le 17e siècle. En Asie orientale, un théâtre historique, s’appuyant sur des chefsd’oeuvre littéraires a suscité la création de costumes chatoyants mais extrêmement codifiés.

Le masque est particulièrement mis à l’honneur dans l’exposition, tant il est indissociable des formes du théâtre en Asie, de l’Inde jusqu’au Japon, du théâtre épique au drame historique.

Marionnettes et théâtres d’ombres de l’Asie du Sud-Est et de la Chine forment un autre pan de cette création et servent tantôt des textes épiques, tantôt des textes historiques, leur présentation évocatrice introduisant le visiteur dans un espace peuplé de silhouettes. Les cuirs découpés, âmes des ancêtres, confèrent un pouvoir surnaturel au montreur capable de faire revenir les morts, de guérir ou d’exorciser.

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Un grand barong – lion à l’ossature légère habillée de textiles ou de fibre végétale – accueillera le visiteur de l’exposition au milieu de silhouettes architecturales asiatiques et modernes, exprimant ainsi la capacité d’adaptation et de réinvention de ces traditions
millénaires et toujours en pleine effervescence.

L’auditorium du musée offrira de nombreuses représentations de spectacles de théâtre chanté et dansé. Outre la projection des épopées fondatrices du Ramayana et du Mahabharata, il proposera une riche programmation de films et documentaires. Ainsi Mata Hari, qui, en exécutant en 1905 des danses brahmaniques dans l’ancienne bibliothèque du musée Guimet aménagée en petit temple hindou, s’illustra devant le Tout Paris orientaliste médusé, sera mise à l’honneur dans les salles mais également à travers un documentaire
et deux films de fiction. Quant au célèbre opéra chinois, Le pavillon aux pivoines, celui-ci sera projeté en intégralité durant trois jours.

Le catalogue, premier ouvrage de référence sur ce sujet, présentera un panorama des types de théâtre asiatique des origines à nos jours : théâtre joué, dansé, chanté, acrobatique et animé.

Cette exposition est rendue possible grâce à des prêts importants accordés par la Fondation Oriente de Lisbonne, la collection Kubota de Kawaguchiko, le musée du Quai Branly et des collectionneurs privés.

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L’exposition bénéficie du soutien de la Fondation Franco-Japonaise Sasakawa


Informations pratiques

Horaires

Tarifs

Accès


Commissariat général

Sophie Makariou, Présidente du musée national des arts asiatiques – Guimet

Commissariat :
Aurélie Samuel, responsable section Textiles, MNAAG
Kévin Kennel, assistant au commissaire
Sylvie Pimpaneau, conservateur collection Kwok-on, Fondation Oriente

Conseillers scientifiques :
Julien Rousseau, conservateur collection Asie, Musée du Quai Branly
Constance de Montbrison, conservateur collection Insulinde, Musée du Quai Branly

Scènographie : Loretta Gaïtis
Graphisme : Pauline Roy, MNAAG


Catalogue

Coédition musée national des arts asiatiques – Guimet / Éditions Artlys, 2015
Sous la direction d’Aurélie Samuel, responsable des collections Textiles, MNAAG
256 pages, 230 illustrations
Prix : 39 euros


 

Partenariat avec la Cité de la Musique

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Site internet de l'exposition

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Crédits

Photos : Tous droits réservés