Carte blanche à Jiang Dahai

Du 19 octobre 2016 au 6 février 2017
 

Du 19 octobre 2016 au 6 février 2017

Exposition présentée dans la Rotonde du 4e étage.

Le « souffle » est dans la pensée chinoise élan vital, énergie première. C’est celui-ci que le MNAAG vous propose de rencontrer à travers la contemplation de six peintures récentes de l’artiste Jiang Dahai.
Au sein de l’alcôve constituée par la rotonde du 4 ème étage du musée, la dimension méditative du dôme se déploie entièrement et permet d’apprécier l’oeuvre de l’artiste.
A la fois silencieuse et spatiale, ondulatoire et verticale, la peinture de Jiang Dahai ne laisse pas d’intriguer et de surprendre. L’occasion de venir observer le peintre créer en est d’autant plus rare.

Né à Nankin en 1946, Jiang Dahai a été successivement formé à l’Académie centrale des beaux-arts de Chine à Pékin et aux Beaux-Arts de Paris. De cette double influence est né un style pictural empruntant à la fois à la peinture chinoise de paysage et à l’abstraction occidentale. Héritier de Zao Wou-Ki et Chu Teh-Chun qui foulèrent également les pavés parisiens, Jiang Dahai prolonge et renouvelle le dialogue entre nos deux cultures.
En s’appuyant sur une connaissance intime de l’art français (Corot, Degas, Cézanne) mais aussi étranger (Rothko et Morandi), Jiang Dahai nous fait envisager les traditions picturales chinoise et française d’une manière toute nouvelle.
De la plus fruste des techniques -la goutte qui tombe du pinceau chinois- le peintre a développé sa propre méthode picturale d’où jaillissent d’immenses paysages célestes où se retrouve réinterprété le motif du nuage ou de la brume. L’oeil du spectateur est invité à s’y promener partout et partout le chromatisme infini de l’oeuvre le surprend.
Guidé par une concentration extrême, à la fois aléatoire et ciblée, la peinture de Jiang Dahai est éclairée par la densité minimale de son geste. Afin d’en saisir tous les aspects et à l’image du potier qui d’une motte de terre fait jaillir un chef d’oeuvre sans le moindre effort effaçant jusqu’au concept même de difficulté, le public pourra prendre la mesure du raffinement de sa pratique en observant l’artiste peindre sous ses yeux.


Performances et peintures en public

22 octobre et 26 novembre 2016

Le 22 octobre à 14 et 16h pour commencer, puis au sein de sa « Journée Particulière », Jiang Dahai nous fera le plaisir de travailler en public. Son geste simple, emprunté et inspiré d’une des plus anciennes traditions chinoises - la goutte de peinture que le peintre laisse sciemment tomber de son pinceau sur le papier –, ramassé en un battement régulier du poignet, ne manquera pas de considérablement impressionner les visiteurs, à même de constater la magie entre le travail en cours et la beauté de l’œuvre finale.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles sur présentation d’une contremarque à retirer le jour même au comptoir d’information au 6 place d'Iéna 75016 Paris (renseignements au +33 1 56 52 54 33 de 10h à 18h les jours d’ouverture au public).


 

Catalogue

Carte blanche à Jiang Dahai
Coédition musée national des arts asiatiques – Guimet et Réunion des musées nationaux – Grand Palais
48 pages dont 16 planches encartées, 27 illustrations
Prix : 10 euros
Préface de Sophie Makariou et entretien entre Jiang Dahai et Henry-Claude Cousseau, commissaire de l’exposition

Présidente du MNAAG

Sophie Makariou
Musée national des arts asiatiques – Guimet
6, place d’Iéna, 75116 Paris

Commissaire

Henry-Claude Cousseau, conservateur général honoraire


Crédits Photo : L’artiste en train de peindre – C/ Wang Wei


Mécénat

L’exposition bénéficie du mécénat de CTBC Bank Co., LTD

 

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