Le bol à aumônes

 

Le bol à aumônes

Avec le vêtement monastique, la passoire, l’aiguille, le rasoir, la ceinture, le bâton et le cure-dents, le bol à aumônes compte parmi les huit objets qu’un moine bouddhiste possède. Même si cette liste peut être sensiblement augmentée, l’idéal monastique est de vivre simplement, avec un minimum de possessions personnelles.

Le bol à aumône, familièrement associé à la condition monastique, rappelle le lien qui unit initialement la communauté monastique et les laïcs. Les moines mendiants du bouddhisme des origines n’étant producteurs d’aucun bien artisanal ou agricole durent compter sur la générosité des laïcs pour assurer leur subsistance quotidienne. La pratique de l’aumône et les usages alimentaires furent bientôt encadrés par des prescriptions du vinaya : les textes consacrés à la discipline monastique. Il y est précisé que le moine ne doit consommer que les nourritures reçues en mendiant ; qu’il lui faudra mendier de maison en maison, ne s’asseoir qu’une fois pour manger, n’utiliser que son bol pour la nourriture, ne plus manger après l’unique repas pris avant midi…

L’histoire légendaire du bol à aumônes du Bouddha

Le premier repas que le Bouddha prit après avoir atteint l’éveil lui fut offert par les deux marchands Trapusha et Bhallika. Cette offrande de nourriture ne pouvait être reçue que dans un bol à aumône mais le Bouddha n’en possédait encore aucun. Les quatre dieux-rois des orients accoururent bientôt pour lui offrir chacun un bol d’or. Trop précieux, ces quatre bols d’or ne purent être acceptés. Les dieux-rois des orients se résignèrent à offrir quatre bols de pierre. Le Bouddha les reçut tous les quatre pour miraculeusement n’en faire qu’un.

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Paccekabuddha, Thaïlande ou Laos, début du XVIIIe siècle, bronze, musée Guimet, MG 17859.
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Bsod-nams phyogs-glang (1438-1505), Tibet , XIXe siècle, détail, musée Guimet, MG 16497.
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Ecclésiastique, Tibet XVIe –XVIIe siècles, laiton doré, musée Guimet, MA 649.