Le geste de l’añjali

 

Le geste de l’añjali : añjalimudrâ

Le geste de l’añjali : mains jointes devant la poitrine, les doigts tendus ou parfois entrecroisés évoquant la forme d’un bouton de lotus est certainement le plus simple et le plus familier des mudrâ puisqu’il est celui du salut, de l’hommage ou de l’adoration. Il est effectué avec humilité par les orants, les disciples ou les assistants du Bouddha, agenouillés ou debout.

Comme les prosternations, les offrandes de fleurs, de nourriture ou de parfum, le geste de l’añjali compte parmi les plus anciens témoignages de la dévotion bouddhique. Les témoignages de cette dévotion furent largement diversifiées et multipliées avec le développement du Mahâyâna.

Le fait que le Bouddha n’ait jamais été considéré comme un personnage divin n’enfreint en rien les gestes ou les attitudes de respect et de gratitude que ses fidèles purent très tôt manifester à son égard. Les gestes et les actes de dévotion furent tout naturellement considérés au sein du bouddhisme comme des gestes méritoires, positifs, conduisant à une disposition saine de l’esprit, pré-requis indispensable à la victoire sur la colère, la passion et les conceptions erronées.

« Les mains jointes, je supplie les parfaits Eveillés et les héros pour l’éveil très compatissants qui résident dans les dix régions » Bodhisattvacâryâvatâra 2, 27

(JPG)
Moine Shandoa, Japon, Epoque de Kamakura (1192-1333), bois, détail, musée Guimet EO 1539.
(JPG)
Moine assis, Chine, Xe-XIIe siècles bois laqué et doré, musée Guimet , MA 6996.
(JPG)
Divinité féminine, Cambodge, trois premiers quarts du XIIe siècle, grès, musée Guimet, MG 14908.