Le geste de la méditation

 

Le geste de la méditation : samâdhimudrâ ou dhyânamudrâ

« Ceux qui persévèrent dans la méditation, constamment fermes dans leur effort atteignent eux, les courageux, l’extinction, cette paix insurpassée. » Dhammapada 23

Associé à une posture assise parfaitement stable et sereine, à un visage recueilli – les yeux clos ou mi-clos – le geste de la méditation se fait les mains superposées, placées dans le giron, les paumes vers le haut et les pouces réunis. Héritière des expériences des ascètes errants de l’Inde ancienne, la méditation est une pratique essentielle du bouddhisme. Elle réunit un large éventail d’exercices de l’esprit qui visent à se détacher des pensées négatives agitées par les passions, à se pénétrer de la véritable nature des choses et finalement à réaliser l’Eveil.

Les toutes premières étapes des entraînements méditatifs consistent d’abord à tranquilliser l’activité du corps en le plaçant dans une posture confortable, sans relâchement. Ils est ensuite question de tranquilliser l’activité du mental en dirigeant son attention sur le va et vient du souffle. Les états mentaux liés à ces entraînements sont décrits en termes d’absorption méditative, de recueillement, de stabilisation de l’esprit, d’unification…

« Qu’il marche, qu’il soit debout, assis, ou qu’il se repose ; qu’il parle ou fasse silence, il demeure recueilli, son état de recueillement ne le quitte plus. » Sikshasamuccaya XII « Je placerai mon esprit en absorption car l’homme dont l’esprit est distrait demeure entre les crocs des perturbations. » Bodhisattvacâryâvatâra 8,1

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Bodhisattva Avalokiteshvara, Chine (1279-1368), porcelaine, musée Guimet EO 1616.
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Bouddha protégé par le nâga, Cambodge, XIe siècle, grès, musée Guimet, MG 17483.
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Kannon aux vêtements blancs, Japon, bois laqué et doré, Panthéon bouddhique, MG 4719.
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Bouddha assis en méditation, Sri Lanka, XIVe siècle, bronze, musée Guimet, MA 6883.