Agrafe courte en forme de luth

Bronze, feuille d’or et d’argent, turquoise Epoque des Royaumes combattants, IVe – IIIe siècle av. notre ère L. 7 cm ; l. 2 cm MA 1643

 

L’agrafe chinoise, plus ou moins longue et bombée, est toujours dotée d’un crochet à tête d’animal, dragon ou équidé, et au dos, d’un bouton circulaire relié au corps de l’agrafe par une tige solide. Un passant fixé d’un côté du vêtement recevait le crochet tandis que le bouton était passé dans une ouverture pratiquée à cet effet dans l’autre pan du tissu. Ce système apparaît vers le IVe siècle av. notre ère, il est purement chinois. Celui, contemporain, des plaques ornées rectangulaires des nomades, pourtant connu, ne sera pas adapté en Chine avant les Han postérieurs. Les agrafes de l’époque des Royaumes combattants sont des parures de luxe aux couleurs chatoyantes caractéristiques de l’époque et tout particulièrement celle-ci. La tête a reçu une feuille d’or délicatement martelée sur l’âme de bronze. De légères incisions et piqures soulignent le col et le cou, une incrustation colorée devait animer la pupille. Des plaques de turquoise taillées ont été incrustées dans le bronze selon un schéma déterminé par le motif des têtes de dragon stylisés dessinées à la feuille d’or. Au revers on a appliqué une feuille d’argent incrustée en or d’un motif en pédoncule de kaki sur la tête plate du bouton.