Conférence publique et gratuite
Par Barbara Curda, doctorante en anthropologie et danseuse Odissi
La danse Odissi est définie par le gouvernement indien comme une forme de danse de haut statut culturel, sous la dénomination officielle de « danse classique » de l’Etat oriental indien de l’Orissa. Son histoire et ses mythes seront évoqués par Barbara Curda qui examinera aussi les positionnements des danseurs Odissi dans la dynamique culturelle actuelle de l’Inde.
Barbara Curda, formée depuis les années 1990 en danse Odissi en Inde, termine un doctorat en anthropologie de la danse sur les pratiques de danse Odissi.
Conférence dansée, publique et gratuite
Par Brigitte Prost (Maître de conférences en études théâtrales, Rennes 2 – Université Européenne de Bretagne) et Brigitte Chataignier (danseuse et chorégraphe)
Par cette conférence, Brigitte Prost présentera dans un premier temps l’origine du Mohini attam, son contexte historique, symbolique et technique – en s’appuyant sur des démonstrations de Brigitte Chataignier.
Puis il s’agira de réfléchir à l’histoire de l’écriture de cette forme donnée comme traditionnelle, c’est-à-dire chargée de maintenir un souvenir essentiel pour l’identité d’un groupe social, d’un Etat et plus largement d’une Nation.
De fait, en réhabilitant le Mohini attam il y a quelques décennies, les Kéralais ont pu se réapproprier leur passé, lutter contre la colonisation britannique – voire participer à un mouvement plus vaste d’Indépendance.
En somme, nous verrons comment une forme spectaculaire, en se donnant comme traditionnelle, se fonde en mémoire collective identitaire.
Conférence publique et gratuite
Par Catherine Delacour, conservateur en charge des arts de la Chine
Plante chinoise, dont les vertus médicinales furent très tôt découvertes, le thé devient le breuvage de la haute société dès les Tang et peu à peu se démocratise et s’exporte. Trois modes principaux de préparation et consommation caractérisent sa longue histoire en Chine : le thé bouilli, sous les Tang, qui sera adopté en Mongolie mêlé au lait de jument, le thé battu sous les Song, qui sera adopté au Japon où il sera ritualisé à l’extrême, enfin le thé infusé sous les Ming qui sera adopté en occident et y connaîtra le succès que l’on sait.
Mais en Chine même, entre le thé des empereurs et gens de cour et celui du peuple, se dessine lentement à travers les différents modes d’expression artistiques que suscite ce breuvage, une étroite convergence entre l’esprit lettré et l’esprit du thé : le thé des lettrés.
Conférence publique et gratuite
Par Martine Armand, programmatrice cinéma de l’Eté indien
Martine Armand, qui programme pour la 9ème année consécutive les films de l’Eté indien, présentera sa sélection en mettant l’accent sur les films inédits. Elle abordera le rôle primordial de la musique et de la danse dans le cinéma populaire indien, mais aussi dans le cinéma d’auteur, et analysera les documentaires de grands cinéastes (Satyajit Ray, Mani Kaul, Kumar Shahani) qui portent un regard pertinent sur les artistes indiens et les formes classiques de musique et de danse.
Conférence publique et gratuite
Par Jean-Paul Desroches, commissaire de l’exposition
Universellement consommé aujourd’hui, le thé est vieux de plus de deux millénaires et a parcouru bien des chemins depuis sa naissance en Chine, à travers l’Asie orientale, le Moyen-Orient, l’Europe et l’Amérique. Au cours de sa longue histoire, sa consommation a connu trois phases : l’âge du thé bouilli sous les Tang (618-907), l’âge du thé battu sous les Song (960- 1279), l’âge du thé infusé sous les Ming (1368-1644).