Les rochers présents dans les jardins ou dans les cabinets de lettrés chinois sont intimement liés au goût des lettrés et à leur idéal de quête de la sagesse, à travers la pratique des « arts », en particulier la peinture et la calligraphie. Loin d’être relégués à un usage ancien, aujourd’hui encore, leur présence est essentielle, et ils demeurent un vecteur de l’appréciation esthétique. Quel lien les « pierres de rêve » (mengshi), de même que ces rochers, qualifiés par les Chinois d’« étranges » (guaishi) ou de « laids » (choushi), entretiennent-ils avec le goût des lettrés ? En quoi sont-ils indispensables, au même titre que la calligraphie ou la musique, à la vie artistique ?
Pourquoi sont-ils associés à la quête de la sagesse ? La conférence s’attachera à présenter les caractéristiques du goût des lettrés chinois notamment à partir de l’étude d’oeuvres présentées dans l’exposition, dans leur contexte historique, social et idéologique.