Musique des lettrés chinois

Jeudi 21 juin à 12h15
 

Conférence musicale publique et gratuite

Par François Picard, musicien et ethnomusicologue, Paris-Sorbonne, et You Li-yu, musicienne et lettrée

À côté du pinceau, du papier et de l’encre, une planche de bois, sept cordes de soie tendues : c’est la cithare qin, instrument de musique, instrument d’évasion, instrument de méditation des lettrés chinois. Qu’il en joue ou qu’il le laisse suspendu à son mur, le lettré garde aussi près de sa main un recueil où sont notés, dans une écriture très spéciale, les airs. Cette tradition vit aujourd’hui à Pékin, Taïwan, Hong Kong, New York, Paris, et dans les montagnes, chaque fois qu’un lettré en rencontre un autre, en personne ou en rêve. Le jeu du qin peut être accompagné du chant ou de la déclamation de poésie, mais dans l’idéal la voix est remplacée par le simple souffle du bambou, le xiao.