Concerts

 

Shahid Parvez Khan et Nihar Mehta

Sitar et tabla

Parmi les grands maîtres actuels Ustad Shahid Parvez Khan est un des musiciens indiens les plus subtils de ce siècle. Sa virtuosité éblouissante et son génie novateur lui ont apporté la réputation flatteuse d’être un géant du sitar.
Il est le septième héritier de la première famille du sitar, l'Etawah Gharana. Il a été initié à la musique riche de cette école par son illustre père et gourou Ustad Aziz Khan, un célèbre musicien et compositeur, lui-même fils du légendaire maître du sitar et du surbahar Ustad Wahid Khansahab. Comme c'est la coutume, Ustad Aziz Khan a d’abord enseigné à son fils la musique vocale et le tabla avant de le former à la pratique du sitar.
Enfant prodige Shahid Parvez a rapidement entamé une carrière internationale. Sa réputation est celle d’un interprète particulièrement inspiré, mais elle est complétée par une autre qualité rare - sa capacité à transmettre sa musique avec patience et dévouement. Ustad Shahid Parvez Khan résume sa maîtrise de l’une des formes d’art les plus exigeantes par une philosophie profondément simple : « La musique est ma vie. »
Il sera accompagné pour ce concert par Nihar Mehta.
Nihar est originaire d'une des plus importantes familles de philosophes et de musiciens d'Ahmedabad, au Gujerat. Sa famille a toujours été très active dans l'enseignement et la promotion de la musique classique en Inde, notamment avec la création d’une école, la Saptak School of Music, ainsi que du plus grand festival de musique de l’Inde, le Saptak Festival, qui a lieu du 1er au 13 janvier depuis 30 ans. Disciple du célèbre Pandit Kishan Maharaj, puis de son fils Pandit Puran Maharaj, il est devenu aujourd’hui le partenaire des plus grands musiciens indiens.

Ensemble Yahyazadeh

Musiques du Mazandaran (Iran)

Avec Ahmad Yahyazadeh (santour, daf), Javid Yahyazadeh (ney, chant), Abbas Yahyazadeh (tombak), Pouya Khoshravesh (kamanche, chant), Nima Khoshravesh (setar, chant), Mani Khoshravesh (ney) et Javad Salkhordeh (tombak, setar)

Ahmad Yahyazadeh est né en 1979 dans le Mazandaran, au nord de l'Iran. Cette région, connue pour ses vastes espaces de verdure, s'étend entre les montagnes, les forêts et la mer Caspienne. Différentes ethnies comme les Turcs, les Mongols et les Kurdes côtoient la population originaire de la région. De cette grande diversité culturelle propre au Mazandaran est née une véritable richesse de traditions musicales. Grandissant dans cet environnement musical multi-ethnique, Ahmad Yahyazadeh commence l'apprentissage de la musique à l'âge de 5 ans au sein de sa propre famille, avec ses frères et notamment auprès de son oncle Abolhasan Khoshro, l’un des grands compositeurs de musique folklorique iranienne. D’abord formé à la musique classique persane avec le santour, il choisit ensuite de se consacrer aux percussions, avec le daf, le tombak et le neghareh, au conservatoire de Téhéran.

L’ensemble Yahyazadeh, résolument familial et virtuose, vous entraînera dans un voyage au Mazandaran, en vous offrant une palette thématique autour des mélodies jouées dans les rizières, ou les fêtes telles que les mariages. A travers les mélodies et les instruments traditionnels, seront racontés et chantés tous les moments clefs de la vie de cette région du sud de la Mer Caspienne. Chants d’amour et de mariages, chants du vent dans les rizières, chants des bergers, chants du Nouvel An, chants de résistance aux attaques russes… C’est l’existence de tout un peuple qui s’inscrit dans ce récital.
Pendant la Révolution islamique, la musique du Mazandaran s'est développée, pour tendre à devenir une musique contestataire. Abolhasan Khoshro a donc chanté Mashti, mélodie contre le nouveau régime iranien, dans laquelle une voix grave a été ajoutée, voix manquant jusqu'alors dans les mélodies traditionnelles.

Musique de tradition certes, mais aussi musique en devenir. Une musique à l’état pur, le souffle de la vie…

Le chant de la steppe

Musiques de Mongolie

Avec Baadma (chant long), Naranbaatar Purevdorj (vièle morin khuur, luth, chant diphonique) et Nasanbaatar Ganbold (chant diphonique, vièle morin khuur)

Originaire d’Ulaan-Baatar, la capitale de la Mongolie, la chanteuse Baadma a eu la chance d’étudier le chant long avec l’une des plus grande figure de cette tradition, Nandziliin Norovbanzad, récemment disparue.
Baadma est l’une des rares détentrices de cet art vocal. En effet, si la soviétisation du pays durant près de soixante ans a fragilisé les pratiques musicales traditionnelles, l’authenticité de cette tradition vocale a néanmoins résisté au travail de folklorisation du patrimoine mongol par les Soviétiques.
Artiste réputée dans le monde entier, son nom complet est Samdandamba Badamkhorol : les Mongols se donnent volontiers des petits noms…

Né à Zavkhan, Naranbaatar Purevdorj joue du morin khuur, la vièle dite « à tête de cheval », instrument populaire et emblématique de la tradition musicale mongole.
Parmi les différentes techniques vocales pratiquées depuis des siècles dans le pays de l’Altaï (la chaîne montagneuse du nord-ouest de la Mongolie, que les ethnologues considèrent comme le lieu de naissance des pratiques diphoniques), Nara chante tout particulièrement les techniques dites khomeï et le charchira.

Quant à Nasanbaatar Ganbold, qui a grandi lui aussi aux abords de la capitale mongole, il a intégré très jeune le conservatoire de musique de la ville où il a appris à jouer la vièle à tête de cheval, mais également le hautbois mongol bishgur, plus rare, et le luth à long manche dombra, joué avec un plectra ou parfois simplement en pinçant les cordes avec la main. Pour les pratiques du chant diphonique, c’est en famille, comme le veut l’usage, que Nasa a fait son apprentissage.

Un trio extraordinaire de virtuosité et d’authenticité, pour ce merveilleux et ensorcelant Chant de la steppe.

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Ensemble Hijiri-Kai

Musiques du Japon

Avec Teruhisa Fukuda (shakuhachi), Shihô Kineya (shamisen) et Mihoko Maekawa (koto)

Au Moyen-âge, le shakuhachi, flûte traditionnelle japonaise, fut associé à la secte Fuke du bouddhisme zen. Les moines l’utilisaient comme soutien à la méditation. Ainsi, les mélodies suivaient le rythme de la respiration du religieux. Interdit au début de l’ère Meiji, le shakuhachi fut à nouveau autorisé, quelques années plus tard, mais uniquement en trio avec koto et shamisen. Il fallut encore attendre plusieurs années avant que la pratique en solo ne réapparaisse.
L’ensemble Hijiri-Kai (littéralement « Groupe des Sages ») fut créé en 2003 autour de la personnalité de Teruhisa Fukuda et sous la direction artistique du musicologue Akira Tamba, à l’occasion d’une tournée en France. Interprètes de renommée internationale, les trois instrumentistes qui composent ce groupe s’appuient sur des recherches musicologiques exigeantes en musique classique japonaise. Tout en perpétuant le répertoire traditionnel, l’ensemble Hijiri-Kai collabore avec des compositeurs contemporains en ouvrant de nouveaux horizons et en enrichissant la tradition dans son sillage.
Ils seront rejoints au cours de ce concert par Daniel Lifermann, disciple de Teruhisa Fukuda, et les musiciens de la Voie du Bambou.

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Caresse du ciel

Bahman Panahi, Sandrine Pourailly et Madjid Khaladj

Tar, harpe et percussions (Iran – France)

Caresse du ciel de Bahman Panahi est avant tout un duo entre le tar et la harpe, mis en relief par la percussion.
Construite comme la rencontre de deux langages, le langage tonal et le langage modal, cette œuvre est aussi la rencontre entre la musique classique persane et la musique classique occidentale. Les deux instruments se complètent admirablement, l’un par la brillance de son timbre (tar) et l’autre par la rondeur de ses sonorités (harpe). C’est un retour à ses origines pour la harpe issue de l’Asie mineure et de l’époque des Sumériens.
La combinaison de ces deux instruments à cordes pincées, qui ont évolué chacun de leur côté dans des univers musicaux différents, donne un rythme extraordinaire à cette composition. L’improvisation devient alors un jeu de questions-réponses avec le langage qui est propre à chaque instrument mais qui charme l’auditeur par son éloquence.
La musique s’installe lentement, telle une caresse du ciel...
Bahman Panahi est un artiste iranien, musicien et calligraphe, disciple pour le tar et le setar des grands maîtres du genre : Zarif, Lotfi et Zahed-Shirazi.
Récompensée par de nombreux prix, Sandrine Pourailly est une artiste virtuose et éclectique, créatrice du spectacle La harpe dans tous ses états.
Le percussionniste Madjid Khaladj est un multi-instrumentiste, multipliant les expériences musicales et maîtrisant avec talent le daf ou le tombak.

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