Nuages épars

Vendredi 24 février
 

Vendredi 24 février

Avant-première du film Nuages épars

Mikio Naruse, 1967, vostfr

Le bonheur d’un couple qui attend un enfant, et promis à une mutation à Washington, est brisé lorsque le mari est renversé par une voiture. La jeune femme, privée de pension, doit faire face, tandis que le conducteur du véhicule, pris de remords, tente de lui présenter ses excuses et de la soutenir…

Jean Narboni (Mikio Naruse, les temps incertains, Cahiers du cinéma, 2006) : « Le même invincible style invisible est à l’œuvre, identique dans sa conception et sa morale mais différent sur le plan formel, dans le dernier film de Naruse, Nuages épars que dans Une femme dans la tourmente. La fable en rappelle celle de Une femme dans la tourmente. La veuve d’un fonctionnaire de ministère qui a perdu la vie après avoir été renversé par une voiture, est tout au long du film poursuivie et sollicitée par le responsable de l’accident, Mishima… [Dans les scènes finales de ces deux films], le geste créateur et la position morale du cinéaste sont les mêmes, semblable aussi l’effet poignant de ces moments de douleur nouée. Ici et là, à la fin de sa vie comme dans ses jeunes années, Naruse ne s’est pas attardé, il ne s’est pas complu, il a généreusement détourné le regard, son invincible style invisible a fait vite. »

(Midaregumo, Japon, 1967, 1h48, coul)

Présenté en avant-première de sa ressortie en salles.

Cette séance est précédée d’un séminaire animé par Antoine de Baecque (Ecole Nationale Supérieure) et Clélia Zernick (Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts), Désirs d’Asie. L’enjeu du séminaire ne sera pas tant d’approfondir nos connaissances de la culture asiatique - les contours en seraient trop vastes et l’enjeu mal défini - mais bien plutôt de comprendre l’origine de ce désir d’Asie ; non pas tenter de définir ce que l’Asie « est », mais bien plutôt ce que l’Asie « fait » aux intellectuels (avec les figures paradigmatiques de Paul Claudel et de Roland Barthes, et celle moins connue mais passionnante de Maurice Pinguet), aux artistes (depuis les impressionnistes, Henri Michaud et plus proche de nous Jean-Luc Vilmouth) et aux cinéastes (Chris Marker, Wim Wenders, Olivier Assayas,…). Pour le cinéma contemporain asiatique comme pour celui de patrimoine, le Festival des trois continents fait figure de découvreur et de chercheur. Antoine de Baecque (Ecole Normale Supérieure) et Clélia Zernick (Ecole nationale Supérieure des Beaux-Arts) invitent Jérôme Baron, directeur artistique du festival et Claire Allouche, doctorante et chercheuse, à parcourir son histoire.)


Informations pratiques

Date : Vendredi 24 février 2017
Horaire : à 20h30
Durée : 1h50
Tarifs : 5/4 euros
Lieu : Auditorium MNAAG (6, place d'Iéna 75016 Paris)
Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/573554332855251


Photo (c) Les Acacias