Musée Guimet
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Tumulus du premier empereur Qin shihuangSupport de tambour en forme de daimZhenmu shou, monstre gardien de tombeCoupe polylobéeArmoireZun Camondo (récipient à alcool)Liding (vase sacrificiel)Verseuse à alcool de type he Bouteille hu pour les boissons fermentéesAgrafe courte en forme de luthVase à vin huMiroir aux douze signes du zodiaque et quatre animauxCoffret d'argentZhulong (Dragon-cochon)CongPlaque au dragonPetite tasse en jadeCédrat dit<br>« main-de-Bouddha »Bloc sculpté en forme de paysage de montagne, shanziBuddha deboutTête de BuddhaJoueur de cithare qin Cheval debout mingqi (substitut funéraire)Chameau bâte et son chamelierZébu deboutDame au chignon mingqi (substitut funéraire)Amphore jiandipingJarre funéraire, hunpingAiguièreOreiller en forme de tigre couchéStatue du luohan TâmrabhadraVase meipingVase « Mille Fleurs »Feuilles de bambous« Première ode à la Falaise rouge »Monts Jingting en automneQazaq présentant des chevaux à l'empereur
Musée Guimet | Collections | Chine | Zhenmu shou, monstre gardien de tombe

Zhenmu shou, monstre gardien de tombe

Bois laqué, traces de polychromie Royaume de Chu, IVe-IIIe siècle avant notre ère H. avec andouillers, 86 cm ; socle carré, côté, 24,5 cm Don de M. Horiuchi 1999, MA 6950

Comportant également un grande figurine funéraire humaine et un second protecteur à andouillers, le don de M.Horiuchi est un clair témoignage du nouvel espoir offert aux défunts dans le puissant royaume de Chu en Chine du centre ( en gros l’actuelle province du Sichuan) de jouir d’un devenir individuel dans l’au-delà. En effet, la rupture du système d’affiliation aux clans de la famille royale Zhou qui se confirme précisément à cette époque dite des « Royaumes combattants » les place désormais seuls face aux dangers de l’au-delà. Si en Chine du nord, le chien continue d’avoir dans la tombe le privilège d’en être le chasseur de démons, dans les régions du centre sud, on fait alors appel à des êtres surnaturels. Leurs pouvoirs ils les doivent à ces andouillers réels dont on les affuble et qui sont aussi un gage de renaissance. Leur corps serpentiforme et leur tête de monstre à langue pendante ressortissent à un ancien fonds chamanique propre au royaume de Chu. Ce sont du reste ces caractères, corps animal, tête monstrueuse, cornes et langue pendante qui distingueront les deux créatures flamboyantes de la section animale de la protection de la tombe à l’époque Tang.
Crédits
© Conception et réalisation musée national des arts asiatiques Guimet, avec le soutien du Crédit Agricole