Musée Guimet
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Tumulus du premier empereur Qin shihuangSupport de tambour en forme de daimZhenmu shou, monstre gardien de tombeCoupe polylobéeArmoireZun Camondo (récipient à alcool)Liding (vase sacrificiel)Verseuse à alcool de type he Bouteille hu pour les boissons fermentéesAgrafe courte en forme de luthVase à vin huMiroir aux douze signes du zodiaque et quatre animauxCoffret d'argentZhulong (Dragon-cochon)CongPlaque au dragonPetite tasse en jadeCédrat dit<br>« main-de-Bouddha »Bloc sculpté en forme de paysage de montagne, shanziBuddha deboutTête de BuddhaJoueur de cithare qin Cheval debout mingqi (substitut funéraire)Chameau bâte et son chamelierZébu deboutDame au chignon mingqi (substitut funéraire)Amphore jiandipingJarre funéraire, hunpingAiguièreOreiller en forme de tigre couchéStatue du luohan TâmrabhadraVase meipingVase « Mille Fleurs »Feuilles de bambous« Première ode à la Falaise rouge »Monts Jingting en automneQazaq présentant des chevaux à l'empereur
Musée Guimet | Collections | Chine | Vase « Mille Fleurs »

Vase « Mille Fleurs »

Jingdezhen, Province du Jiangxi, Chine


Dynastie des Qing (1644-1911)
Marque et période de l’empereur
Qianlong (1736-1795)
H : 48 cm
Legs Grandidier
G 3444

Le décor de ce vase « Mille Fleurs » juxtapose des centaines de chrysanthèmes, corolles, pivoines, lis, volubilis, roses, lotus, magnolias. Les caractéristiques exactes de ces fleurs, mais aussi le volume marqué par des couleurs légèrement ombrées, sont rendus avec un sens aigu de l’observation, en une prouesse de combinaison d’émaux vifs produisant des jeux impressionnistes sans cesse renouvelés. L’effet final, pareil à un somptueux brocard, au même titre que le jade, le bronze ou la soie, traduit cette volonté, durant la période Qianlong, d’imiter différentes matières. Ces recherches techniques poussées nuisent néanmoins souvent à l’unité d’ensemble des pièces. De plus, l’épaule basse très renflée et le pied large de ce vase, reflètent les formes des céramiques du règne de cet empereur, qui peu à peu perdent de leur grâce.

Cette pièce constitue un véritable tour de force sur le plan technique, utilisant la palette de la Famille Rose caractérisée par un pigment dérivé du pourpre de Cassius, un chlorure d’or, mais aussi le jaune d’antimoniate de fer, le vert d’oxyde de cuivre, et l’orange résultant d’une utilisation à densité variable d’oxyde de fer. Ces pigments étaient mélangés dans un émail au plomb et silice qui nécessitait une seconde cuisson au « Feu de Moufle » aux environs de 800-850°c.

A la façon d’un ultime feu d’artifice, ce vase illustre l’exubérance de la dernière période inventive des potiers chinois.

Crédits
© Conception et réalisation musée national des arts asiatiques Guimet, avec le soutien du Crédit Agricole