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Tumulus du premier empereur Qin shihuangSupport de tambour en forme de daimZhenmu shou, monstre gardien de tombeCoupe polylobéeArmoireZun Camondo (récipient à alcool)Liding (vase sacrificiel)Verseuse à alcool de type he Bouteille hu pour les boissons fermentéesAgrafe courte en forme de luthVase à vin huMiroir aux douze signes du zodiaque et quatre animauxCoffret d'argentZhulong (Dragon-cochon)CongPlaque au dragonPetite tasse en jadeCédrat dit<br>« main-de-Bouddha »Bloc sculpté en forme de paysage de montagne, shanziBuddha deboutTête de BuddhaJoueur de cithare qin Cheval debout mingqi (substitut funéraire)Chameau bâte et son chamelierZébu deboutDame au chignon mingqi (substitut funéraire)Amphore jiandipingJarre funéraire, hunpingAiguièreOreiller en forme de tigre couchéStatue du luohan TâmrabhadraVase meipingVase « Mille Fleurs »Feuilles de bambous« Première ode à la Falaise rouge »Monts Jingting en automneQazaq présentant des chevaux à l'empereur
Musée Guimet | Collections | Chine | Tumulus du premier empereur Qin shihuang

Tumulus du premier empereur Qin shihuang

Lintong, province du Shaanxi, Chine


Cliché de Victor Segalen (1878-1919)
16 février 1914
AP 31-8

L’importance de ce site, où plus tard seront mis au jour en 1974 une armée en terre cuite de plus de six mille guerriers sur la tombe du premier empereur Qin Shi Huang (221-210 avant notre ère), n’avait pas échappé à la sagacité de la mission Segalen qui, dès le 16 février 1914, entreprit un relevé métrique du tumulus. Les richesses de ce site découlent de la pratique de l’ensevelissement qui reste un des fondements de l’archéologie chinoise. Il revient à ce petit groupe d’archéologues d’avoir mis ce fait en lumière.

Médecin, Victor Segalen est de ceux qui, en ce début de siècle, parcourent le monde. En 1909, il partira pour Pékin « ma capitale »où il séjournera plus de quatre ans avant de rentrer en France en 1914 à cause de la première guerre mondiale. Le but de la mission de 1914 en Chine, au cours de laquelle cette photographie a été prise, comporte un intérêt géographique et archéologique qui s’accompagne d’un relevé topographique de régions mal-connues.

Pendant cette expédition qu’il mène en association avec Edouard Chavannes (1865-1918), l’auteur ajoute à ses notes écrites des croquis et des prises de vues de statues monumentales avec un sens inné des cadrages et des éclairages qui hisse Segalen au rang de photographe le plus talentueux de cette Chine impériale finissante. L’empire du milieu devient à ses yeux « Le pays exemplaire de la différence harmonieuse, un abrégé de la diversité du monde ». Son apport ne peut cependant pas être réduit à la seule approche archéologique. Son oeuvre en tant que poète qui a su s’inspirer de l’histoire, donna naissance à des fictions originales, tels le Fils du Ciel ou Stèles.

Crédits
© Conception et réalisation musée national des arts asiatiques Guimet, avec le soutien du Crédit Agricole