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Tumulus du premier empereur Qin shihuangSupport de tambour en forme de daimZhenmu shou, monstre gardien de tombeCoupe polylobéeArmoireZun Camondo (récipient à alcool)Liding (vase sacrificiel)Verseuse à alcool de type he Bouteille hu pour les boissons fermentéesAgrafe courte en forme de luthVase à vin huMiroir aux douze signes du zodiaque et quatre animauxCoffret d'argentZhulong (Dragon-cochon)CongPlaque au dragonPetite tasse en jadeCédrat dit<br>« main-de-Bouddha »Bloc sculpté en forme de paysage de montagne, shanziBuddha deboutTête de BuddhaJoueur de cithare qin Cheval debout mingqi (substitut funéraire)Chameau bâte et son chamelierZébu deboutDame au chignon mingqi (substitut funéraire)Amphore jiandipingJarre funéraire, hunpingAiguièreOreiller en forme de tigre couchéStatue du luohan TâmrabhadraVase meipingVase « Mille Fleurs »Feuilles de bambous« Première ode à la Falaise rouge »Monts Jingting en automneQazaq présentant des chevaux à l'empereur
Musée Guimet | Collections | Chine | Tête de Buddha

Tête de Buddha

Chine septentrionale


Dynastie des Qi du Nord (550-577)
Marbre blanc micacé
H : 26 cm
MA 5934

D’une rotondité presque sphérique, cette tête de Buddha au visage digne, grave et d’une sérénité détachée conférée par ce modelé lisse et la simplicité des traits, est caractéristique de l’art de la dynastie des Qi du Nord où s’accuse ce relief fluide. La régularité des petites boucles de la coiffure précise la convention indienne Gupta propre aux effigies du Bienheureux. Cependant, l’apport chinois apparaît dans le galbe et dans la profonde spiritualité qui rayonne de ce visage en marbre micacé de la province du Hebei, d’une grande maîtrise et d’une harmonie typique de la période soulignée par les fentes sinueuses des yeux comme ciselées selon le canon original du VIe siècle en Chine.

A partir du milieu du VIe siècle, la sculpture stylisée des périodes Wei (386-534) évolue sous la domination de la dynastie suivante vers une conquête de la plastique, et un souci de réaliser des représentations plus humaines. Consécutivement à l’approfondissement de la connaissance des textes canoniques, le monde bouddhique s’unifiait dans la Haute-Asie, les normes du canon idéal de la représentation Buddha indien, gandhârien et central-asiatique parvenaient en Chine.

Cette oeuvre de l’époque Qi du Nord est donc une station éphémère, où l’empreinte du génie plastique antérieur demeure contre cette nouvelle puissante vague d’influence indienne, ceci pour un temps, avant que s’annonce déjà à la fin des Sui (577-618) une plus souple et fidèle acceptation du canon commun, qu’incarne le « classicisme » tang (618-907).

Crédits
© Conception et réalisation musée national des arts asiatiques Guimet, avec le soutien du Crédit Agricole