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Mercredi 3 novembre à 12h15 : Pu yi, le dernier empereur
Fiction de Bernardo Bertolucci.
Lundi 8 novembre à 12h15 : Pu yi, dernier empereur de chine
Documentaire de Peter du Cane.
Mercredi 10 novembre à 12h15 : Le mystère hakka,
Documentaire de Cris Campion et Elisabeth Souliac.
Lundi 15 novembre à 12h15 : Touentou fille du feu,
Documentaire de Patrick Profit.
Mercredi 17 novembre à 12h15 : SA n mao, le petit vagabond (san mao liulangji), Fiction de Zhao Ming.
Lundi 22 novembre à 12h15 : La mer des chansons,
Documentaire de Simon Pradinas / Les sculpteurs de montagnes,
Documentaire de Yann Layma.
Mercredi 24 novembre à 12h15 (2 films) : Bonjour (ohayo),
Fiction de Yasujiro Ozu.
Vendredi 26 novembre à 12h15 : Le village de mes rêves (eno
nakano bokuno mura), Fiction de Yoichi Higashi.
Lundi 29 novembre à 12h15 (2 films) : La beauté de la broderie japonaise, Documentaire de la Japan Foundation / Une étoffe traditionnelle à motifS : Le kurume-kasuri, Documentaire de la Japan Foundation.
Mercredi 1er décembre à 12h15 : L’été de Kikujiro, Fiction de Takeshi Kitano.
Vendredi 3 décembre à 12h15 (2 films) :Teinture de la soie yusen,
Documentaire de la Japan Foundation / Le tissu miyako-jofu, Documentaire de la Japan Foundation.
Mercredi 8 décembre à 12h15 : Récit d’un propriétaire (nagaya shinshiroku), Fiction de Yasujiro Ozu.
Mercredi 15 décembre à 12h15 : Nu shu - un langage secret entre femmes en Chine, Documentaire de Yang Yue-qing.
Vendredi 17 décembre à 12h15 : Les derniers pieds bandés de Chine, Documentaire de Fung Wing-chuen.
Mercredi 5 janvier à 12h15 : Le petit peintre du Rajasthan, Fiction de Rajkumar Bhan.
Vendredi 7 janvier à 12h15 : Speaking tree, Documentaire de Natasha de Betak.
Lundi 10 janvier à 12h15 : Kalash, les derniers infidèles du pakistan, Documentaire de Gaël Métroz.
Mercredi 12 janvier à 12h15 : Salaam Bombay, Fiction de Mira Nair.
Vendredi 14 janvier à 12h15 : Mariage chez les rajahs : une cérémonie féerique, Documentaire de Denis Chegaray.
Mercredi 19 janvier à 12h15 : ISSEY MIYAKE, Documentaire d’Eric Cloué.
Mercredi 26 janvier à 12h15 : L’enfant au violon (han ni zai yiki),
Fiction de Chen Kaige.
Vendredi 28 janvier à 12h15 : Les naxis du yunnan : le mage et le musicien, Documentaire d’Alain Bourillon et Hao Jian.
Lundi 31 janvier à 12h15 : Une année chez les axi : Au fil des jours / La danse de la pleine lune / Duos d’amour sur la montagne, Documentaires de Junishi Ushiyama, Yasuko Ichioka et Claude Blanchard.
| Mercredi 3 novembre à 12h15 |
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Pu Yi, le dernier empereur
Fiction de Bernardo Bertolucci, 1987, 2h45’, VOSTF
En 1950, Pu Yi, le dernier empereur de Chine, est
accusé de complicité avec les Japonais. Confronté
à un interrogateur, il raconte sa vie.
1908 : Pu Yi n’a que 3 ans quand il est enlevé à
sa mère et conduit dans la Cité interdite, où il est
bientôt promu empereur de Chine à la mort de
l’impératrice. Il grandit entouré d’eunuques et de
courtisans chargés de veiller sur lui et de le tenir à
l’écart des tumultes de l’Histoire. Aussi, quand le
Kuomintang s’empare du pouvoir trois années plus
tard, ne ressent-il guère de changement au coeur de
la Cité interdite qu’il ne quitte jamais.
A 15 ans, Pu Yi bénéficie des services d’un précepteur,
l’Écossais Reginald Johnson, qui devient
rapidement son seul véritable ami...
Le film aux neuf oscars !
| Lundi 8 novembre à 12h15 |
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Pu Yi, dernier empereur de Chine
Documentaire de Peter du Cane, 2008, 1h45’
Pu Yi, empereur trois fois déchu, est monté pour la première fois sur le trône à l’âge de 3 ans. Renversé
par la Révolution chinoise, manipulé par les Japonais, emprisonné par les Soviétiques et Mao Tsé-toung,
il a fini sa vie comme jardinier du parc botanique de Pékin. Le documentaire s’ouvre sur son procès devant
le tribunal militaire international de Tokyo, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Pu Yi y est accusé
d’avoir collaboré avec les Japonais. Les archives font apparaître un homme discret, obligé de revenir sur
son rôle ambigu avec le Japon, qui exprime ses remords, mais aussi une foi inébranlable en son destin.
Nourri par le récit de ceux qui ont connu un Pu Yi plus intime, parmi lesquels sa dernière compagne, le film
révèle un monarque fragile, naïf et cultivant les zones d’ombre, contraint de passer du stade de demi-dieu à
celui de simple mortel.
| Mercredi 10 novembre à 12h15 |
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Le mystère Hakka
Documentaire de Cris Campion et Elisabeth Souliac, 1997, 52’
Le rôle des Hakka, tant sur le plan politique qu’économique, a été déterminant dans la construction de
la Chine moderne. Et pourtant, qui sont ces Hakka dont on ne parle jamais ? On compte trente-cinq millions
de Hakka en Chine. On sait qu’ils ont été à l’origine de toutes les révolutions qui ont secoué la Chine
depuis deux siècles.
On sait aussi que Deng Xiao-ping était Hakka, tout comme Sun Ya-tsen, Lee Teng-hui, ancien président
de Taiwan ou le président Lee Kwen-yee à Singapour et combien d’autres noms célèbres encore.
Le film dévoile les forteresses de terre du Fujian à l’occasion de la fête annuelle d’un village, la vie clanique
des Hakka au travers du culte de l’ancêtre et de l’organisation sociale dans les maisons collectives.
| Lundi 15 novembre à 12h15 |
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Touentou file du feu
Documentaire de Patrick Profit, 2007, 52’
Au bord du lac Lugu dans le Yunnan, les Moso forment une société unique au monde. Ignorant l’institution du mariage, considérant le serment de fidélité comme une hérésie, ce peuple vante les vertus de l’amour libre et confie aux femmes la gestion de la famille. Touentou est une jeune fille de cette société ; à 21 ans elle a déjà deux enfants de deux pères différents, ancrée dans la tradition de son peuple.

| Mercredi 17 novembre à 12h15 |
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San Mao, le petit vagabond (San Mao
Liulangji)
Fiction de Zhao Ming, 1949, 1h30’, VOSTF
Orphelin parmi tant d’autres à Shanghai, le jeune
San Mao (« trois poils » en chinois) est victime du
froid et de la faim. Il tente de gagner quelques sous
en faisant de petits travaux, mais ne fait qu’essuyer
des déboires. Après avoir tenu tête à une bande
organisée, il est finalement intégré à un groupe
de gamins dirigés et exploités par un adulte.
Le jour de la Fête de l’Enfance, la police matraque
les petits mendiants qui veulent se joindre au cortège
des enfants riches. Puis, San Mao est recueilli
par un couple de voleurs qui lui demandent de voler
pour eux : après un épisode burlesque dans un
grand magasin, il parvient à leur échapper. À bout
de ressources, il décide de se vendre et est acheté
par une femme riche sans enfant : mais cette expérience
se termine aussi dans la confusion.
Ce n’est qu’après l’entrée des troupes de Mao Tsetoung
à Shanghai qu’il reprend espoir en l’avenir
car il s’aperçoit que le nouveau régime manifeste
un sincère intérêt pour l’enfance.
| Lundi 22 novembre à 12h15 (2 films) |
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La mer des chansons
Documentaire de Simon Pradinas, 1997, 55’
Dans les montagnes du sud de la Chine, un peuple
isolé depuis des siècles rythme sa vie avec ses chansons.
Deux millions et demi de Dong vivent dans
des villages de bois à l’architecture originale, avec
leurs « tours du tambour » et leurs « ponts de la pluie
et du vent ». Ils travaillent toute l’année dans les rizières
en terrasses et organisent à chaque saison, au
rythme du calendrier lunaire, de nombreuses fêtes.
Les sculpteurs de montagnes
Documentaire de Yann Layma, 1993, 23’
En Chine, dans la province du Yunnan, vivent deux
tribus, les Yi et les Hani. Ces peuples connaissent
bien la montagne et se sont alliés pour survivre ;
ils ont inventé la culture du riz en terrasse. L’Empereur
de Chine les a baptisés « les sculpteurs de
montagnes ».
Chez les Hani et les Yi, toute la vie tourne autour du
riz. 13 variétés sont cultivées, dont 3 de riz gluant.
Une partie de la récolte sert de monnaie d’échange
et le reste nourrit la population. Pour que, chaque
année, chacun ait une rizière, les deux peuples
construisent une nouvelle montagne. Mais pour
cela, ils font appel à Grand Dragon, leur sorcier,
qui a le pouvoir d’interroger les forces de la nature
et décide du meilleur moment pour commencer
les travaux. Pour labourer la terre et cultiver le riz,
le buffle est indispensable. Chaque homme est associé
à un buffle. Celui de Grand Dragon s’appelle
Immense Savoir et est le messager des esprits de
la nature. Grand Dragon doit convaincre la tribu Yi
de participer à la construction des nouvelles rizières
que les deux peuples se partageront. Arrive enfin
le grand jour où les deux peuples se réunissent pour
débuter les travaux.
| Mercredi 24 novembre à 12h15 |
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Bonjour (Ohayo)
Fiction de Yasujiro Ozu, 1959, 1h34’, VOSTF
Isamu et Minoru vivent avec leurs parents dans un
lotissement de la banlieue de Tokyo. Ils sont à l’origine,
sans le vouloir, d’une querelle de voisinage : des voisins
ont un poste de télévision qui attire les enfants du
quartier. Les deux gamins demandent à leur père d’en
acheter un. Celui-ci refuse et leur ordonne de se taire.
Le prenant au mot, les garçons décident une grève de
la parole et refusent de parler à quiconque. Les voisins,
constatant que leurs salutations matinales restent sans
réponse, en déduisent que la mère des deux garçons
leur en veut...
| Vendredi 26 novembre à 12h15 |
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Le village de mes rêves (Eno nakano bokuno mura)
Fiction de Yoichi Higashi, 1995, 1h52’, VOSTF
Au Japon, dans la campagne de Kochi, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, deux jumeaux
de neuf ans, entre de brèves séances de dessin, font de mémorables parties de pêche, se baignent dans
la rivière et gagnent une réputation de « sales gosses » en ruinant les récoltes des voisins, en chassant
les oiseaux et en commettant tout un tas de bêtises ordinaires.
Ce film réaliste, burlesque et fantastique est tiré du roman autobiographique de Seizo Tashima, qui
évoque la prime jeunesse de l’auteur et de son frère jumeau devenus aujourd’hui de célèbres illustrateurs
pour enfants.
| Lundi 29 novembre à 12h15 (2 films) |
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La beauté de la broderie japonaise
Documentaire de la Japan Foundation, 35’
Maison de la Culture du Japon à Paris
Les broderies les plus anciennes du Japon
remontent à l’arrivée du bouddhisme au VIIe siècle
avant notre ère et illustrent la vie de Bouddha.
Il s’agit ici de la transmission du maître brodeur à
ses élèves, un apprentissage sur plusieurs années
d’un artisanat en tant que richesse spirituelle.
« Les plus grands talents naissent de l’esprit pur »
dit le maître. La broderie est une rencontre entre
beauté et esprit, où chaque point est dépositaire
de l’âme du brodeur.
| Mercredi 1er décembre à 12h15 |
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L’été de Kikujiro
Fiction de Takeshi Kitano, 1999, 1h56’, VOSTF
C’est l’été, et Masao s’ennuie. L’enfant habite Tokyo
avec sa grand-mère qui travaille toute la journée.
Ses copains partent en vacances et le terrain de foot
sur lequel ils jouent habituellement est désert. Grâce
à une amie de sa grand-mère, Masao rencontre
Kikujiro, un voyou d’une cinquantaine d’années avec
lequel il va partir à la recherche de sa mère qu’il ne
connaît pas et qui vit près de la mer. Livrés à eux-mêmes
sur les routes du Japon, l’enfant et son compère
entament un voyage picaresque.
| Vendredi 3 décembre à 12h15 (2 films) |
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Teinture de la soie Yuzen
Documentaire de la Japan Foundation, 30’
Maison de la Culture du Japon à Paris
Originaire de Kyoto, l’art de la teinture Yuzen est
présenté par maître Kako Moriguchi, classé « Trésor
national vivant », pour avoir porté à des sommets
ce procédé de teinture sur soie à la réserve inventé
à la fin du XVIIe siècle. A partir de croquis sur le vif
de la nature, il exprime par ses dessins le ressenti
poétique face à la fleur ou aux saisons. Le Yuzen est
comme une poésie, il reflète le passé et s’harmonise
avec le goût d’aujourd’hui. Le kimono devra extérioriser
la beauté intérieure de la personne qui le revêt.
Le tissu Miyako-Jofu
Documentaire de la Japan Foundation, 40’
Maison de la Culture du Japon à Paris Dans l’île Miyako de la préfecture d’Okinawa se trouve le berceau du tissu Miyako-Jofu. Tissé à partir des fibres de la tige de la ramie, appelée également « ortie de Chine », le fil est si fin qu’il faut trois mois pour filer une seule pelote. Huit mois sont nécessaires pour fabriquer un rouleau de tissu. Cette étoffe légère, aérienne et très agréable au toucher convient parfaitement aux étés chauds et humides du Japon mais son prix élevé en fait un matériau d’exception.
| Mercredi 8 décembre à 12h15 |
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Récit d’un propriétaire (Nagaya Shinshiroku)
Fiction de Yasujiro Ozu, 1947, 1h12’, VOSTF
Dans le Japon de l’après-guerre, un enfant perdu est confié à une veuve, Tané. Méchante et acariâtre,
elle ne cesse de le rabrouer et cherche par tous les moyens à se débarrasser de lui. Un jour, il s’enfuit et
elle découvre alors l’attachement qu’elle a pour lui…
| Mercredi 15 décembre à 12h15 |
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Nu Shu – un langage secret entre femmes en Chine
Documentaire de Yang Yue-qing, 1999, 58’
Apparu il y a 400 ans, le Nu Shu est un système
d’écriture qui proviendrait de la broderie. Il était
exclusivement utilisé par les femmes appartenant à
la minorité ethnique des Yao vivant dans la province
du Hunan. Ce film suit une femme de 86 ans, Huan
Yang-yi, la dernière survivante dans la province du
Hunan qui puisse lire et écrire le Nu Shu, l’écriture
des femmes. A travers son histoire, elle nous
explique sa lutte pour sa survie et l’importance
qu’avaient ses soeurs, de coeur et d’esprit, dans
sa résistance. Dans ce comté rural, où les femmes
sont encore sous l’oppression des hommes, un lien
d’une rare densité se développe entre elles, dépassant
de loin les attaches familiales traditionnelles.
Les femmes membres de la fraternité Nu Shu sont
unies par une connexion intangible et une dévotion
les unes aux autres.
| Vendredi 17 décembre à 12h15 |
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Les derniers pieds bandés de Chine
Documentaire de Fung Wing-chuen, 2000, 52’
7,62 cm : telle était la taille parfaite d’un pied de
femme, idéal qui a longtemps nourri l’imaginaire
chinois. Ils étaient censés évoquer une fleur de
lotus en bouton… Au début du IXe siècle, le poète
Tu Mu rend hommage aux courtisanes qui ont de
petits pieds mais il ne parle pas de déformation
artificielle. Les historiens chinois situent l’apparition
du bandage déformant sous les « Cinq petites
dynasties » qui se partagent la Chine entre 907
et 962. Cette méthode est alors spécifique aux
courtisanes de haut rang. Partie du harem impérial,
la mode du petit pied gagne progressivement toutes les classes sociales. Cette pratique semble
s’être généralisée à la fin du XIe siècle. Les femmes
perpétuent cette tradition de génération en
génération. Les édits impériaux de 1902 interdisent
la déformation des pieds. Mais il faudra attendre
1911 et la naissance de la République pour que
des mesures efficaces soient prises.
| Mercredi 5 janvier à 12h15 |
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Le Petit peintre du Rajasthan
Fiction de Rajkumar Bhan, 2006, 1h28’
En dédiant son premier long métrage à son fils, le
réalisateur Rajkumar Bhan nous livre la clef de voûte
du film : l’héritage. Anirudh est un jeune enfant
de onze ans, que son père et sa mère, débordés,
placent chez la grand-mère paternelle à Shekhawati
au Rajasthan (une province du nord de l’Inde),
alors qu’ils résident à Poona, à 130 km au sud de
Bombay. Anirudh va découvrir alors tout un monde
qu’il ne connaît pas, parce que son père ne lui en
a jamais parlé, et renouer le lien avec ses ancêtres,
notamment à travers la peinture et les Havelis, ces
immenses demeures décorées de fresques.
| Vendredi 7 janvier à 12h15 |
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Speaking tree
Documentaire de Natasha de Betak, 2008, 1h05’
1999-2006, au fin fond du Gujarat, au nord-ouest
de l’Inde, dans le désert du Kutch.
« Tu m’avais dis de ne pas revenir avant d’avoir
trouvé sinon une réponse, du moins une lueur. Que
pourrais-je apprendre d’une tribu dont, avant que
tu m’en parles, j’ignorais l’existence ? Des Rabaris,
puisque c’est d’eux qu’il s’agit, la seule chose que
j’ai eu envie de retenir est que leur nom signifie :
« ceux qui s’en vont ». J’étais allée à leur rencontre,
en cela tu avais raison. Et pourtant, aucun d’entre
eux ne m’a donné de réponse. Aussi, t’ai-je rapporté
une autre histoire. Non, pas une histoire de
force, de courage et de sagesse comme celle à
quoi tu t’attendais, mais celle d’une folie magnifique,
celle d’un être à contre-courant. Trop fragile,
trop faible, trop sensible. Il s’appelle Deva ».
Considéré comme fou, il est enchaîné par sa mère
au seul arbre du village depuis plus de dix ans.
Un documentaire de création, une écriture cinématographique
très originale, une musique envoûtante,
un regard artistique non sur « les » rabaris mais
sur « un » rabari.
| Lundi 10 janvier à 12h15 |
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Kalash, les derniers infidèles du Pakistan
Documentaire de Gaël Métroz, 2009, 52’
Dans une des vallées reculées de la frontière
pakistano-afghane, les 3 000 derniers païens kalash
vivent encerclés par la communauté musulmane et
les réfugiés afghans. À l’annonce du solstice d’hiver,
ils prient, chantent et dansent pour la renaissance
des saisons et de leur culture. Parmi eux, une jeune
femme doit choisir entre se convertir à l’islam,
rejoindre la modernité ou permettre à sa tradition
de perdurer. Que décidera-t-elle ?
| Mercredi 12 janvier à 12h15 |
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Salaam Bombay
Fiction de Mira Nair, 1988, 1h49’
Krishna, dix ans, est abandonné par le cirque itinérant
pour lequel il travaille et se retrouve à Bombay, immédiatement
submergé par la folie et la cacophonie :
policiers à l’affût, vacarme de la circulation, trafic de
drogue, traite des femmes, univers fantasmagorique
du cinéma, et partout des enfants qui comme lui
survivent et succombent, dévorés par la ville.
Premier film tourbillonnant de l’indienne Mira Nair.
Caméra d’or à Cannes en 1988.
| Vendredi 14 janvier à 12h15 |
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Mariage chez les rajahs : Une cérémonie féerique
Documentaire de Denis Chegaray, 1996, 52’
La ville de Mandawa, dans le nord du Rajasthan, se prépare à célébrer un évènement que tous attendaient
depuis longtemps. Le Rajah va marier sa fille et toute la communauté travaille pour que le millier d’invités
soit reçu avec tous les fastes que la famille peut mettre en avant dans le palais familial. Les processions se
suivent, plus chamarrées les unes que les autres. Il y a celle des danseurs, des musiciens, des éléphants et
des chevaux parés de costumes et de bijoux. Les cérémonies se succèdent et rivalisent de splendeur.
Dans le parfait respect de codes culturels très précis, les invités se voient conduire à travers un monde
fascinant plein de couleurs, de luxe et d’élégance, dans une atmosphère festive et traditionnelle.
| Mercredi 19 janvier à 12h15 |
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Issey Miyake
Documentaire d’Eric Cloué, 1984, 51’
Matières, corps et vie quotidienne sont les thèmes de prédilection du Japonais Issey Miyake, créateur qui
ne se définit ni comme artiste, ni comme couturier. Miyake fait du vêtement féminin un véritable langage
visuel, jouant des matières (papier, bambou, métal, plastique, osier...) qu’il travaille de façon traditionnelle
tout en cherchant à en tirer le meilleur parti grâce aux technologies. Bustiers rigides ou vagues de tissu
flottant, ce qui lui importe est que le corps vive librement à l’intérieur du vêtement et que l’habit puisse être
porté ou agencé de différentes manières. Perfectionniste, on le voit régler méticuleusement la chorégraphie
de défilés et travailler avec le groupe de danse Momix ; interrogé, il donne libre cours à la nature et à
la tradition qui sont en lui.
| Mercredi 26 janvier à 12h15 |
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L’enfant au violon (Han ni zai yiki)
Fiction de Chen Kaige, 2002, 1h57’, VOSTF
A 13 ans, le jeune violoniste Xiao Chun est déjà
considéré comme un virtuose, pour la plus grande
fierté de son père, Liu Cheng, qui décide de
l’emmener à Pékin tenter sa chance dans des
concours. Pour le garçon, la capitale est fascinante,
mais pas autant que la belle Lili, une jeune femme
entretenue à côté de chez qui il s’installe avec son
père. Pour payer les leçons de son fils, Liu Cheng
accumule les petits boulots et sacrifie toutes ses
économies. Deux professeurs vont prendre en
charge Xiao Chun : M. Jiang, qui lui apprend à jouer
en exprimant ses émotions, et M. Yu, qui souhaite le mener à une carrière internationale... Au-delà
de son apprentissage, c’est la vie que Xiao Chun
découvre. Entre son amitié pour Lili, l’affection qui
le lie à son père, son violon et ses professeurs, il
avance rapidement et va devoir choisir ce que sera
sa vie.
| Vendredi 28 janvier à 12h15 |
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Les Naxis du Yunnan : Le Mage et le Musicien
Documentaire d’Alain Bourillon et Hao Jian, 1998,
52’
Lors de la prise de pouvoir par Mao Tsé-toung,
Xuan Ke avait 25 ans. Il était déjà un chef d’orchestre
philharmonique. C’est précisément ce qu’on lui
a reproché lors du mouvement des Cent Fleurs, en
1956. Xuan Ke a été emprisonné, dans des conditions
atroces... Pendant 21 ans.
A sa sortie de prison, il a continué à se passionner
pour la musique... Xuan Ke a reconstitué un orchestre
de musique Dongling avec des musiciens qui
avaient enterré leurs instruments pendant toute
la Révolution Culturelle. Xuan Ke travaille aussi
sur la « recréation » de musiques contenues dans
des livres de prière très rares qui renferment tous
les canons d’une religion extrêmement ancienne :
la religion des prêtres du Dongba. Cette religion
est probablement la dernière trace du culte Bon Pö,
un culte pratiqué par les Tibétains avant que le
bouddhisme ne s’y installe. Les livres Dongbas sont
écrits en pictogrammes qui se lisent mais ne se prononcent
pas de la même manière selon les régions.
Les pictogrammes Naxis sont une écriture plus
ancienne que le Chinois lui-même. Régulièrement,
Xuan Ke se rend auprès de vieux prêtres Dongbas
pour travailler avec eux. Lorsque le Mage lit, explique
et danse les rites immémoriaux contenus dans
les livres Dongbas et que le Musicien « entend »
la musique, on peut toujours espérer que la civilisation
des Naxis n’est pas totalement perdue...
| Lundi 31 janvier à 12h15 (3 films) |
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Une année chez les Axi :
Au fil des jours
La danse de la pleine lune
Duos d’amour sur la montagne
Documentaires de Junishi Ushiyama, Yasuko Ichioka et Claude Blanchard, 1981, 3 x 26’
Pendant près de trente ans, le cinéaste et anthropologue japonais Junichi Ushiyama a sillonné le monde à
la rencontre des populations les plus reculées. Il a vécu avec elles des mois entiers, filmant des moments
d’anthologie. Dans le Yunnan, pendant un an, le réalisateur a filmé les Axi juste après la Révolution
Culturelle pendant laquelle « la bande des quatre » avait interdit toutes pratiques traditionnelles. En 1981,
débute une période de transition qui va autoriser les minorités chinoises à pratiquer leurs fêtes et rituels.
Cycle de films : Enfances d’Asie
Tarif Film : 5 €.
Entrée libre pour les détenteurs du billet du musée ou du billet jumelé (musée/exposition), pour les membres de la SAMG, les demandeurs d’emploi et les moins de 26 ans.
Ou abonnement au cycle de films "Enfances d’Asie" : 30 €