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AUDITORIUM
Musée Guimet | Auditorium | Films - Enfances d’Asie

Films - Enfances d'Asie

PARTENARIAT

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- Mercredi 3 novembre à 12h15 : Pu yi, le dernier empereur Fiction de Bernardo Bertolucci.
- Lundi 8 novembre à 12h15 : Pu yi, dernier empereur de chine Documentaire de Peter du Cane.
- Mercredi 10 novembre à 12h15 : Le mystère hakka, Documentaire de Cris Campion et Elisabeth Souliac.
- Lundi 15 novembre à 12h15 : Touentou fille du feu, Documentaire de Patrick Profit.
- Mercredi 17 novembre à 12h15 : SA n mao, le petit vagabond (san mao liulangji), Fiction de Zhao Ming.
- Lundi 22 novembre à 12h15 : La mer des chansons, Documentaire de Simon Pradinas / Les sculpteurs de montagnes, Documentaire de Yann Layma.
- Mercredi 24 novembre à 12h15 (2 films) : Bonjour (ohayo), Fiction de Yasujiro Ozu.
- Vendredi 26 novembre à 12h15 : Le village de mes rêves (eno nakano bokuno mura), Fiction de Yoichi Higashi.
- Lundi 29 novembre à 12h15 (2 films) : La beauté de la broderie japonaise, Documentaire de la Japan Foundation / Une étoffe traditionnelle à motifS : Le kurume-kasuri, Documentaire de la Japan Foundation.
- Mercredi 1er décembre à 12h15 : L’été de Kikujiro, Fiction de Takeshi Kitano.
- Vendredi 3 décembre à 12h15 (2 films) :Teinture de la soie yusen, Documentaire de la Japan Foundation / Le tissu miyako-jofu, Documentaire de la Japan Foundation.
- Mercredi 8 décembre à 12h15 : Récit d’un propriétaire (nagaya shinshiroku), Fiction de Yasujiro Ozu.
- Mercredi 15 décembre à 12h15 : Nu shu - un langage secret entre femmes en Chine, Documentaire de Yang Yue-qing.
- Vendredi 17 décembre à 12h15 : Les derniers pieds bandés de Chine, Documentaire de Fung Wing-chuen.
- Mercredi 5 janvier à 12h15 : Le petit peintre du Rajasthan, Fiction de Rajkumar Bhan.
- Vendredi 7 janvier à 12h15 : Speaking tree, Documentaire de Natasha de Betak.
- Lundi 10 janvier à 12h15 : Kalash, les derniers infidèles du pakistan, Documentaire de Gaël Métroz.
- Mercredi 12 janvier à 12h15 : Salaam Bombay, Fiction de Mira Nair.
- Vendredi 14 janvier à 12h15 : Mariage chez les rajahs : une cérémonie féerique, Documentaire de Denis Chegaray.
- Mercredi 19 janvier à 12h15 : ISSEY MIYAKE, Documentaire d’Eric Cloué.
- Mercredi 26 janvier à 12h15 : L’enfant au violon (han ni zai yiki), Fiction de Chen Kaige.
- Vendredi 28 janvier à 12h15 : Les naxis du yunnan : le mage et le musicien, Documentaire d’Alain Bourillon et Hao Jian.
- Lundi 31 janvier à 12h15 : Une année chez les axi : Au fil des jours / La danse de la pleine lune / Duos d’amour sur la montagne, Documentaires de Junishi Ushiyama, Yasuko Ichioka et Claude Blanchard.


Mercredi 3 novembre à 12h15

Pu Yi, le dernier empereur
Fiction de Bernardo Bertolucci, 1987, 2h45’, VOSTF

(JPG) En 1950, Pu Yi, le dernier empereur de Chine, est accusé de complicité avec les Japonais. Confronté à un interrogateur, il raconte sa vie. 1908 : Pu Yi n’a que 3 ans quand il est enlevé à sa mère et conduit dans la Cité interdite, où il est bientôt promu empereur de Chine à la mort de l’impératrice. Il grandit entouré d’eunuques et de courtisans chargés de veiller sur lui et de le tenir à l’écart des tumultes de l’Histoire. Aussi, quand le Kuomintang s’empare du pouvoir trois années plus tard, ne ressent-il guère de changement au coeur de la Cité interdite qu’il ne quitte jamais. A 15 ans, Pu Yi bénéficie des services d’un précepteur, l’Écossais Reginald Johnson, qui devient rapidement son seul véritable ami... Le film aux neuf oscars !

Lundi 8 novembre à 12h15

Pu Yi, dernier empereur de Chine
Documentaire de Peter du Cane, 2008, 1h45’

(JPG) Pu Yi, empereur trois fois déchu, est monté pour la première fois sur le trône à l’âge de 3 ans. Renversé par la Révolution chinoise, manipulé par les Japonais, emprisonné par les Soviétiques et Mao Tsé-toung, il a fini sa vie comme jardinier du parc botanique de Pékin. Le documentaire s’ouvre sur son procès devant le tribunal militaire international de Tokyo, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Pu Yi y est accusé d’avoir collaboré avec les Japonais. Les archives font apparaître un homme discret, obligé de revenir sur son rôle ambigu avec le Japon, qui exprime ses remords, mais aussi une foi inébranlable en son destin. Nourri par le récit de ceux qui ont connu un Pu Yi plus intime, parmi lesquels sa dernière compagne, le film révèle un monarque fragile, naïf et cultivant les zones d’ombre, contraint de passer du stade de demi-dieu à celui de simple mortel.

Mercredi 10 novembre à 12h15

Le mystère Hakka
Documentaire de Cris Campion et Elisabeth Souliac, 1997, 52’

(JPG) Le rôle des Hakka, tant sur le plan politique qu’économique, a été déterminant dans la construction de la Chine moderne. Et pourtant, qui sont ces Hakka dont on ne parle jamais ? On compte trente-cinq millions de Hakka en Chine. On sait qu’ils ont été à l’origine de toutes les révolutions qui ont secoué la Chine depuis deux siècles. On sait aussi que Deng Xiao-ping était Hakka, tout comme Sun Ya-tsen, Lee Teng-hui, ancien président de Taiwan ou le président Lee Kwen-yee à Singapour et combien d’autres noms célèbres encore. Le film dévoile les forteresses de terre du Fujian à l’occasion de la fête annuelle d’un village, la vie clanique des Hakka au travers du culte de l’ancêtre et de l’organisation sociale dans les maisons collectives.

Lundi 15 novembre à 12h15

Touentou file du feu
Documentaire de Patrick Profit, 2007, 52’

Au bord du lac Lugu dans le Yunnan, les Moso forment une société unique au monde. Ignorant l’institution du mariage, considérant le serment de fidélité comme une hérésie, ce peuple vante les vertus de l’amour libre et confie aux femmes la gestion de la famille. Touentou est une jeune fille de cette société ; à 21 ans elle a déjà deux enfants de deux pères différents, ancrée dans la tradition de son peuple.

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Mercredi 17 novembre à 12h15

San Mao, le petit vagabond (San Mao Liulangji)
Fiction de Zhao Ming, 1949, 1h30’, VOSTF

(JPG) Orphelin parmi tant d’autres à Shanghai, le jeune San Mao (« trois poils » en chinois) est victime du froid et de la faim. Il tente de gagner quelques sous en faisant de petits travaux, mais ne fait qu’essuyer des déboires. Après avoir tenu tête à une bande organisée, il est finalement intégré à un groupe de gamins dirigés et exploités par un adulte. Le jour de la Fête de l’Enfance, la police matraque les petits mendiants qui veulent se joindre au cortège des enfants riches. Puis, San Mao est recueilli par un couple de voleurs qui lui demandent de voler pour eux : après un épisode burlesque dans un grand magasin, il parvient à leur échapper. À bout de ressources, il décide de se vendre et est acheté par une femme riche sans enfant : mais cette expérience se termine aussi dans la confusion. Ce n’est qu’après l’entrée des troupes de Mao Tsetoung à Shanghai qu’il reprend espoir en l’avenir car il s’aperçoit que le nouveau régime manifeste un sincère intérêt pour l’enfance.

Lundi 22 novembre à 12h15 (2 films)

La mer des chansons
Documentaire de Simon Pradinas, 1997, 55’

(JPG) Dans les montagnes du sud de la Chine, un peuple isolé depuis des siècles rythme sa vie avec ses chansons. Deux millions et demi de Dong vivent dans des villages de bois à l’architecture originale, avec leurs « tours du tambour » et leurs « ponts de la pluie et du vent ». Ils travaillent toute l’année dans les rizières en terrasses et organisent à chaque saison, au rythme du calendrier lunaire, de nombreuses fêtes.




Les sculpteurs de montagnes
Documentaire de Yann Layma, 1993, 23’

(JPG) En Chine, dans la province du Yunnan, vivent deux tribus, les Yi et les Hani. Ces peuples connaissent bien la montagne et se sont alliés pour survivre ; ils ont inventé la culture du riz en terrasse. L’Empereur de Chine les a baptisés « les sculpteurs de montagnes ». Chez les Hani et les Yi, toute la vie tourne autour du riz. 13 variétés sont cultivées, dont 3 de riz gluant. Une partie de la récolte sert de monnaie d’échange et le reste nourrit la population. Pour que, chaque année, chacun ait une rizière, les deux peuples construisent une nouvelle montagne. Mais pour cela, ils font appel à Grand Dragon, leur sorcier, qui a le pouvoir d’interroger les forces de la nature et décide du meilleur moment pour commencer les travaux. Pour labourer la terre et cultiver le riz, le buffle est indispensable. Chaque homme est associé à un buffle. Celui de Grand Dragon s’appelle Immense Savoir et est le messager des esprits de la nature. Grand Dragon doit convaincre la tribu Yi de participer à la construction des nouvelles rizières que les deux peuples se partageront. Arrive enfin le grand jour où les deux peuples se réunissent pour débuter les travaux.

Mercredi 24 novembre à 12h15

Bonjour (Ohayo)
Fiction de Yasujiro Ozu, 1959, 1h34’, VOSTF

(JPG) Isamu et Minoru vivent avec leurs parents dans un lotissement de la banlieue de Tokyo. Ils sont à l’origine, sans le vouloir, d’une querelle de voisinage : des voisins ont un poste de télévision qui attire les enfants du quartier. Les deux gamins demandent à leur père d’en acheter un. Celui-ci refuse et leur ordonne de se taire. Le prenant au mot, les garçons décident une grève de la parole et refusent de parler à quiconque. Les voisins, constatant que leurs salutations matinales restent sans réponse, en déduisent que la mère des deux garçons leur en veut...

Vendredi 26 novembre à 12h15

Le village de mes rêves (Eno nakano bokuno mura)
Fiction de Yoichi Higashi, 1995, 1h52’, VOSTF

(JPG) Au Japon, dans la campagne de Kochi, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, deux jumeaux de neuf ans, entre de brèves séances de dessin, font de mémorables parties de pêche, se baignent dans la rivière et gagnent une réputation de « sales gosses » en ruinant les récoltes des voisins, en chassant les oiseaux et en commettant tout un tas de bêtises ordinaires. Ce film réaliste, burlesque et fantastique est tiré du roman autobiographique de Seizo Tashima, qui évoque la prime jeunesse de l’auteur et de son frère jumeau devenus aujourd’hui de célèbres illustrateurs pour enfants.

Lundi 29 novembre à 12h15 (2 films)

La beauté de la broderie japonaise
Documentaire de la Japan Foundation, 35’

(JPG) Maison de la Culture du Japon à Paris Les broderies les plus anciennes du Japon remontent à l’arrivée du bouddhisme au VIIe siècle avant notre ère et illustrent la vie de Bouddha. Il s’agit ici de la transmission du maître brodeur à ses élèves, un apprentissage sur plusieurs années d’un artisanat en tant que richesse spirituelle. « Les plus grands talents naissent de l’esprit pur » dit le maître. La broderie est une rencontre entre beauté et esprit, où chaque point est dépositaire de l’âme du brodeur.

Mercredi 1er décembre à 12h15

L’été de Kikujiro
Fiction de Takeshi Kitano, 1999, 1h56’, VOSTF

(JPG) C’est l’été, et Masao s’ennuie. L’enfant habite Tokyo avec sa grand-mère qui travaille toute la journée. Ses copains partent en vacances et le terrain de foot sur lequel ils jouent habituellement est désert. Grâce à une amie de sa grand-mère, Masao rencontre Kikujiro, un voyou d’une cinquantaine d’années avec lequel il va partir à la recherche de sa mère qu’il ne connaît pas et qui vit près de la mer. Livrés à eux-mêmes sur les routes du Japon, l’enfant et son compère entament un voyage picaresque.

Vendredi 3 décembre à 12h15 (2 films)

Teinture de la soie Yuzen
Documentaire de la Japan Foundation, 30’

(JPG) Maison de la Culture du Japon à Paris Originaire de Kyoto, l’art de la teinture Yuzen est présenté par maître Kako Moriguchi, classé « Trésor national vivant », pour avoir porté à des sommets ce procédé de teinture sur soie à la réserve inventé à la fin du XVIIe siècle. A partir de croquis sur le vif de la nature, il exprime par ses dessins le ressenti poétique face à la fleur ou aux saisons. Le Yuzen est comme une poésie, il reflète le passé et s’harmonise avec le goût d’aujourd’hui. Le kimono devra extérioriser la beauté intérieure de la personne qui le revêt.




Le tissu Miyako-Jofu
Documentaire de la Japan Foundation, 40’

Maison de la Culture du Japon à Paris Dans l’île Miyako de la préfecture d’Okinawa se trouve le berceau du tissu Miyako-Jofu. Tissé à partir des fibres de la tige de la ramie, appelée également « ortie de Chine », le fil est si fin qu’il faut trois mois pour filer une seule pelote. Huit mois sont nécessaires pour fabriquer un rouleau de tissu. Cette étoffe légère, aérienne et très agréable au toucher convient parfaitement aux étés chauds et humides du Japon mais son prix élevé en fait un matériau d’exception.

Mercredi 8 décembre à 12h15

Récit d’un propriétaire (Nagaya Shinshiroku)
Fiction de Yasujiro Ozu, 1947, 1h12’, VOSTF

(JPG) Dans le Japon de l’après-guerre, un enfant perdu est confié à une veuve, Tané. Méchante et acariâtre, elle ne cesse de le rabrouer et cherche par tous les moyens à se débarrasser de lui. Un jour, il s’enfuit et elle découvre alors l’attachement qu’elle a pour lui…







Mercredi 15 décembre à 12h15

Nu Shu – un langage secret entre femmes en Chine
Documentaire de Yang Yue-qing, 1999, 58’

(JPG) Apparu il y a 400 ans, le Nu Shu est un système d’écriture qui proviendrait de la broderie. Il était exclusivement utilisé par les femmes appartenant à la minorité ethnique des Yao vivant dans la province du Hunan. Ce film suit une femme de 86 ans, Huan Yang-yi, la dernière survivante dans la province du Hunan qui puisse lire et écrire le Nu Shu, l’écriture des femmes. A travers son histoire, elle nous explique sa lutte pour sa survie et l’importance qu’avaient ses soeurs, de coeur et d’esprit, dans sa résistance. Dans ce comté rural, où les femmes sont encore sous l’oppression des hommes, un lien d’une rare densité se développe entre elles, dépassant de loin les attaches familiales traditionnelles. Les femmes membres de la fraternité Nu Shu sont unies par une connexion intangible et une dévotion les unes aux autres.

Vendredi 17 décembre à 12h15

Les derniers pieds bandés de Chine
Documentaire de Fung Wing-chuen, 2000, 52’

(JPG) 7,62 cm : telle était la taille parfaite d’un pied de femme, idéal qui a longtemps nourri l’imaginaire chinois. Ils étaient censés évoquer une fleur de lotus en bouton… Au début du IXe siècle, le poète Tu Mu rend hommage aux courtisanes qui ont de petits pieds mais il ne parle pas de déformation artificielle. Les historiens chinois situent l’apparition du bandage déformant sous les « Cinq petites dynasties » qui se partagent la Chine entre 907 et 962. Cette méthode est alors spécifique aux courtisanes de haut rang. Partie du harem impérial, la mode du petit pied gagne progressivement toutes les classes sociales. Cette pratique semble s’être généralisée à la fin du XIe siècle. Les femmes perpétuent cette tradition de génération en génération. Les édits impériaux de 1902 interdisent la déformation des pieds. Mais il faudra attendre 1911 et la naissance de la République pour que des mesures efficaces soient prises.

Mercredi 5 janvier à 12h15

Le Petit peintre du Rajasthan
Fiction de Rajkumar Bhan, 2006, 1h28’

(JPG) En dédiant son premier long métrage à son fils, le réalisateur Rajkumar Bhan nous livre la clef de voûte du film : l’héritage. Anirudh est un jeune enfant de onze ans, que son père et sa mère, débordés, placent chez la grand-mère paternelle à Shekhawati au Rajasthan (une province du nord de l’Inde), alors qu’ils résident à Poona, à 130 km au sud de Bombay. Anirudh va découvrir alors tout un monde qu’il ne connaît pas, parce que son père ne lui en a jamais parlé, et renouer le lien avec ses ancêtres, notamment à travers la peinture et les Havelis, ces immenses demeures décorées de fresques.

Vendredi 7 janvier à 12h15

Speaking tree
Documentaire de Natasha de Betak, 2008, 1h05’

(JPG) 1999-2006, au fin fond du Gujarat, au nord-ouest de l’Inde, dans le désert du Kutch. « Tu m’avais dis de ne pas revenir avant d’avoir trouvé sinon une réponse, du moins une lueur. Que pourrais-je apprendre d’une tribu dont, avant que tu m’en parles, j’ignorais l’existence ? Des Rabaris, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, la seule chose que j’ai eu envie de retenir est que leur nom signifie : « ceux qui s’en vont ». J’étais allée à leur rencontre, en cela tu avais raison. Et pourtant, aucun d’entre eux ne m’a donné de réponse. Aussi, t’ai-je rapporté une autre histoire. Non, pas une histoire de force, de courage et de sagesse comme celle à quoi tu t’attendais, mais celle d’une folie magnifique, celle d’un être à contre-courant. Trop fragile, trop faible, trop sensible. Il s’appelle Deva ». Considéré comme fou, il est enchaîné par sa mère au seul arbre du village depuis plus de dix ans. Un documentaire de création, une écriture cinématographique très originale, une musique envoûtante, un regard artistique non sur « les » rabaris mais sur « un » rabari.

Lundi 10 janvier à 12h15

Kalash, les derniers infidèles du Pakistan
Documentaire de Gaël Métroz, 2009, 52’

(JPG) Dans une des vallées reculées de la frontière pakistano-afghane, les 3 000 derniers païens kalash vivent encerclés par la communauté musulmane et les réfugiés afghans. À l’annonce du solstice d’hiver, ils prient, chantent et dansent pour la renaissance des saisons et de leur culture. Parmi eux, une jeune femme doit choisir entre se convertir à l’islam, rejoindre la modernité ou permettre à sa tradition de perdurer. Que décidera-t-elle ?







Mercredi 12 janvier à 12h15

Salaam Bombay
Fiction de Mira Nair, 1988, 1h49’

(JPG) Krishna, dix ans, est abandonné par le cirque itinérant pour lequel il travaille et se retrouve à Bombay, immédiatement submergé par la folie et la cacophonie : policiers à l’affût, vacarme de la circulation, trafic de drogue, traite des femmes, univers fantasmagorique du cinéma, et partout des enfants qui comme lui survivent et succombent, dévorés par la ville. Premier film tourbillonnant de l’indienne Mira Nair. Caméra d’or à Cannes en 1988.

Vendredi 14 janvier à 12h15

Mariage chez les rajahs : Une cérémonie féerique
Documentaire de Denis Chegaray, 1996, 52’

(JPG) La ville de Mandawa, dans le nord du Rajasthan, se prépare à célébrer un évènement que tous attendaient depuis longtemps. Le Rajah va marier sa fille et toute la communauté travaille pour que le millier d’invités soit reçu avec tous les fastes que la famille peut mettre en avant dans le palais familial. Les processions se suivent, plus chamarrées les unes que les autres. Il y a celle des danseurs, des musiciens, des éléphants et des chevaux parés de costumes et de bijoux. Les cérémonies se succèdent et rivalisent de splendeur. Dans le parfait respect de codes culturels très précis, les invités se voient conduire à travers un monde fascinant plein de couleurs, de luxe et d’élégance, dans une atmosphère festive et traditionnelle.

Mercredi 19 janvier à 12h15

Issey Miyake
Documentaire d’Eric Cloué, 1984, 51’

(JPG) Matières, corps et vie quotidienne sont les thèmes de prédilection du Japonais Issey Miyake, créateur qui ne se définit ni comme artiste, ni comme couturier. Miyake fait du vêtement féminin un véritable langage visuel, jouant des matières (papier, bambou, métal, plastique, osier...) qu’il travaille de façon traditionnelle tout en cherchant à en tirer le meilleur parti grâce aux technologies. Bustiers rigides ou vagues de tissu flottant, ce qui lui importe est que le corps vive librement à l’intérieur du vêtement et que l’habit puisse être porté ou agencé de différentes manières. Perfectionniste, on le voit régler méticuleusement la chorégraphie de défilés et travailler avec le groupe de danse Momix ; interrogé, il donne libre cours à la nature et à la tradition qui sont en lui.

Mercredi 26 janvier à 12h15

L’enfant au violon (Han ni zai yiki)
Fiction de Chen Kaige, 2002, 1h57’, VOSTF

(JPG) A 13 ans, le jeune violoniste Xiao Chun est déjà considéré comme un virtuose, pour la plus grande fierté de son père, Liu Cheng, qui décide de l’emmener à Pékin tenter sa chance dans des concours. Pour le garçon, la capitale est fascinante, mais pas autant que la belle Lili, une jeune femme entretenue à côté de chez qui il s’installe avec son père. Pour payer les leçons de son fils, Liu Cheng accumule les petits boulots et sacrifie toutes ses économies. Deux professeurs vont prendre en charge Xiao Chun : M. Jiang, qui lui apprend à jouer en exprimant ses émotions, et M. Yu, qui souhaite le mener à une carrière internationale... Au-delà de son apprentissage, c’est la vie que Xiao Chun découvre. Entre son amitié pour Lili, l’affection qui le lie à son père, son violon et ses professeurs, il avance rapidement et va devoir choisir ce que sera sa vie.

Vendredi 28 janvier à 12h15

Les Naxis du Yunnan : Le Mage et le Musicien
Documentaire d’Alain Bourillon et Hao Jian, 1998, 52’

(JPG) Lors de la prise de pouvoir par Mao Tsé-toung, Xuan Ke avait 25 ans. Il était déjà un chef d’orchestre philharmonique. C’est précisément ce qu’on lui a reproché lors du mouvement des Cent Fleurs, en 1956. Xuan Ke a été emprisonné, dans des conditions atroces... Pendant 21 ans. A sa sortie de prison, il a continué à se passionner pour la musique... Xuan Ke a reconstitué un orchestre de musique Dongling avec des musiciens qui avaient enterré leurs instruments pendant toute la Révolution Culturelle. Xuan Ke travaille aussi sur la « recréation » de musiques contenues dans des livres de prière très rares qui renferment tous les canons d’une religion extrêmement ancienne : la religion des prêtres du Dongba. Cette religion est probablement la dernière trace du culte Bon Pö, un culte pratiqué par les Tibétains avant que le bouddhisme ne s’y installe. Les livres Dongbas sont écrits en pictogrammes qui se lisent mais ne se prononcent pas de la même manière selon les régions. Les pictogrammes Naxis sont une écriture plus ancienne que le Chinois lui-même. Régulièrement, Xuan Ke se rend auprès de vieux prêtres Dongbas pour travailler avec eux. Lorsque le Mage lit, explique et danse les rites immémoriaux contenus dans les livres Dongbas et que le Musicien « entend » la musique, on peut toujours espérer que la civilisation des Naxis n’est pas totalement perdue...

Lundi 31 janvier à 12h15 (3 films)

Une année chez les Axi :
- Au fil des jours
- La danse de la pleine lune
- Duos d’amour sur la montagne
Documentaires de Junishi Ushiyama, Yasuko Ichioka et Claude Blanchard, 1981, 3 x 26’

(JPG) Pendant près de trente ans, le cinéaste et anthropologue japonais Junichi Ushiyama a sillonné le monde à la rencontre des populations les plus reculées. Il a vécu avec elles des mois entiers, filmant des moments d’anthologie. Dans le Yunnan, pendant un an, le réalisateur a filmé les Axi juste après la Révolution Culturelle pendant laquelle « la bande des quatre » avait interdit toutes pratiques traditionnelles. En 1981, débute une période de transition qui va autoriser les minorités chinoises à pratiquer leurs fêtes et rituels.


INFORMATIONS PRATIQUES :

Cycle de films : Enfances d’Asie

Tarif Film : 5 €.
Entrée libre pour les détenteurs du billet du musée ou du billet jumelé (musée/exposition), pour les membres de la SAMG, les demandeurs d’emploi et les moins de 26 ans.
Ou abonnement au cycle de films "Enfances d’Asie" : 30 €


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Crédits
© Conception et réalisation musée national des arts asiatiques Guimet, avec le soutien du Crédit Agricole