Musée Guimet
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COLLECTIONS
Tumulus du premier empereur Qin shihuangSupport de tambour en forme de daimZhenmu shou, monstre gardien de tombeCoupe polylobéeArmoireZun Camondo (récipient à alcool)Liding (vase sacrificiel)Verseuse à alcool de type he Bouteille hu pour les boissons fermentéesAgrafe courte en forme de luthVase à vin huMiroir aux douze signes du zodiaque et quatre animauxCoffret d'argentZhulong (Dragon-cochon)CongPlaque au dragonPetite tasse en jadeCédrat dit<br>« main-de-Bouddha »Bloc sculpté en forme de paysage de montagne, shanziBuddha deboutTête de BuddhaJoueur de cithare qin Cheval debout mingqi (substitut funéraire)Chameau bâte et son chamelierZébu deboutDame au chignon mingqi (substitut funéraire)Amphore jiandipingJarre funéraire, hunpingAiguièreOreiller en forme de tigre couchéStatue du luohan TâmrabhadraVase meipingVase « Mille Fleurs »Feuilles de bambous« Première ode à la Falaise rouge »Monts Jingting en automneQazaq présentant des chevaux à l'empereur
Musée Guimet | Collections | Chine | Cédrat dit
« main-de-Bouddha »

Cédrat dit&lt;br&gt;« main-de-Bouddha »

Néphrite, dynastie Qing, XVIIIe siècle L. 28 cm ; H. 21 cm ; l. 5 cm Legs Isaac de Camondo, 1906 EO 1576

Taillée dans un rognon de néphrite particulièrement gros, ce morceau de jade est calqué sur le fruit réel, le cédrat (citrus medica var. sarcodactylis) dont la peau épaisse et digitée sert dans des préparations médicinales ou de confiserie bien que du fruit frais émane déjà un puissant parfum. Il en reproduit très précisément les formes baroques - à l’exception bien sûr de la cavité ménagée entre ses plis qui en fait un vase à eau – ainsi que les pousses feuillues issues du pédoncule. Offert comme gage de bonheur pour le Nouvel An en Chine, il embaumait dans les maisons et l’on dit même que l’impératrice Cixi en préférait l’odeur à celle de l’encens. Ces extraordinaires digitations qui ressemblent à de longs doigts effilés ont été assimilées à la gestuelle bouddhique des mûdra, d’où son nom et les qualités bénéfiques qui lui sont attribuées. La prononciation chinoise des mots Fo shou signifiant « main-de-Bouddha, se rapproche en effet phonétiquement des mots fu, bonheur et shou, longévité, et de ce fait, le fruit à lui seul constitue une sorte de rébus de bon augure en trois dimensions, un jeu d’esprit visuel particulièrement apprécié et répandu sous les Qing
Crédits
© Conception et réalisation musée national des arts asiatiques Guimet, avec le soutien du Crédit Agricole