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COLLECTIONS
Couronne SillaBodhisattva méditant panga sayu sangAvalokiteshvara à 1000 bras, chonsu kwanum posalBuddha enseignant, faisant le geste de la prédicationMaebyong, couverte céladonParavent à huit panneaux : scènes de genreParavent à dix panneaux : fleurs et oiseauxPortrait de Cho Man-Yong, dignitaire de haut rangMasqueJarre à décor de dragon
Musée Guimet | Collections | Corée | Avalokiteshvara à 1000 bras, chonsu kwanum posal

Avalokiteshvara à 1000 bras, chonsu kwanum posal


Epoque Koryô
Xe-XIe siècle
Fonte de fer
H. : 58 cm - L. : 63 cm
Mission Varat
MG 15369

Cette pièce impressionnante en fonte de fer, revêtue de sa dorure d’origine, représente l’image « d’Avalokiteshvara aux 1000 bras et 1000 yeux » chonsu kwanum posal. Assise à l’orientale, l’entité aux 43 mains tenant chacune un attribut différent, semble s’incliner légèrement devant le petit Buddha Amitâbha, qu’il soutient au-dessus de sa tête. Le bodhisattva porte ici une couronne princière ornée de fleurs de lys, héritée d’un modèle plus ancien déjà connu à l’époque du Royaume de Kaya (Ier-VIIe siècle). Son visage large au front un peu étroit, se retrouve sur les statues de pierre typiques de la facture des Xe-XIe siècles.

Cette iconographie d’Avalokiteshvara dérive directement du répertoire de la Chine des Tang (618-907), tel qu’il apparaît sur les peintures qui ornent les murs des grottes de Dunhuang.

Cette entité est en fait le bodhisattva délégué du « Buddha de lumière », le « Buddha à la vie sans limites », dans le paradis duquel chacun espère renaître. La figure sert d’intercesseur auprès de ce Buddha dont la popularité s’intensifie en cette période troublée par la menace mongole.

Cette statue provient, d’après l’inscription calligraphiée sur son socle de bois, du temple de Tongbang-sa fondé au temps du Silla Unifié (668-935) et particulièrement actif à l’époque Koryô (932-1392). Elle est le seul exemple connu en ronde bosse, à une date aussi haute, illustrant cette image sur le sol coréen, bien que cette iconographie semble déjà connaître en Chine sous les Cinq Dynasties (907-960) une réelle faveur. Ainsi, cette statue vient rappeler que le bouddhisme ésotérique, marqué d’abord par l’imagerie hindoue, s’est développé par la suite selon un schéma logique, de la Chine des Tang au Japon de la période de Heian (794-1185), en passant par la Corée Koryô.

Crédits
© Conception et réalisation musée national des arts asiatiques Guimet, avec le soutien du Crédit Agricole