| Informations pratiques | À propos du musée | Collections | Expositions | Activités culturelles | Auditorium | Découvertes |
| Presse | | | Ressources numériques | | | Publications | | | Mécénat et parrainage | | | Partenariats | | | Espace professionnel | | | Cartes postales | | | Lettre d'information | | | Boutique |

À l’issue d’une mission sur la frontière indo-afghane, dans le district de Peshâwar, Alfred Foucher rapporte quelque cent pièces exposées dès 1900 au Louvre, dont le fameux bodhisattva « Foucher » AO 2907. Cette collection forme le fonds du Gandhâra, cet art du schiste du nord-ouest de l’Inde, aujourd’hui au musée Guimet. Cet art qui, pour la première fois, raconte la légende du Buddha sous une forme iconographique et fixe l’iconographie désormais canonique, s’épanouit sous une dynastie « barbare » d’origine étrangère, celle des Grands Kouchans (Ier-IIIe siècle). À la tête d’un territoire immense, de l’Inde du Nord aux portes du Pamir, les Grands Kouchans se trouvent aux confins de trois mondes. Le trésor de Begram découvert par Joseph Hackin en 1937, en apporte la preuve qu’on osait espérer : tout un lot d’ivoires indiens du style de Mathurâ, à côté d’une verrerie gréco-romaine, de laques chinois typiques de l’époque Han.
De l’accord entre les gouvernements français et afghan en 1922, résulte la fondation de la DAFA : la Délégation archéologique française en Afghanistan. Après les prospections d’Alfred Foucher, tout autour de Kaboul, Joseph Hackin entreprend des fouilles sur le site de Païtava en 1925. C’est de cette campagne que provient le « Buddha au Grand Miracle » MG 17478.
Hadda, que fouille plus tard Jules Barthoux, qui avait rejoint la DAFA entre 1925 et 1928, se révèle exceptionnellement riche. C’est de ce site par exemple que provient l’exceptionnel « Génie aux Fleurs » MG 17190, témoin d’un art du stuc étonnement vivant aux temps des Kidarites et des Huns hephtalites (IVe-Ve siècles). Sur la vieille route de l’Inde, de Bactres à Taxila, Bâmyân enfin paraît au coeur de l’Hindû-Kûsh comme le maillon manquant dans l’espace et le temps, entre l’art que Foucher voyait « gréco-bouddhique », et l’art du Turkestan, à l’époque des Turcs occidentaux (VIe-VIIe siècles).
Pour en savoir davantage, consultez la bibliographie des arts d’Afghanistan et du Pakistan.